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<channel><title>Le Lombard</title><link>http://www.lelombard.com/rss/interviews/</link>
<description>RSS des interviews du Lombard</description>
<language>fr</language>
<copyright>Copyright Le Lombard</copyright>
<item><title><![CDATA[Sherman T6 : L'interview de Griffo !]]></title>
<enclosure url="http://www.lelombard.com/images/actualite/sherman-t6-l-interview-griffo-2945-l200-h200.jpg" type="image/jpeg"/><link>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/sherman-t6-l-interview-griffo,57.html</link>
<description><![CDATA[ <br />

	LE LOMBARD. Sherman est une série qui déploie son intrigue sur plusieurs niveaux. Les personnages évoluent à des époques différentes, au fur-et-à-mesure que Jay Sherman se remémore son passé. Est-ce l’un des éléments qui vous a séduit dès le départ ?<br />

	GRIFFO. C'était intéressant de créer plusieurs personnages depuis leur jeunesse jusqu'à l'age adulte....]]></description>
<corps><![CDATA[
	&nbsp;<br />

	LE LOMBARD. Sherman est une s&eacute;rie qui d&eacute;ploie son intrigue sur plusieurs niveaux. Les personnages &eacute;voluent &agrave; des &eacute;poques diff&eacute;rentes, au fur-et-&agrave;-mesure que Jay Sherman se rem&eacute;more son pass&eacute;. Est-ce l&rsquo;un des &eacute;l&eacute;ments qui vous a s&eacute;duit d&egrave;s le d&eacute;part ?<br />

	GRIFFO.&nbsp;C&#39;&eacute;tait int&eacute;ressant de cr&eacute;er plusieurs personnages depuis leur jeunesse jusqu&#39;&agrave; l&#39;age adulte. Jay Sherman par exemple a 8 ans au d&eacute;but de l&#39;histoire &agrave; la fin du XIXi&egrave;me si&egrave;cle. Au moment o&ugrave; il raconte sa vie en flash-back, il a environ 59 ans.&nbsp;On le voit donc &eacute;voluer le long des albums, d&#39;un petit voyou &agrave; l&#39;homme important des hautes finances, ainsi que son fils Robert et sa fille Jeannie.<br />

	&nbsp;<br />

	<br />

	<br />

	LE LOMBARD. Jay Sherman c&#39;est l&#39;incarnation du gentleman s&eacute;ducteur, entour&eacute; de belles&nbsp;femmes et de jolies voitures. C&rsquo;est aussi toute l&rsquo;esth&eacute;tique des Etats-Unis au d&eacute;but du si&egrave;cle dernier. Etes-vous sensible &agrave; toute cette imagerie ? Etait-ce une autre motivation ?<br />

	GRIFFO.&nbsp;L&#39;histoire a un fond historique que j&#39;aime beaucoup. J&#39;ai toujours &eacute;t&eacute; passionn&eacute; par l&#39;histoire et Sherman se joue dans toute la premi&egrave;re moiti&eacute;e du XXi&egrave;me si&egrave;cle. C&#39;est incroyable de voir comment la mode &eacute;voluait pendant cette p&eacute;riode.&nbsp;C&#39;&eacute;tait donc pas seulement les personnages qui evoluaient mais aussi les d&eacute;cors, les bagnoles, etc. Cela signifie beaucoup de recherches &agrave; tous les niveaux. Je passais parfois des nuits blanches devant mon ordinateur en cherchant de la doc sur New York, le m&eacute;tro , la mode, etc.&nbsp;<br />

	&nbsp;<br />

	<br />

	<br />

	LE LOMBARD. Cet ultime album est celui des r&egrave;glements de comptes, pour Jay Sherman, mais aussi pour sa fille, Jeannie. C&rsquo;est un album sombre. Comment l&rsquo;avez-vous abord&eacute;&nbsp;?<br />

	<br />

	GRIFFO.&nbsp;Je ne pense pas que c&#39;est une histoire sombre. L&#39;histoire est tr&eacute;s humaine. Pas de super h&eacute;ro et donc avec les erreurs et faiblesses humaines, mais aussi avec des passions et des amours, ce qui donnent aux personnages une dimension int&eacute;ressante pour un dessinateur. Chaque personnage a sa propre psychologie. Il y a bien s&ucirc;r pas mal de drames dans l&#39;histoire mais aussi de l&#39;espoir...<br />

	&nbsp;<br />

	<br />

	LE LOMBARD. L&rsquo;album signe la fin de la s&eacute;rie. Est-ce que Jay Sherman va vous manquer ?<br />

	<br />

	GRIFFO.&nbsp;Oui, terminer une histoire laisse toujours un vide. Les personnages sont devenus de la famille, m&ecirc;me les mauvais ! Ils te collent &agrave; la peau. &Ccedil;a a toujours &eacute;tait le cas pour moi. La seule fa&ccedil;on de les oublier c&#39;est d&#39;entamer une autre histoire !<br />

	&nbsp;<br />

	<br />

	LE LOMBARD. Quels sont vos futurs projets ?<br />

	GRIFFO.&nbsp;Je travaille en ce moment sur une histoire qui se passe &agrave; l&#39;&eacute;poque de la Rennaissance. Une histoire d&#39;amour impossible et de philosophie qui s&#39;appellera &quot;l&#39;oracle delle luna&quot;. Et Stephen et moi, comme on a d&eacute;couvert qu&#39;on travaille bien ensemble, nous sommes en train de cuisiner quelque chose aussi mais totalement diff&eacute;rent de Sherman. &nbsp;<br />

	<br />

	<br />]]></corps>
<pubDate>Tue, 24 Apr 2012 00:00:00 GMT</pubDate>
<guid>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/sherman-t6-l-interview-griffo,57.html</guid>
</item>
<item><title><![CDATA[Sherman T6 : L'interview de Desberg !]]></title>
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<description><![CDATA[]]></description>
<corps><![CDATA[]]></corps>
<pubDate>Tue, 24 Apr 2012 00:00:00 GMT</pubDate>
<guid>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/sherman-t6-l-interview-desberg,61.html</guid>
</item>
<item><title><![CDATA[POKER: Interview de Jean-Christophe DERRIEN]]></title>
<enclosure url="http://www.lelombard.com/images/actualite/poker-interview-jean-christophe-derrien-2947-l200-h200.jpeg" type="image/jpeg"/><link>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/poker-interview-jean-christophe-derrien,59.html</link>
<description><![CDATA[ <b style="mso-bidi-font-weight:normal">Peux tu nous résumer « Poker » : d’ou vient ce projet ? Pourquoi ce sujet un peu particulier dans le milieu de la bande dessinée ?</b><br />

	Au début, j’avais eu une discussion  au cours d’un repas avec mon éditeur et je lui avais parlé de mon envie de parler de l’univers des casinos. Je n’étais pas joueur à l’époque mais...]]></description>
<corps><![CDATA[
	&nbsp;<b style="mso-bidi-font-weight:normal">Peux tu nous r&eacute;sumer &laquo;&nbsp;Poker&nbsp;&raquo;&nbsp;: d&rsquo;ou vient ce projet&nbsp;? Pourquoi ce sujet un peu particulier dans le milieu de la bande dessin&eacute;e&nbsp;?</b><br />

	Au d&eacute;but, j&rsquo;avais eu une discussion&nbsp; au cours d&rsquo;un repas avec mon &eacute;diteur et je lui avais parl&eacute; de mon envie de parler de l&rsquo;univers des casinos. Je n&rsquo;&eacute;tais pas joueur &agrave; l&rsquo;&eacute;poque mais cela me fascinait beaucoup.&nbsp; On en est cependant rest&eacute; l&agrave;.&nbsp; Le projet ne s&rsquo;est pas fait tout de suite. Mon &eacute;diteur m&rsquo;a rappel&eacute; un peu plus tard pour me parler d&rsquo;un projet promotionnel autour du poker. Un projet 180 degr&eacute; o&ugrave; il y avait &agrave; la fois une s&eacute;rie TV, un jeux vid&eacute;o, enfin, un projet assez large. Le projet &eacute;tait port&eacute; par une cha&icirc;ne de casinos fran&ccedil;ais qui se sont dit qu&rsquo;ils pouvaient travailler avec moi sur un synopsis autour du poker. J&rsquo;ai donc commenc&eacute; &agrave; travailler sur un script et j&rsquo;ai ensuite propos&eacute; de travailler avec Simon Van LIEMT puisque j&rsquo;avais d&eacute;j&agrave; travaill&eacute; avec lui sur &laquo;&nbsp;Incantations&nbsp;&raquo;&nbsp;chez Gl&eacute;nat, on avait fait trois tomes ensemble. Tr&egrave;s vite, ce projet est devenu un vrai projet au Lombard, un vrai thriller et on a abandonn&eacute; cette id&eacute;e de projet promotionnel. Le projet est articul&eacute; en dyptique et on commence un deuxi&egrave;me dyptique avec Las Vegas pour le tome 3.<br />

	&nbsp;<br />

	<b style="mso-bidi-font-weight:normal">Tu envisages &laquo;&nbsp;Poker&nbsp;&raquo; comme une s&eacute;rie sur le long terme&nbsp;?</b><br />

	Actuellement, il faut &agrave; la fois faire une histoire qui nous pla&icirc;t et tenir compte des imp&eacute;ratifs commerciaux. Pour l&rsquo;instant, le dyptique de Las Vegas cl&ocirc;t l&rsquo;histoire. J&rsquo;ai des id&eacute;es pour la suite mais pour l&rsquo;instant, on ne sait pas s&rsquo;il y aura un tome 5 ou 6. Pour le moment on consid&egrave;re que les tomes 3 et 4 seront sans doute la fin de la s&eacute;rie sauf si la s&eacute;rie marche mieux, pourquoi pas. &Ccedil;a ne pose pas de probl&egrave;me dans la mesure o&ugrave; &ccedil;a a &eacute;t&eacute; con&ccedil;u comme &ccedil;a. On terminait une grande partie de l&rsquo;histoire &agrave; l&rsquo;issue du tome 4. Ensuite on pourrait partir sur autre chose si le public nous suit.<br />

	&nbsp;<br />

	<b style="mso-bidi-font-weight:normal">Tu jouais au poker&nbsp; a la base&nbsp;?</b><br />

	Au d&eacute;part, je ne jouais pas au poker, je l&rsquo;ai cach&eacute; &agrave; mon &eacute;diteur. En fait, j&rsquo;avais juste regard&eacute; des amis jouer. J&lsquo;ai tr&egrave;s vite appel&eacute; mes amis pour leur demander de m&rsquo;apprendre. D&rsquo;ailleurs, le dessinateur s&rsquo;y est aussi mis &agrave; la fin du tome 1 de fa&ccedil;on moins intensive que moi mais il joue tr&egrave;s bien .&nbsp; Ce qui est dr&ocirc;le, c&rsquo;est que quand on a commenc&eacute; &agrave; dessiner les premi&egrave;res planches de &laquo;&nbsp;Poker&nbsp;&raquo;, Simon ne jouait pas au poker et c&rsquo;&eacute;tait donc difficile &agrave; mettre en sc&egrave;ne mais bon je lui ai expliqu&eacute; et &ccedil;a a tr&egrave;s vite &eacute;t&eacute; r&eacute;gl&eacute;. On allait faire des photos dans les casinos pour justement avoir de la doc.<br />

	&nbsp;<br />

	<b style="mso-bidi-font-weight:normal">Tu t&rsquo;es d&eacute;plac&eacute; &agrave; Las Vegas pour le prochain dyptique&nbsp;?</b><br />

	Oui, j&rsquo;ai profit&eacute; des vacances d&rsquo;octobre 2010 pour partir une semaine &agrave; Las Vegas. J&rsquo;y &eacute;tais d&eacute;j&agrave; all&eacute; il y a 14 ans mais je n&rsquo;y &eacute;tais rest&eacute; que trois jours.<br />

	&nbsp;<br />

	<b style="mso-bidi-font-weight:normal">Avant &laquo;&nbsp;Poker&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;R&eacute;sistance&nbsp;&raquo;, tu as travaill&eacute; sur des genres imaginaires, maintenant tu travailles sur des projets plus r&eacute;alistes. Quel a &eacute;t&eacute; ton approche sur ces derniers projets plus ancr&eacute;s dans la r&eacute;alit&eacute;&nbsp;?</b><br />

	C&rsquo;est vrai que pour &laquo;&nbsp;Poker&nbsp;&raquo;, j&rsquo;ai utilis&eacute; les codes du thriller que je n&rsquo;avais jamais utilis&eacute;s comme les codes de la collection Troisi&egrave;me Vague (Lombard) ou les &laquo;&nbsp;XIII&nbsp;&raquo; et pour cela j&rsquo;en ai lu pas mal pour savoir comment cela fonctionne. On a essay&eacute; de se dire avec Simon&nbsp; que &nbsp;m&ecirc;me si l&rsquo;on est pas forcement fan de ce genre, on va essayer de mettre un peu notre patte en essayant de personnaliser &ccedil;a alors que au d&eacute;part c&rsquo;&eacute;tait un projet de commande. C&rsquo;est diff&eacute;rent parce que tu n&rsquo;as pas &agrave; cr&eacute;er un univers mais tu dois quand m&ecirc;me &ecirc;tre rigoureux sur certaines choses. Au d&eacute;part, j&rsquo;&eacute;tais un peu t&eacute;tanis&eacute; pour &eacute;crire certaines planches parce que tu as le poids de l&rsquo;histoire, tu te demande si tu ne racontes pas n&rsquo;importe quoi. J&rsquo;ai pour &laquo;&nbsp;Poker&nbsp;&raquo; rencontr&eacute; des croupiers, des directeurs de casino et de cercles et j&rsquo;ai pu leur poser quelques questions. J&rsquo;ai m&ecirc;me eu la chance il y a pas longtemps, de rencontrer un joueur de poker professionnel, Pierre Canali, qui signe la pr&eacute;face du tome 3 et &ccedil;a m&rsquo;a permis d&rsquo;en apprendre plus sur le mental dans le poker car m&ecirc;me si j&rsquo;avais lu des livres &agrave; ce sujet, c&rsquo;est vraiment mieux de rencontrer les gens et de leur poser directement les questions m&ecirc;me si elle sont parfois candide.<br />

	&nbsp;<br />

	Pareillement pour Las Vegas, c&rsquo;est vrai que quand tu fais une bd qui se passe &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger, les auteurs n&rsquo;ont pas forcement les moyens d&rsquo;y aller. C&rsquo;&eacute;tait un peu une folie pour moi d&rsquo;aller &agrave; Las Vegas une semaine mais je me suis dit, bon, je vais me faire plaisir en premier, je vais aussi prendre de la doc et c&rsquo;est vrai qu&rsquo;il y a des sc&egrave;nes que je n&rsquo;aurais pas pu inventer si je n&rsquo;avais pas &eacute;t&eacute; &agrave; Las Vegas. C&rsquo;est vrai que la plupart des auteurs, s&rsquo;ils n&rsquo;ont pas les moyens ou le temps, vont sur internet o&ugrave; il y a pas mal de documentation.<br />

	&nbsp;<br />

	Par exemple, tous les plans des h&ocirc;tels &agrave; Las Vegas sont sur internet et &ccedil;a a permis &agrave; Simon qui n&rsquo;y &eacute;tait pas aller de se rep&eacute;rer.<br />

	&nbsp;<br />

	<b style="mso-bidi-font-weight:normal">Maintenant, est-ce-que tu souhaites t&rsquo;orienter vers des th&eacute;matiques plus r&eacute;alistes&nbsp;?</b><br />

	Oui, j&rsquo;aime bien le cot&eacute; adulte de la bande dessin&eacute;e r&eacute;aliste mais si j&rsquo;ai l&rsquo;opportunit&eacute; de travailler avec des auteurs qui font du semi r&eacute;aliste ou de la jeunesse, je suis partant. Par exemple, j&rsquo;avais ador&eacute; travailler avec Xavier Fourquemin sur &laquo;&nbsp;Miss Endicott&nbsp;&raquo; et c&rsquo;est un univers que j&rsquo;aimerais bien retravailler. Tout d&eacute;pend du sujet. R&eacute;cemment, j&rsquo;ai travaill&eacute; sur un futur projet avec Nicolas Delestret, , un auteur avec qui j&rsquo;avais travaill&eacute; sur&nbsp; &laquo;&nbsp;Vivre libre ou mourir&nbsp;&raquo; pour le collectif&nbsp; &laquo;&nbsp;R&eacute;sistances&nbsp;&raquo; mais son dessin n&rsquo;est pas du tout r&eacute;aliste, c&rsquo;est un style plut&ocirc;t semi cartoon et &ccedil;a m&rsquo;amuse de travailler avec lui car c&rsquo;est quelqu&rsquo;un de talentueux.&nbsp; &Ccedil;a d&eacute;pend vraiment des occasions.<br />

	&nbsp;<br />

	<b style="mso-bidi-font-weight:normal">J&rsquo;ai vu que tu avais fais des &eacute;tudes de cin&eacute;ma, alors justement est-ce-que dans ton travail, notamment sur &laquo;&nbsp;Poker&nbsp;&raquo;, tu adoptes des codes cin&eacute;matographiques&nbsp;? Ou est-ce-que pour toi &eacute;crire un scenario BD est compl&egrave;tement diff&eacute;rent du cin&eacute;ma&nbsp;?</b><br />

	J&rsquo;ai suivi plut&ocirc;t des &eacute;tudes pour &eacute;crire des sc&eacute;narios de long m&eacute;trage pendant longtemps et m&ecirc;me encore maintenant, je travaille pour l&rsquo;&eacute;criture de dessins anim&eacute;s ce qui est diff&eacute;rent de l&rsquo;&eacute;criture pour une BD mais j&rsquo;essaye de temps en temps d&rsquo;utiliser des m&eacute;thodes cin&eacute;matographiques en bd. Je m&rsquo;aper&ccedil;ois que parfois &ccedil;a ne marche pas m&ecirc;me si je tente des choses comme les s&eacute;quences clip ou des flashforward dans &laquo;&nbsp;R&eacute;sistances&nbsp;&raquo;. Des fois &ccedil;a marche, des fois &ccedil;a ne marche pas et je m&rsquo;aper&ccedil;ois de plus en plus que la BD a des codes particulier de narration et donc il faut au contraire les exploiter. On peut utiliser des r&eacute;f&eacute;rences cin&eacute;matographiques mais la bd reste de la bd.<br />

	&nbsp;<br />

	<b style="mso-bidi-font-weight:normal">Sur &laquo;&nbsp;Poker&nbsp;&raquo; on a deux th&egrave;mes majeurs avec la vengeance d&rsquo;un h&eacute;ros et la th&eacute;orie du complot d&rsquo;une autre part qui sont des codes r&eacute;currents dans le genre des thrillers. </b><br />

	Au d&eacute;but, j&rsquo;avais plut&ocirc;t imagin&eacute; une carri&egrave;re &agrave; la Rocky. On aurait vu un jeune joueur qui progresse et qui monte en puissance, quelque chose de beaucoup plus ax&eacute; sur le poker. Mais finalement, je pense que je n&rsquo;avais pas seulement envie d&rsquo;int&eacute;resser que les joueurs de poker mais aussi d&rsquo;orienter &ccedil;a pour les amateurs d&rsquo;&nbsp;&laquo;&nbsp;Alpha&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;Largo winch&nbsp;&raquo;. Donc je me suis dit que j&rsquo;allais trouver une th&eacute;matique somme toute assez classique que j&rsquo;allais m&ecirc;ler avec le poker. J&rsquo;aime partir de quelque chose d&rsquo;assez simple au d&eacute;but pour que le public assimile bien et ensuite je complexifie&nbsp; et j&rsquo;&eacute;toffe le sc&eacute;nario ce qui fait que, je l&rsquo;esp&egrave;re, je ne perds pas le lecteur. C&rsquo;est un peu mon angoisse&nbsp;!<br />

	<b style="mso-bidi-font-weight:normal">&nbsp;</b><br />

	<b style="mso-bidi-font-weight:normal">Est ce que tu as cherch&eacute; a satisfaire a la fois le grand public et les joueurs de poker&nbsp;?</b><br />

	Il y a actuellement un ou deux millions de joueur de poker en France, je parle de joueurs occasionnels, des gens qui jouent sur internet, ou qui ont une mallette chez eux.&nbsp; C&rsquo;est surtout ces gens-l&agrave; que l&rsquo;on a vis&eacute; car on s&rsquo;est rendu compte que pour les vrais amateurs de poker, une BD comme &laquo;&nbsp;Poker&nbsp;&raquo; est trop g&eacute;n&eacute;raliste pour eux. Ils vont se dire que il n&rsquo;y a jamais assez de poker dans une telle BD et &agrave; un moment on a eu peur que le th&egrave;me du poker ne plaise pas aux amateurs de thriller mais bon apr&egrave;s tout je me suis que &ccedil;a pouvait tr&egrave;s bien fonctionner.<br />

	&nbsp;<br />

	<b style="mso-bidi-font-weight:normal">Pour la suite&nbsp;?</b><br />

	Actuellement je travail sur &laquo;&nbsp;R&eacute;sistance 3&nbsp;&raquo; qui sort en octobre. Apr&egrave;s on attaquera le 4&egrave;me tome. Ensuite, je ferai peut &ecirc;tre un spin off de &laquo;&nbsp;R&eacute;sistance&nbsp;&raquo;, rien de sign&eacute; mais on en parle.<br />

	&nbsp;<br />

	&nbsp;<br />]]></corps>
<pubDate>Fri, 20 Apr 2012 00:00:00 GMT</pubDate>
<guid>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/poker-interview-jean-christophe-derrien,59.html</guid>
</item>
<item><title><![CDATA[Rani T3 : L'interview d'Alcante !]]></title>
<enclosure url="http://www.lelombard.com/images/actualite/rani-t3-l-interview-d-alcante-2948-l200-h200.jpg" type="image/jpeg"/><link>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/rani-t3-l-interview-d-alcante,60.html</link>
<description><![CDATA[ <br />

	LE LOMBARD. Rani, c’est l’histoire d’une héroïne, prête à braver tous les dangers pour retrouver sa liberté, dans la France du XVIIIème. Quel élément vous a le plus intéressé ? L’époque XVIIIème ou le fait que ce soit une héroïne ?<br />

	 <br />

	A. Il y a trois choses qui m’ont intéressé. Le fait que ça se passe à cette époque. Je n’avais...]]></description>
<corps><![CDATA[
	&nbsp;<br />

	LE LOMBARD.&nbsp;Rani, c&rsquo;est l&rsquo;histoire d&rsquo;une h&eacute;ro&iuml;ne, pr&ecirc;te &agrave; braver tous les dangers pour retrouver sa libert&eacute;, dans la France du XVIII&egrave;me. Quel &eacute;l&eacute;ment vous a le plus int&eacute;ress&eacute;&nbsp;? L&rsquo;&eacute;poque XVIII&egrave;me ou le fait que ce soit une h&eacute;ro&iuml;ne ?<br />

	&nbsp;<br />

	A. Il y a trois choses qui m&rsquo;ont int&eacute;ress&eacute;. Le fait que &ccedil;a se passe &agrave; cette &eacute;poque. Je n&rsquo;avais jamais fait quelque chose qui se d&eacute;roulait &agrave; ce moment l&agrave;. Et &ccedil;a me rappelait un peu aussi les films de capes et d&rsquo;&eacute;p&eacute;es, &ccedil;a c&rsquo;est la deuxi&egrave;me chose. Et la troisi&egrave;me chose, c&rsquo;est l&rsquo;opportunit&eacute; de travailler avec Jean Van Hamme.<br />

	&nbsp;<br />

	&nbsp;<br />

	LE LOMBARD. Comment avez-vous rencontr&eacute; Jean Van Hamme&nbsp;?<br />

	&nbsp;<br />

	A. Je l&rsquo;ai rencontr&eacute; quand j&rsquo;ai sorti mon tout premier album. &Ccedil;a remonte &agrave; 2005 avec la s&eacute;rie Pandora Box. L&rsquo;attach&eacute;e de presse savait que j&rsquo;&eacute;tais un grand fan de Jean Van Hamme et j&rsquo;avais une journ&eacute;e de presse. Une journ&eacute;e o&ugrave; je devais r&eacute;pondre &agrave; pas mal d&rsquo;interviews, et ce, le m&ecirc;me jour que Jean Van Hamme. Comme elle savait que j&rsquo;&eacute;tais fan, elle s&rsquo;est arrang&eacute;e pour qu&rsquo;on puisse manger ensemble le midi. Et c&rsquo;est donc &agrave; ce moment l&agrave; que je l&rsquo;ai rencontr&eacute; la premi&egrave;re fois.<br />

	&nbsp;<br />

	&nbsp;<br />

	LE LOMBARD. Comment se d&eacute;roule les &eacute;tapes de cr&eacute;ation d&rsquo;un album, en relation avec Jean Van Hamme et Francis Vall&egrave;s&nbsp;?<br />

	&nbsp;<br />

	A. Ici c&rsquo;est un peu particulier puisque Jean Van Hamme a &eacute;crit le sc&eacute;nario pour la s&eacute;rie t&eacute;l&eacute; qui&nbsp; &eacute;t&eacute; diffus&eacute;e sur France 2. Au Lombard &agrave; l&rsquo;&eacute;poque, Yves Sente &eacute;tait int&eacute;ress&eacute; pour l&rsquo;adaptation en bande dessin&eacute;e. Le Lombard a propos&eacute; &ccedil;a &agrave; Jean Van Hamme, qui &eacute;tait int&eacute;ress&eacute; mais qui n&rsquo;avait pas le temps de s&rsquo;en occuper personnellement, vu tous les autres projets qu&rsquo;il avait &agrave; c&ocirc;t&eacute;. C&rsquo;est lui qui m&rsquo;a recontact&eacute; en me proposant de me charger de cette adaptation. Ce que j&rsquo;ai accept&eacute; &eacute;videmment avec joie et avec entrain (rires).<br />

	Partant de l&agrave;, Jean Van Hamme avait d&eacute;j&agrave; &eacute;crit le synopsis des 8 &eacute;pisodes. Ensuite, il l&rsquo;a d&eacute;velopp&eacute; davantage et a &eacute;crit ses propres dialogues pour la s&eacute;rie t&eacute;l&eacute;. Mais moi je suis partie vraiment du synopsis qu&rsquo;il avait &eacute;crit &agrave; l&rsquo;&eacute;poque, donc la premi&egrave;re version sans les dialogues, avec des descriptions un peu sommaires, pas encore tr&egrave;s d&eacute;taill&eacute;es. Et donc partant de l&agrave;, j&rsquo;ai fait le d&eacute;coupage. Ce qu&rsquo;on appelle le d&eacute;coupage en bande-dessin&eacute;e,&nbsp;c&rsquo;est vraiment d&eacute;crire case par case, et page par page tout ce que le dessinateur doit dessiner et j&rsquo;ai &eacute;cris aussi mes propres dialogues. &Ccedil;a change par rapport &agrave; une s&eacute;rie t&eacute;l&eacute; o&ugrave; le t&eacute;l&eacute;spectateur entend les dialogues. Ici pour une BD, le lecteur lis les dialogues, donc les dialogues doivent &ecirc;tre plus litt&eacute;raires qu&rsquo;&agrave; la t&eacute;l&eacute;.<br />

	&nbsp;<br />

	&nbsp;<br />

	LE LOMBARD. Jusqu&rsquo;&agrave; pr&eacute;sent Rani &eacute;voluait dans un monde d&rsquo;hommes.&nbsp; La voici clo&icirc;tr&eacute;e dans une maison, entour&eacute;e de femmes, sous le joug d&rsquo;une maquerelle autoritaire. Un tournant plus f&eacute;minin, est-ce une volont&eacute; de votre part&nbsp;? Quel r&ocirc;le avez-vous jou&eacute; dans ce nouveau tome&nbsp;?<br />

	&nbsp;<br />

	A. De nouveau c&rsquo;est un rebondissement &agrave; la Jean Van Hamme, puisque c&rsquo;est lui qui a &eacute;crit l&rsquo;histoire. Elle se retrouve esclave alors qu&rsquo;on sait qu&rsquo;elle &eacute;tait baronne ou comtesse &agrave; l&rsquo;origine. C&rsquo;est un retournement de situation. Ici moi personnellement je n&rsquo;ai pas jou&eacute; un &eacute;norme r&ocirc;le l&agrave;-dessus. <br />

	&nbsp;<br />

	&nbsp;<br />

	LE LOMBARD. Apr&egrave;s b&acirc;tarde et brigande, la voici esclave. Apr&egrave;s la France, nous la retrouvons aux Indes. Rani va-t-elle continuer &agrave; voyager ? Pouvez-vous nous en d&eacute;voiler un peu plus ?<br />

	&nbsp;<br />

	A. Elle va continuer &agrave; voyager mais aux Indes. Elle ne va pas rester toujours aux m&ecirc;mes endroits, dans la m&ecirc;me ville. Elle va d&eacute;couvrir d&rsquo;autres r&eacute;gions, on va lui faire rencontrer des maharajas. Elle ne va plus visiter d&rsquo;autres pays &agrave; part l&rsquo;Inde mais elle va quand m&ecirc;me rentrer, pour boucler la boucle d&rsquo;une certaine fa&ccedil;on, en France au tout dernier tome.<br />

	&nbsp;<br />

	&nbsp;<br />

	LE LOMBARD. Quels sont vos projets&nbsp;?<br />

	&nbsp;<br />

	A. J&rsquo;ai eu quelques albums qui sont sortis r&eacute;cemment. Deux sont sortis en mars. Un one shot intitul&eacute; Clair-obscur dans la vall&eacute;e de la lune o&ugrave; l&agrave; c&rsquo;&eacute;tait plut&ocirc;t un drame intimiste qui se passait au Chili dans des grands espaces d&rsquo;un d&eacute;sert magnifique qui se trouve au bord du Chili. Et une autre bande-dessin&eacute;e, compl&egrave;tement diff&eacute;rente, qui s&rsquo;appelle Ars magna. Le tome 1 s&rsquo;intitule Enigmes.&nbsp;L&agrave; on est dans une esp&egrave;ce de course-poursuite, chasse au tr&eacute;sor, un peu &agrave; la Da Vinci Code&nbsp;ou Indiana Jones, mais &agrave; Bruxelles, c&rsquo;est la petite originalit&eacute;, et pendant la seconde guerre mondiale.<br />

	&nbsp;<br />

	&nbsp;<br />

	LE LOMBARD. Quels univers avez-vous envie de d&eacute;velopper&nbsp;?<br />

	&nbsp;<br />

	A. Comme sc&eacute;nariste, j&rsquo;ai envie de pouvoir m&rsquo;attaquer &agrave; tous les genres, &agrave; tout plein d&rsquo;univers. C&rsquo;est &ccedil;a qui est g&eacute;nial dans notre m&eacute;tier, on peut voyager par procuration, conna&icirc;tre plein de choses, explorer plein de domaines. Dans l&rsquo;imm&eacute;diat j&rsquo;ai plut&ocirc;t envie de faire quelque chose d&rsquo;un peu Heroic Fantasy, un peu &agrave; la Thorgal, puisque c&rsquo;est aussi une s&eacute;rie que j&rsquo;adore, donc voil&agrave; quelque chose de plus dans l&rsquo;aventure.<br />]]></corps>
<pubDate>Fri, 20 Apr 2012 00:00:00 GMT</pubDate>
<guid>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/rani-t3-l-interview-d-alcante,60.html</guid>
</item>
<item><title><![CDATA[Rani T3 : L'interview de Valles !]]></title>
<enclosure url="http://www.lelombard.com/images/actualite/rani-t3-l-interview-valles-2946-l200-h200.jpg" type="image/jpeg"/><link>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/rani-t3-l-interview-valles,58.html</link>
<description><![CDATA[]]></description>
<corps><![CDATA[]]></corps>
<pubDate>Thu, 19 Apr 2012 00:00:00 GMT</pubDate>
<guid>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/rani-t3-l-interview-valles,58.html</guid>
</item>
<item><title><![CDATA[Interview de Stephen Desberg et Henri Reculé]]></title>
<enclosure url="http://www.lelombard.com/images/actualite/interview-stephen-desberg-et-henri-recule-2908-l200-h200.jpg" type="image/jpeg"/><link>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/interview-stephen-desberg-et-henri-recule,53.html</link>
<description><![CDATA[ <br />

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	1. Ce nouveau tome marque un tournant dans la série. C’est un Cassio plus violent que nous découvrons dans ce cinquième album. Comment avez-vous envisagé ce tournant ?<br />

	Je ne suis pas sûr que Cassio soit plus violent dans cet album. Simplement, maintenant que nous savons qui sont les quatre assassins, les tomes 5 et 6 nous montrent...]]></description>
<corps><![CDATA[
	&nbsp;<br />

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	1.&nbsp;Ce nouveau tome marque un tournant dans la s&eacute;rie. C&rsquo;est un Cassio plus violent que nous d&eacute;couvrons dans ce cinqui&egrave;me album. Comment avez-vous envisag&eacute; ce tournant ?<br />

	Je ne suis pas s&ucirc;r que Cassio soit plus violent dans cet album. Simplement, maintenant que nous savons qui sont les quatre assassins, les tomes 5 et 6 nous montrent l&rsquo;ascension de Cassio &agrave; Rome o&ugrave; forc&eacute;ment il va g&ecirc;ner certains. Ses r&eacute;actions sont &agrave; la hauteur des menaces, je dirais. Ce qui est par contre un vrai tournant dans la s&eacute;rie c&rsquo;est le fait qu&rsquo;avec ce second cycle nous avons des albums qui se suivent plus naturellement. Les tomes 1 &agrave; 4 &eacute;taient d&eacute;connect&eacute;s les uns des autres car le but &eacute;tait de montrer des moments dans la vie du personnage; moments qui nous d&eacute;voilaient surtout les assassins. Ce concept ne permettait pas de d&eacute;velopper certains &eacute;l&eacute;ments plus en profondeur, comme par exemple: comment se fait-il qu&rsquo;Oasis et Antino&eacute; se connaissent-elles au d&eacute;but du tome 3? Dans ce second cycle on peut enfin commencer &agrave; imbriquer les pi&egrave;ces du puzzle et donner des r&eacute;ponses &agrave; ... Quelques questions. Et d&eacute;voiler notamment le r&ocirc;le d&rsquo;Antino&eacute;, mais aussi d&rsquo;Oasis &agrave; Rome. Je suis impatient que le lecteur d&eacute;couvre&nbsp; tout &ccedil;a.<br />

	&nbsp;<br />

	3.&nbsp;De nouvelles r&eacute;v&eacute;lations nous sont d&eacute;voil&eacute;es par Ornella, l&rsquo;enqu&ecirc;trice du XXI&egrave;me si&egrave;cle. Une s&eacute;rie avec une double lecture&hellip; Est-ce que c&rsquo;est cette approche qui vous a s&eacute;duit d&egrave;s le d&eacute;part&nbsp;?<br />

	Oui, clairement. Cela cr&eacute;e une mise en ab&icirc;me tr&egrave;s int&eacute;ressante. Le challenge est de pouvoir passer de l&rsquo;un &agrave; l&rsquo;autre sans frustrer le lecteur. Dans le tome 1,&nbsp; les passages d&rsquo;une &eacute;poque &agrave; l&rsquo;autre se faisaient par les d&eacute;cors car l&rsquo;arch&eacute;ologue se trouvait dans les m&ecirc;mes lieux que Cassio, &agrave; Eph&egrave;se en l&rsquo;occurrence. Cela n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; possible dans les tomes suivants. Il faut rester donc attentif pour bien suivre, mais les lecteurs semblent jouer le jeu. <br />

	&nbsp;<br />

	4.&nbsp;Mise &agrave; part Cassio, vous avez travaill&eacute; sur plusieurs s&eacute;ries avec Stephen Desberg, une collaboration fructueuse visiblement. Comment avez-vous l&rsquo;habitude de travailler&nbsp;ensemble ?<br />

	Il m&rsquo;envoi le sc&eacute;nario complet. On en discute alors pour voir si tout est clair. Stephen fait des ajustements si n&eacute;cessaire et je commence alors &agrave; faire le d&eacute;coupage des planches et ensuite le crayonn&eacute; plus d&eacute;finitif. Je lui montre souvent le travail &agrave; ce stade-l&agrave;. D&egrave;s qu&rsquo;on est d&rsquo;accord sur les attitudes des personnages, les cadrages, etc, j&rsquo;encre. Quand j&rsquo;ai fini les encrages, je lui montre la page termin&eacute;e et je fais encore des corrections si n&eacute;cessaire. Comme je fais mes planches compl&egrave;tement &agrave; l&rsquo;ordinateur, corriger, revoir, am&eacute;liorer, n&rsquo;est plus aussi fastidieux qu&rsquo;avant.<br />

	&nbsp;<br />

	<br />

	5.&nbsp;Quels sont vos projets&nbsp;? Avec Stephen Desberg&nbsp;? En solo&nbsp;?<br />

	D&rsquo;abord, j&rsquo;attends avec impatience la sortie du tome 6 de Cassio, en juin prochain. Il cl&ocirc;turera &laquo;le Cycle de Rome&raquo;.&nbsp;En ce moment je travaille &agrave; la &laquo;remasterisation&raquo; du Dernier Livre de la Jungle (paru en quatre tomes il y a quelque temps dans la collection Polyptyque), en vue d&rsquo;une &eacute;dition Int&eacute;grale pour novembre. Il s&rsquo;agit de refaire le lettrage, recadrer et corriger aussi des cases ou des couleurs; je vais aussi rajouter des dialogues qui avaient &eacute;t&eacute; coup&eacute;s lors de la premi&egrave;re &eacute;dition. C&rsquo;est un gros travail. Ce sera un bel objet, je pense.&nbsp;Ensuite je vais travailler sur les tomes 7 et 8 de Cassio. Ils devraient sortir en 2013.&nbsp;J&rsquo;ai un projet solo qui me taraude depuis longtemps mais plus j&rsquo;y pense, plus le seul format qui semble lui convenir est le manga et en noir et blanc... C&rsquo;est pas gagn&eacute; ! (rires)<br />

	<br />]]></corps>
<pubDate>Fri, 06 Apr 2012 00:00:00 GMT</pubDate>
<guid>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/interview-stephen-desberg-et-henri-recule,53.html</guid>
</item>
<item><title><![CDATA[Cassio T5 : l'interview de Stephen Desberg]]></title>
<enclosure url="http://www.lelombard.com/images/actualite/cassio-t5-l-interview-stephen-desberg-2918-l200-h200.jpg" type="image/jpeg"/><link>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/cassio-t5-l-interview-stephen-desberg,56.html</link>
<description><![CDATA[ <br />

	LE LOMBARD. Ce 5ème tome est en quelque sorte celui de la vengeance, et du retour de Cassio. D’autres éléments rentrent en jeu. Il semblerait que le Vatican soit mêlé à l’histoire… Est-ce que cela va occuper une place prépondérante par la suite ? D’autres éléments vont-ils venir bouleverser l’intrigue ?<br />

	S.D. En fait le premier cycle qu’on a...]]></description>
<corps><![CDATA[
	&nbsp;<br />

	LE LOMBARD. Ce 5&egrave;me tome est en quelque sorte celui de la vengeance, et du retour de Cassio. D&rsquo;autres &eacute;l&eacute;ments rentrent en jeu. Il semblerait que le Vatican soit m&ecirc;l&eacute; &agrave; l&rsquo;histoire&hellip; Est-ce que cela va occuper une place pr&eacute;pond&eacute;rante par la suite&nbsp;? D&rsquo;autres &eacute;l&eacute;ments vont-ils venir bouleverser l&rsquo;intrigue&nbsp;?<br />

	S.D.&nbsp;En fait le premier cycle qu&rsquo;on a appel&eacute; le cycle des assassins &eacute;tait consacr&eacute; &agrave; la d&eacute;couverte des quatre assassins de Cassio. Mais l&rsquo;histoire, en ce qui concerne Cassio suit un plan chronologique, qui est, donc apr&egrave;s la d&eacute;couverte des quatre assassins, en dehors de Rome. Il y avait Eph&egrave;se, Antioche, Alexandrie et le 4&egrave;me assassin &eacute;tait au c&oelig;ur de l&rsquo;Egypte m&ecirc;me. C&rsquo;est pour &ccedil;a qu&rsquo;on a appel&eacute; ce cycle, le cycle de Rome et le premier album, le tome 5, le &quot;Chemin de Rome&quot;. Parce que nous allons suivre l&rsquo;arriv&eacute;e de Cassio &agrave; Rome dans le prolongement du tome 4 et d&eacute;couvrir comment il va devenir un personnage important dans la ville de Rome, dans quelles circonstances ses quatre assassins vont se rencontrer et d&eacute;cider de cette cause commune contre Cassio. Ca, c&rsquo;est ce qui se passe dans l&rsquo;antiquit&eacute;. Sur la p&eacute;riode contemporaine, on se rend compte qu&rsquo;il y a une autre intrigue qui concerne Ornella, l&rsquo;arch&eacute;ologue qui fait ses recherches sur Cassio et qui elle-m&ecirc;me se retrouve dans une intrigue un peu complexe avec quelqu&rsquo;un qui travaille pour une cellule du Vatican. Enfin ce n&rsquo;est pas n&eacute;cessairement le Vatican tout entier, c&rsquo;est une partie du Vatican, qui semble avoir des id&eacute;es bien pr&eacute;cises et extr&ecirc;mement motiv&eacute;e &agrave; retrouver les poudres m&eacute;dicinales de Cassio.<br />

	&nbsp;<br />

	&nbsp;<br />

	LE LOMBARD. Comme vous venez de nous le dire, ce nouvel album marque le d&eacute;but du second cycle. S&rsquo;agit-il, comme pour le premier, d&rsquo;un cycle de 4 tomes? Pouvez-vous nous en dire un peu plus&nbsp;?<br />

	Il s&rsquo;agit d&rsquo;un cycle de deux tomes qui est vraiment consacr&eacute; au chemin de Cassio, comment est-ce qu&rsquo;il va progresser. Il arrive &agrave; Rome, il n&rsquo;est pas quelqu&rsquo;un de tr&egrave;s important, il est le fils d&rsquo;un chevalier. Il va d&eacute;couvrir qu&rsquo;il a h&eacute;rit&eacute; de certaines choses de son p&egrave;re, notamment de biens immobiliers. Et donc petit &agrave; petit, il va faire son chemin de mani&egrave;re &agrave; ce qu&rsquo;&agrave; la fin de l&rsquo;album il devienne un personnage important, quelqu&rsquo;un qui a la confiance de l&rsquo;empereur et qui d&rsquo;une certaine mani&egrave;re devient son m&eacute;decin. Les albums 7 et 8 reformeront un cycle de deux albums. Tout simplement, pourquoi il y avait un cycle de quatre albums au d&eacute;but&nbsp;? Parce qu&rsquo;il y avait ces quatre assassins et que chacun des premiers albums &eacute;taient consacr&eacute;s &agrave; la d&eacute;couverte d&rsquo;un de ces assassins. Mais apr&egrave;s &ccedil;a, on va fonctionner en cycle de deux.<br />

	&nbsp;<br />

	LE LOMBARD. La s&eacute;rie nous offre une double lecture, avec Ornella et Cassio. Est-ce quelque chose que vous avez envisag&eacute; tout de suite&nbsp;?<br />

	Oui tout &agrave; fait. Ce qui m&rsquo;int&eacute;ressait comme point de d&eacute;part dans la s&eacute;rie, c&rsquo;&eacute;tait d&rsquo;avoir cette forme de double-jeu. C&rsquo;est-&agrave;-dire d&rsquo;avoir une arch&eacute;ologue aujourd&rsquo;hui qui m&egrave;ne une enqu&ecirc;te, qui fait revivre ce pass&eacute;. Je trouve tr&egrave;s int&eacute;ressant des s&eacute;ries qui nous plongent directement dans le pass&eacute;. Mais l&agrave; pour le coup, je trouvais que c&rsquo;&eacute;tait l&rsquo;originalit&eacute; de la s&eacute;rie&nbsp;: c&rsquo;est qu&rsquo;on avance dans la vie de Cassio au rythme des d&eacute;couvertes de l&rsquo;arch&eacute;ologue. Cette une mani&egrave;re de faire revivre ce pass&eacute; qui date de 2000 ans en arri&egrave;re. C&rsquo;&eacute;tait une volont&eacute; d&egrave;s le d&eacute;part. Maintenant je crois que dans les tomes 7 et 8, on va se rendre compte que la partie contemporaine prend de plus en plus d&rsquo;importance. Dans le premier cycle, c&rsquo;&eacute;tait vraiment Ornella, l&rsquo;arch&eacute;ologue qui d&eacute;couvrait des choses, &ccedil;a nous permettait d&rsquo;avancer. Ici principalement, &agrave; partir du tome 7, la partie contemporaine va prendre plus de place avec beaucoup d&rsquo;action.<br />

	&nbsp;<br />

	LE LOMBARD. Pourquoi avoir choisi l&rsquo;antiquit&eacute; romaine et &eacute;gyptienne&nbsp;? Quelle &eacute;tait votre volont&eacute; au d&eacute;part, privil&eacute;gier plus le c&ocirc;t&eacute; historique ou policier&nbsp;?<br />

	Je suis passionn&eacute; par l&rsquo;histoire romaine depuis longtemps. Henri Recul&eacute;, le dessinateur, &eacute;tait tr&egrave;s fascin&eacute; par tout le c&ocirc;t&eacute; &eacute;gyptien. Et on s&rsquo;est retrouv&eacute; un peu &agrave; mi-chemin. J&rsquo;ai eu l&rsquo;occasion d&rsquo;aller deux fois en Egypte. Je suis aussi passionn&eacute; par toute son histoire, mais en m&ecirc;me temps je trouvais que l&rsquo;histoire &eacute;gyptienne est beaucoup plus centr&eacute;e sur l&rsquo;Egypte. &Ccedil;a n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; un Empire qui a conquis ou qui s&rsquo;est beaucoup tourn&eacute; vers l&rsquo;ext&eacute;rieur. Pour &ccedil;a je trouvais que l&rsquo;Empire romain nous permettait plus de possibilit&eacute;s de voyages, &agrave; travers la mer m&eacute;diterran&eacute;e. Et c&rsquo;est bien ce que nous avons exploit&eacute; puisque dans le premier cycle on voyage beaucoup dans les grandes villes de l&rsquo;Empire et puis l&agrave;, dans le deuxi&egrave;me cycle on arrive &agrave; Rome. C&rsquo;&eacute;tait plus un travail pour convaincre Henri qu&rsquo;on allait traiter de l&rsquo;Egypte mais en situant son histoire un peu plus tard au moment o&ugrave; il fait partie de l&rsquo;empire romai. Ca nous permettait de plus voyager. J&rsquo;ai choisi volontairement une p&eacute;riode de l&rsquo;Empire romain o&ugrave; au niveau historique il ne se passe pas grand-chose. C&rsquo;est une des derni&egrave;res grandes p&eacute;riodes de Pacs Romana o&ugrave; il n&rsquo;y a pas d&rsquo;assassinat d&rsquo;empereur ou de conflits particuliers &agrave; l&rsquo;ext&eacute;rieur. Donc c&rsquo;est vraiment une p&eacute;riode qui est assez paisible.<br />

	Et &ccedil;a ne va pas durer longtemps puisque apr&egrave;s il y a Marc Aur&egrave;le et de nouveau de grandes guerres pour r&eacute;sister aux envahisseurs qui se profilent. Donc j&rsquo;ai choisi cette p&eacute;riode l&agrave; parce que justement ce que j&rsquo;avais envie de faire c&rsquo;&eacute;tait de m&rsquo;int&eacute;resser &agrave; la vie quotidienne de cette p&eacute;riode l&agrave;, &agrave; travers un polar, de plonger le h&eacute;ros dans une conspiration. Il y a des gens qui veulent le tuer. Qui sont ces gens&nbsp;? Quelle est sa vie &agrave; lui&nbsp;? Pourquoi on veut le tuer&nbsp;? Tout cela nous permet, &agrave; travers le personnage de Cassio, et ces gens qui veulent le supprimer, de d&eacute;velopper un peu ce qui est la vie quotidienne durant l&rsquo;Empire &agrave; cette &eacute;poque l&agrave;. Cassio est &agrave; la fois avocat et m&eacute;decin d&rsquo;une certaine mani&egrave;re. Donc on le voit plaider dans le tome 5 et on l&rsquo;avait vu &eacute;galement dans le tome 1. Il y a des petites notions de droit romain. Quel &eacute;tait l&rsquo;&eacute;tat de la m&eacute;decine &agrave; cette &eacute;poque l&agrave; et quelle est l&rsquo;importance de la superstition. Le choix &eacute;tait de faire un polar dans un univers historique, mais qui n&rsquo;est pas non plus des p&eacute;riodes, comme c&rsquo;est montr&eacute; dans Murena avec Neron, qui sont des p&eacute;riodes de fractures de l&rsquo;Histoire.<br />

	&nbsp;<br />

	&nbsp;<br />

	LE LOMBARD. Quels sont vos projets&nbsp;actuels ? Quels univers aimeriez-vous d&eacute;velopper&nbsp;?<br />

	Il y a Miss Octobre qui va sortir au mois d&rsquo;octobre, qui est un polar vraiment dans l&rsquo;esprit de James Ellroy. Cela se passe au d&eacute;but des ann&eacute;es 60 aux Etats-Unis, dans une ville que j&rsquo;adore qui est Los Angeles. On est vraiment dans cet univers de polar assez dur am&eacute;ricain. C&rsquo;est un personnage je crois assez original puisque c&rsquo;est une fille qui est sourde, qui a eu un accident. Elle n&rsquo;entend plus et donc &eacute;videmment &ccedil;a d&eacute;finit beaucoup son rapport avec l&rsquo;ext&eacute;rieur. Et il y a un autre projet qui sera aussi pas mal centr&eacute; sur Los Angeles avec un dessinateur am&eacute;ricain que je vais visiter bient&ocirc;t. Je pars la semaine prochaine pour travailler avec lui. On est dans un autre univers, ce n&rsquo;est pas du polar, c&rsquo;est un thriller. Le personnage est chasseur de prime qui chasse des terroristes et les barons de la drogue. Ce sera un projet r&eacute;aliste mais avec une certaine dose d&rsquo;humour, dans des ambiances &agrave; la Tarantino. Et puis sinon, il y a un Scorpion qui sort &agrave; la fin de l&rsquo;ann&eacute;e, qui je crois est assez attendu puisque ce sera la fin d&rsquo;un grand cycle de 10 albums.<br />]]></corps>
<pubDate>Fri, 06 Apr 2012 00:00:00 GMT</pubDate>
<guid>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/cassio-t5-l-interview-stephen-desberg,56.html</guid>
</item>
<item><title><![CDATA[Interview de Xavier Fourquemin]]></title>
<enclosure url="http://www.lelombard.com/images/actualite/legende-changeling-interview-xavier-fourquemin-2916-l200-h200.jpeg" type="image/jpeg"/><link>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/interview-xavier-fourquemin,54.html</link>
<description><![CDATA[ <br />

	LE LOMBARD. Après Miss Endicott, La Légende du Changeling se déroule également dans le Londres victorien du XIXème siècle, est-ce une ambiance que vous privilégiez ?<br />

	<br />

	X.F. Oui. Enfin sur le Changeling ce n’était pas spécialement prévu et quand j’avais contacté Pierre Dubois j’avais plus dans l’idée qu’on allait travailler sur la féerie....]]></description>
<corps><![CDATA[
	&nbsp;<br />

	LE LOMBARD. Apr&egrave;s Miss Endicott, La L&eacute;gende du Changeling se d&eacute;roule &eacute;galement dans le Londres victorien du XIX&egrave;me si&egrave;cle, est-ce une ambiance que vous privil&eacute;giez&nbsp;?<br />

	<br />

	X.F. Oui. Enfin sur le Changeling ce n&rsquo;&eacute;tait pas sp&eacute;cialement pr&eacute;vu et quand j&rsquo;avais contact&eacute; Pierre Dubois j&rsquo;avais plus dans l&rsquo;id&eacute;e qu&rsquo;on allait travailler sur la f&eacute;erie. Et&nbsp; Pierre aime bien justement mettre les mondes f&eacute;eriques en relation avec d&rsquo;autres univers, des univers plus r&eacute;alistes et l&agrave; en particulier, le Londres victorien. C&rsquo;&eacute;tait plus du fait de Pierre Dubois que du mien, mais moi &ccedil;a me convenait parfaitement. J&rsquo;avais travaill&eacute; sur Miss Endicott, et c&rsquo;est vrai que j&rsquo;aime bien cet univers l&agrave; plus particuli&egrave;rement parce que je trouve qu&rsquo;il se marie bien avec le fantastique.<br />

	&nbsp;<br />

	<br />

	LE LOMBARD. L&rsquo;univers citadin donc, et aussi l&rsquo;id&eacute;e que le fantastique est derri&egrave;re notre porte. Est-ce une deuxi&egrave;me composante de votre travail&nbsp;?<br />

	X.F. C&rsquo;est vrai que j&rsquo;aime bien&hellip; C&rsquo;est pour &ccedil;a que je rejoins Pierre Dubois, dans le sens o&ugrave; l&rsquo;id&eacute;e de mettre deux univers diff&eacute;rents et de les imbriquer l&rsquo;un dans l&rsquo;autre &ccedil;a permet quelque part de rendre le fantastique un peu plus fantastique. Parce qu&rsquo;on le compare &agrave; quelque chose. Par exemple l&rsquo;univers victorien avec les usines et la mine comme on le voit dans La L&eacute;gende du Changeling, &ccedil;a fait macabre, &ccedil;a fait noir, &ccedil;a fait glauque. Et c&rsquo;est vrai que mettre une f&eacute;e au milieu de tout &ccedil;a, j&rsquo;ai envie de dire, la f&eacute;e elle va se voir d&rsquo;autant plus. Et puis, si on reste dans un univers totalement f&eacute;erique, totalement fantastique, il n&rsquo;y a pas ces comparaisons. On est face &agrave; un truc qu&rsquo;on utilise beaucoup dans les histoires. Par exemple je faisais des histoires avec des personnages un peu simplets, et je les mettais en relation avec une r&eacute;alit&eacute; aussi assez dure pour marquer la diff&eacute;rence des personnages. Par exemple, on va mettre un adolescent dans une maison de retraite, ou comme dans Sister Act, on va mettre une nana dans un couvent de bonnes s&oelig;urs avec des adolescents difficiles. C&rsquo;est un peu le m&ecirc;me principe, si on veut avoir des personnages marquants, c&rsquo;est int&eacute;ressant de les confronter avec des univers o&ugrave; les personnages sont leurs oppos&eacute;s. Et je trouve aussi dans le fait de m&eacute;langer comme &ccedil;a le fantastique, avec un univers plus contemporain, plus r&eacute;aliste, c&rsquo;est int&eacute;ressant pour les lecteurs. C&rsquo;est mettre le fantastique &agrave; la port&eacute;e de tout le monde. Parce que pour trouver un univers fantastique, on n&rsquo;est peut-&ecirc;tre pas oblig&eacute; de faire un voyage, de changer de plan&egrave;te comme dans la science-fiction, ou d&rsquo;aller &agrave; des milliards d&rsquo;ann&eacute;es de l&agrave;. &Ccedil;a se trouve au fond de mon jardin j&rsquo;ai un vieux puits et dans ce puits il y a une cr&eacute;ature. Si &ccedil;a rejoint un peu les cauchemars des enfants qui pensent qu&rsquo;il y a des monstres sous le lit ou les gens qui pensaient qu&rsquo;il y avait des monstres dans les bois. C&rsquo;est vrai que l&rsquo;univers imaginaire, fantastique, &ccedil;a fait appel &agrave; l&rsquo;inconnu, &agrave; l&rsquo;imagination. Et c&rsquo;est vrai que maintenant dans l&rsquo;univers on conna&icirc;t &agrave; peu pr&egrave;s tout et que mettre des univers imaginaires comme &ccedil;a, &ccedil;a permet de laisser des portes &agrave; l&rsquo;inconnu, &agrave; l&rsquo;imagination et au fantastique.<br />

	&nbsp;<br />

	LE LOMBARD. Comment s&rsquo;est pass&eacute;e votre rencontre avec Pierre Dubois&nbsp;? Parlez-nous de la gen&egrave;se de votre rencontre.<br />

	X.F. C&rsquo;est tout simple, je connaissais d&eacute;j&agrave; son travail. La premi&egrave;re histoire de Pierre Dubois que j&rsquo;ai lue, c&rsquo;&eacute;tait La&iuml;yna, avec Hausman qui avait &eacute;t&eacute; publi&eacute;e&nbsp;&raquo; dans un Spirou, sp&eacute;cial No&euml;l je pense. C&rsquo;&eacute;tait dans les ann&eacute;es 80 et moi j&rsquo;avais achet&eacute; ce Spirou. Je connais le travail de Pierre depuis ce temps l&agrave;. En commen&ccedil;ant la bande dessin&eacute;e, j&rsquo;avais travaill&eacute; avec De Gieter qui &eacute;tait sur Rennes &agrave; l&rsquo;&eacute;poque, qui est toujours sur Rennes et qui avait beaucoup c&ocirc;toy&eacute; Pierre Dubois. Dans les salons d&eacute;j&agrave;, j&rsquo;avais beaucoup entendu parler de Pierre. Et c&rsquo;est vrai qu&rsquo;&agrave; un moment donn&eacute; avec Miss Endicott, j&rsquo;avais r&eacute;fl&eacute;chi &agrave; un projet, comme je disais au d&eacute;but, dans la f&eacute;erie, avec des petits personnages fantastiques. J&rsquo;avais crois&eacute; Pierre sur une d&eacute;dicace, dans une librairie de Valencienne. Je pensais qu&rsquo;il vivait en Bretagne, mais non, il habitait la r&eacute;gion. Et quand j&rsquo;ai pens&eacute; f&eacute;erie, j&rsquo;ai pens&eacute; &agrave; lui en m&ecirc;me temps. Je l&rsquo;ai crois&eacute;, &ccedil;a s&rsquo;est bien pass&eacute;. C&rsquo;est vraiment l&rsquo;univers que lui d&eacute;veloppe. Donc voil&agrave;, j&rsquo;ai pris mon t&eacute;l&eacute;phone et j&rsquo;ai appel&eacute; Pierre Dubois. Donc je l&rsquo;ai rencontr&eacute; chez lui, on a discut&eacute;. Lui, il avait des id&eacute;es de sc&eacute;nario, on en a parl&eacute;, et puis voil&agrave;, c&rsquo;est parti comme &ccedil;a.<br />

	<br />

	&nbsp;<br />

	LE LOMBARD. Des envies particuli&egrave;res dans le futur&nbsp;? Des projets &agrave; d&eacute;velopper&nbsp;autour d&rsquo;univers diff&eacute;rents&nbsp;?<br />

	X.F. L&agrave; je vais peut-&ecirc;tre travailler sur quelque chose de compl&egrave;tement diff&eacute;rent. &Ccedil;a se passera au Japon avec des samoura&iuml;s. En plus j&rsquo;aimerais bien le d&eacute;velopper au niveau de la pagination et de la narration comme un manga avec une grosse pagination noir et blanc. C&rsquo;est vrai que dans le cadre de l&rsquo;&eacute;dition franco-belge actuelle, c&rsquo;est un peu compliqu&eacute; donc on verra ce que &ccedil;a va donner. Et puis j&rsquo;aimerais bien un jour retourner dans le Londres victorien&nbsp;! (rires)<br />

	&nbsp;<br />]]></corps>
<pubDate>Thu, 05 Apr 2012 00:00:00 GMT</pubDate>
<guid>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/interview-xavier-fourquemin,54.html</guid>
</item>
<item><title><![CDATA[Interview de Pierre Dubois]]></title>
<enclosure url="http://www.lelombard.com/images/actualite/legende-changeling-interview-pierre-dubois-2917-l200-h200.jpeg" type="image/jpeg"/><link>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/interview-pierre-dubois,55.html</link>
<description><![CDATA[ <br />

	LE LOMBARD. « Elficologue »…, vous inventez des mots, mais aussi et surtout des univers, et en particulier celui des elfes. Où puisez-vous votre imagination ?<br />

	P.D. Je puise mon imagination dans le grand chaudron magique de toutes les croyances, de toutes les mythologies qui existent déjà. Ces comtes, ces histoires, tout cet imaginaire, tout ce merveilleux qui...]]></description>
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	LE LOMBARD.&nbsp;&laquo;&nbsp;Elficologue&nbsp;&raquo;&hellip;, vous inventez des mots, mais aussi et surtout des univers, et en particulier celui des elfes. O&ugrave; puisez-vous votre imagination&nbsp;?<br />

	P.D. Je puise mon imagination dans le grand chaudron magique de toutes les croyances, de toutes les mythologies qui existent d&eacute;j&agrave;. Ces comtes, ces histoires, tout cet imaginaire, tout ce merveilleux qui s&rsquo;est amoncel&eacute; au cours des &acirc;ges, au cours des si&egrave;cles, disons qu&rsquo;il n&rsquo;est pas fig&eacute;. C&rsquo;est un merveilleux que chacun peut puiser, on y apporte chacun quelque chose. On a d&eacute;j&agrave; chacun notre propre mythologie, notre propre imaginaire. Et donc quand on vient les cueillir, on les ravive. C&rsquo;est un peu comme les lampes d&rsquo;Aladin. Quand on les frotte, ou comme certains mots, comme vous disiez tout &agrave; l&rsquo;heure &nbsp;que j&rsquo;invente des mots, pour moi les mots c&rsquo;est aussi comme des lampes d&rsquo;Aladin, ils sont magique. On les a oubli&eacute;s, parfois ils sont dans des coins de dictionnaire, il suffit de les prendre, de les frotter un peu, et la magie du mot en ressort. Parce que tous ces mots, toutes ces l&eacute;gendes signifient quelque chose. Ca vient d&rsquo;un imaginaire, d&rsquo;une mythologie collective, qui vient du fond des &acirc;ges. Nos anc&ecirc;tres devant la nature avaient peur, ne comprenaient pas ce qui se passait autour d&rsquo;eux, les couch&eacute;s de soleil, les arc-en-ciel. Ils avaient besoin de raconter, d&rsquo;imaginer des &ecirc;tres qui fabriquaient &ccedil;a, des dieux, des demi-dieux, des f&eacute;es, des lutins.&nbsp;Donc tout &ccedil;a existe d&eacute;j&agrave;. J&rsquo;ai puis&eacute; l&agrave; dedans et aussi pendant tr&egrave;s longtemps j&rsquo;ai fait du collectage. C&rsquo;est-&agrave;-dire que j&rsquo;allais dans les campagnes, dans les villes et j&rsquo;allais voir des anciens qui me racontaient des histoires. Tout &ccedil;a, &ccedil;a m&rsquo;a fait une esp&egrave;ce de tissu, de trame et lorsque j&rsquo;ai envie de raconter quelque chose je puise l&agrave; dedans et j&rsquo;ajoute aussi ma recette. C&rsquo;est une potion magique, c&rsquo;est un filtre, j&rsquo;ajoute des ingr&eacute;dients &agrave; droite, &agrave; gauche, et puis je raconte &agrave; ma mani&egrave;re.<br />

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	LE LOMBARD. Scrubby, le personnage principal quitte son village natal pour Londres. Ca me rappelle vaguement quelque chose&hellip; J&rsquo;ai lu quelque part qu&rsquo;enfant, vous avez du abandonner les plaines des Ardennes pour une ville bien plus au nord, Valencienne. Cette nostalgie ne vous a jamais vraiment quitt&eacute;&nbsp;?<br />

	P.D. Je crois &agrave; l&rsquo;influence et &agrave; l&rsquo;esprit des lieux, au genius loci, et le fait d&rsquo;&ecirc;tre n&eacute;e dans une for&ecirc;t, d&rsquo;avoir &eacute;t&eacute; impr&eacute;gn&eacute; par l&rsquo;atmosph&egrave;re foresti&egrave;re, les grands arbres, les l&eacute;gendes, par la Meuse qui fait ses boucles. C&rsquo;est une terre assez proche de la Bretagne, qui est vraiment nourrie de l&eacute;gendes et qui est vraiment nourrie de l&eacute;gendes. Et puis brusquement je suis arriv&eacute; &agrave; Valencienne qui &eacute;tait vraiment une ville du Nord. Il n&rsquo;y a pas vraiment de diff&eacute;rence dans le climat, le nord et les Ardennes, bien que ce soit plus &agrave; l&rsquo;est. Mais c&rsquo;est le fait d&rsquo;&ecirc;tre dans une ville o&ugrave; je n&rsquo;avais plus ces for&ecirc;ts. J&rsquo;ai du la recr&eacute;er, recr&eacute;er toutes ces l&eacute;gendes. J&rsquo;ai eu comme une esp&egrave;ce de&nbsp; manque, de nostalgie, de frustration et j&rsquo;ai donc recr&eacute; cette for&ecirc;t dans mon jardin. Il y avait un jardin clos et j&rsquo;&eacute;tais un enfant r&ecirc;veur &agrave; la Bachelard. Tout &eacute;tait pr&eacute;texte &agrave; retourner dans ma for&ecirc;t.&nbsp; La for&ecirc;t de Sherwood est devenue la for&ecirc;t de Broc&eacute;liande. J&rsquo;ai eu besoin de recr&eacute;er un l&eacute;gendaire, mon l&eacute;gendaire et c&rsquo;est vrai que j&rsquo;&eacute;tais un enfant r&ecirc;ve. Et l&rsquo;enfant qui r&ecirc;ve recr&eacute;e un tas de monde. L&rsquo;imaginaire d&rsquo;un enfant c&rsquo;est in&eacute;puisable, c&rsquo;est infini et c&rsquo;est dommage qu&rsquo;on ne les laisse plus r&ecirc;ver. L&rsquo;enfant qui s&rsquo;ennuie va chercher des histoires dans son imaginaire alors que maintenant on veut absolument l&rsquo;occuper, on le met devant la t&eacute;l&eacute;vision. Il a ses jeux et tous ces trucs qui l&rsquo;emp&ecirc;chent de r&ecirc;ver. Les jouets sont d&eacute;j&agrave; tout faits et on l&rsquo;emm&egrave;ne au judo, on l&rsquo;emm&egrave;ne &agrave; ceci. On a l&rsquo;impression qu&rsquo;on ne veut pas une seule seconde qu&rsquo;il se retrouve avec lui-m&ecirc;me, qu&rsquo;il se retrouve avec ses r&ecirc;ves. Est-ce qu&rsquo;il pourrait imaginer&nbsp;? Non, on veut tout de suite le conditionner. Il faut qu&rsquo;il soit actif et certainement pas un r&ecirc;veur. Il faut l&rsquo;emp&ecirc;cher de penser. On va l&rsquo;envoyer au foot qui est quand m&ecirc;me, on sait ce que c&rsquo;est le foot, qui est un sport o&ugrave; il y a une poign&eacute;e de milliardaires qui tape dans une balle pendant que les ch&ocirc;meurs les regardent jouer. Il y a un peu de &ccedil;a et je trouve &ccedil;a dommage. Disons que pour moi tout s&rsquo;est pass&eacute; dans l&rsquo;enfance et m&ecirc;me ma r&eacute;volte. J&rsquo;ai esp&eacute;r&eacute; beaucoup de l&rsquo;&eacute;cole. Je ne savais pas encore lire, j&rsquo;avais tr&egrave;s peu de livres &agrave; la maison, parce que j&rsquo;&eacute;tais la g&eacute;n&eacute;ration &laquo;&nbsp;ah lire c&rsquo;est du bourrage de cr&acirc;ne, tu vas t&rsquo;ab&icirc;mer les yeux&raquo;. Donc je regardais les images mais le peu d&rsquo;images que j&rsquo;avais me faisait r&ecirc;ver. J&rsquo;avais besoin d&rsquo;imaginaire et je me disais que quand j&rsquo;arriverai &agrave; l&rsquo;&eacute;cole &ccedil;a allait &ecirc;tre formidable, parce que le livre est devenu quelque chose de magique. C&rsquo;&eacute;tait pour moi une esp&egrave;ce de grimoire et on allait me raconter qu&rsquo;il y avait des secrets dedans. J&rsquo;allais pouvoir &ecirc;tre un mousquetaire, un chevalier, ce qu&rsquo;on veut. Et j&rsquo;ai &eacute;t&eacute; extr&ecirc;mement d&eacute;&ccedil;u par l&rsquo;&eacute;cole qui me faisait me mettre dans un moule dans lequel je ne voulais pas rentrer. Donc j&rsquo;ai &eacute;t&eacute; tout de suite un mauvais &eacute;l&egrave;ve, un &eacute;l&eacute;ment au fond de la classe qui s&rsquo;ennuyait, qui regardait par la fen&ecirc;tre, qui s&rsquo;int&eacute;ressait quand m&ecirc;me &agrave; dessiner et &agrave; &eacute;crire un peu. Mes r&eacute;dactions &eacute;taient bonnes mais tout le reste &ccedil;a m&rsquo;emmerdait vraiment prodigieusement et tout &ccedil;a en fait c&rsquo;est presque bien. Je pense que les enfants maintenant justement c&rsquo;est dommage, on doit les obliger &agrave; faire des trucs qu&rsquo;ils n&rsquo;aiment pas. On devient trop cool quelque part parce que c&rsquo;est terrible &agrave; dire, mais l&rsquo;&eacute;poque victorienne qui &eacute;tait tellement r&eacute;pressive, tellement ferm&eacute;, a permit &agrave; Barrie d&rsquo;&eacute;crire Peter Pan, &agrave; Lewis Carroll d&rsquo;&eacute;crire Alice au pays des merveilles, tous ces grands textes, tous ces beaux textes, tout&nbsp; cet imaginaire, les pr&eacute;rapha&eacute;lites, les grands peintres, les grands dessinateurs &eacute;taient coinc&eacute;s dans des cols en cellulo&iuml;d. Et c&rsquo;est ce que je raconte dans la l&eacute;gende du Changeling. C&rsquo;est une soci&eacute;t&eacute; r&eacute;pressive, ferm&eacute;e, coinc&eacute;e et justement il y avait un d&eacute;sir d&rsquo;&eacute;clatement derri&egrave;re, un d&eacute;sir cr&eacute;atif qui &eacute;tait important. Alors que maintenant il suffit de chanter un tout petit peu et puis on en fait tout un fantoche. Enfin je ne veux pas dire qu&rsquo;avant c&rsquo;&eacute;tait mieux, attention. Ce n&rsquo;est pas &ccedil;a c&rsquo;est qu&rsquo;il y avait des in&eacute;galit&eacute;s, c&rsquo;&eacute;tait moche&hellip;&nbsp; Mais l&rsquo;enfant &eacute;tait plus libre alors qu&rsquo;on a l&rsquo;impression qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui il est compl&egrave;tement libre. Le trop libre enferme, c&rsquo;est comme la magie, la vraie magie &ccedil;a se fait tout seul, &ccedil;a se fait d&rsquo;une mani&egrave;re tr&egrave;s intime avec la nature tout autour. La vraie magie c&rsquo;est quelque chose de pr&eacute;cieux, ce n&rsquo;est pas les effets sp&eacute;ciaux, maintenant on fait trop d&rsquo;effets sp&eacute;ciaux. Et un exc&egrave;s d&rsquo;effets sp&eacute;ciaux tue l&rsquo;image, tue la magie, tue le merveilleux, il faut faire tr&egrave;s attention.<br />

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	LE LOMBARD. Dans la l&eacute;gende du Changeling, il est &eacute;galement question des origines. La qu&ecirc;te de l&rsquo;identit&eacute; est-elle une autre composante de votre travail&nbsp;?<br />

	P.D. Oui, disons que l&rsquo;origine on ne sait pas trop ce qu&rsquo;il en est. Justement je lisais en ce moment, car je pr&eacute;pare un livre sur les fant&ocirc;mes, Bachelard, parce qu&rsquo;il parle de l&rsquo;origine de l&rsquo;enfant et il disait que l&rsquo;enfant r&ecirc;veur a des r&ecirc;veries cosmiques. Il est vraiment en harmonie avec le monde, &agrave; ce qu&rsquo;on devrait &ecirc;tre &agrave; l&rsquo;origine. Or notre origine est tout de suite prise en main par nos soci&eacute;t&eacute;s, par ce qu&rsquo;il faut penser, ce qu&rsquo;il faut dire. Il y a m&ecirc;me des &eacute;missions maintenant, ils&nbsp; nous trouvent tellement cons, qu&rsquo;ils sont l&agrave; pour nous expliquer ce qu&rsquo;&agrave; voulu dire tel politique. On nous explique ce qu&rsquo;on doit penser, c&rsquo;est quand m&ecirc;me affolant. Et l&rsquo;origine ce n&rsquo;est pas &ccedil;a et mon h&eacute;ros du Changeling raconte &ccedil;a. Alors qu&rsquo;est ce que le Changeling&nbsp;? &nbsp;A l&rsquo;origine quand le monde a &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;, tout &ccedil;a attention c&rsquo;est au point de vue de l&rsquo;elficologue, du point de vue de la mythologie et des croyances et des mythes. Donc les dieux cr&eacute;ent, l&rsquo;homme cr&eacute;e la faune, la flore, etc&hellip; On conna&icirc;t la r&eacute;volte de Lucifer et donc les dieux font choisir entre le bien et le mal, entre Lucifer qui est pourtant le dieu de lumi&egrave;re malgr&eacute; tout et ceux qui choisissent Lucifer sont envoy&eacute;s en enfer et deviennent des d&eacute;mons et par contre ceux qui vont choisir le bien vont devenir des anges. Ca c&rsquo;est la vision chr&eacute;tienne. Ceux qui ne vont pas choisir entre le bien et le mal vont devenir les f&eacute;es, c&rsquo;est l&rsquo;innocence, &nbsp;c&rsquo;est l&rsquo;enfance, c&rsquo;est pour moi la v&eacute;ritable origine. C&rsquo;est-&agrave;-dire qu&rsquo;on a le choix, et donc on est dans un monde interm&eacute;diaire, les limbes, la f&eacute;erie, le monde &agrave; part et donc malgr&eacute; tout les elfes, les f&eacute;es sont oblig&eacute;s de payer tr&egrave;s cher le tribut au diable pour garder cette libert&eacute;. Et comme ils ne veulent pas donner un de leurs enfants et bien ils vont en voler un chez les mortels, chez les humains. Ils vont le voler dans un berceau, et ils vont mettre le leur &agrave; la place. Donc le Changeling pour moi c&rsquo;est un enfant qui d&eacute;couvre le monde. D&rsquo;ailleurs le th&egrave;me de tous les comtes de f&eacute;es c&rsquo;est &agrave; travers une all&eacute;gorie, &agrave; travers un comte de f&eacute;es. On raconte l&rsquo;histoire de l&rsquo;enfance, de notre enfance, de notre devenir &agrave; travers un monde qui n&rsquo;est pas vraiment le notre, qui aurait pu &ecirc;tre bien mieux, qui aurait pu &ecirc;tre tout autre si on avait peut &ecirc;tre respect&eacute; l&agrave;, v&eacute;ritablement, les choses naturelles et surnaturelles. C&#39;est-&agrave;-dire que c&rsquo;est un tout. Et l&agrave;, on nous donne une soci&eacute;t&eacute; qu&rsquo;on a d&eacute;cid&eacute;, avec toutes ses horreurs. Les comtes de f&eacute;e c&rsquo;est &ccedil;a, une petite fille, un petit gar&ccedil;on, qui va devoir affronter les dragons, qui va devoir affronter les hommes. Et ces gens, ces personnes, ces monstruosit&eacute;s qu&rsquo;on va rencontrer dans notre vie quotidienne c&rsquo;est la mar&acirc;tre, la belle-m&egrave;re, le professeur qui ne comprend rien, qui est m&eacute;chant et but&eacute;, le roi, le tyran, l&rsquo;ogre, le dragon, qui est la force brute, la guerre. Et il va devoir s&rsquo;en sortir, il va devoir traverser toutes ces &eacute;preuves pour se r&eacute;aliser, pour r&eacute;aliser sa qu&ecirc;te, ce qu&rsquo;il doit faire. Et le Changeling c&rsquo;est un peu &ccedil;a. Il est ce petit bout d&rsquo;homme qui n&rsquo;a pas choisi d&rsquo;&ecirc;tre l&agrave; r&eacute;ellement. Il est entre deux mondes et donc il va rencontrer les horreurs de l&rsquo;&eacute;poque victorienne o&ugrave; les enfants &eacute;taient jet&eacute;s &agrave; l&rsquo;usine, &agrave; partir de 8-9 ans, la mis&egrave;re, les joues creuses, les premi&egrave;res gr&egrave;ves, la r&eacute;volte, etc. Et il va assister &agrave; &ccedil;a avec toute sa part d&rsquo;innocence et toute sa part de fantastique et de merveilleux. Il ignore qui il est et pour moi &ccedil;a c&rsquo;est la qu&ecirc;te de toutes origines. L&rsquo;origine est la part de toute qu&ecirc;te. C&rsquo;est d&rsquo;aller jusqu&rsquo;au bout et au bout qu&rsquo;est-ce que c&rsquo;est, on ne sait toujours pas et c&rsquo;est peut-&ecirc;tre un autre voyage. Il y a Barrie qui fait dire &agrave; Peter Pan &laquo;&nbsp;La mort ce sera une grande et belle aventure.&nbsp;&raquo;, bon autant &eacute;videmment ne pas y aller tout de suite (rires). Mais peut-&ecirc;tre qu&rsquo;elle ne ferme rien et m&ecirc;me si elle ferme quelque chose, notre imaginaire aujourd&rsquo;hui sert &agrave; prolonger la vie encore ailleurs. Et &ccedil;a je pense que notre qu&ecirc;te c&rsquo;est de traverser comme le petit poucet, comme le paladin, comme le petit chaperon rouge et de lutter jusqu&rsquo;au bout en respectant la nature, en respectant l&rsquo;oiseau qu&rsquo;on va rencontrer, la coccinelle qu&rsquo;on va sauver, la fourmi qui se r&eacute;v&eacute;lerait &ecirc;tre un g&eacute;nie qui va nous aider en respectant la belle ou la laide vieille femme qui traverse la for&ecirc;t. On a comme &ccedil;a tous les jours des &eacute;preuves et c&rsquo;est vrai que d&rsquo;histoires en histoires, c&rsquo;est ce sch&eacute;ma de comte de f&eacute;e, pour moi est toujours l&agrave;. Le comte, c&rsquo;est celui qui est parti chercher la peur, c&rsquo;est tous ces h&eacute;ros c&rsquo;est Hansel et Gretel. On peut &ecirc;tre Robin des bois, Merlin, tout est possible si on veut.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<br />

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	LE LOMBARD. Tout &agrave; l&rsquo;heure vous me parliez d&rsquo;un livre que vous &ecirc;tes entrain de pr&eacute;parer sur les fant&ocirc;mes. Quels sont vos projets actuels et sur le long terme quels univers avez-vous envie de d&eacute;velopper&nbsp;?<br />

	P.D. Toujours un peu les m&ecirc;me. J&rsquo;ai fait une encyclop&eacute;die des lutins quand j&rsquo;&eacute;tais jeune et joyeux (rires), ensuite une encyclop&eacute;die des f&eacute;es parce que c&rsquo;&eacute;tait l&rsquo;univers de la femme, ensuite les elfes qui ont choisis de quitter ce monde pour rejoindre leurs collines. Et vu mon &acirc;ge, comme j&rsquo;y vais tout doucement, je m&rsquo;int&eacute;resse aux fant&ocirc;mes parce que c&rsquo;est justement les personnages que je vais rencontrer. L&agrave;, je suis entrain de pr&eacute;parer un bouquin sur les fant&ocirc;mes et je crois que je vais en faire plusieurs&nbsp;; un bouquin sur les fant&ocirc;mes et aussi sur les revenants parce que les fant&ocirc;mes &ccedil;a peut &ecirc;tre un parfum, c&rsquo;est immat&eacute;riel, alors que le revenant vient encore, lui c&rsquo;est un mort qui revient, il est comme le spectre, lui qui est particuli&egrave;rement effrayant.&nbsp; Alors ce premier bouquin sur les fant&ocirc;mes est illustr&eacute; par Blackmoor, qui a d&eacute;j&agrave; fait un bouquin tr&egrave;s beau sur les dragons et je pr&eacute;pare un autre bouquin avec Ren&eacute; Hausman, qui est un grand illustrateur sur le l&eacute;gendaire des saisons. Maintenant les saisons passent et on se moque des dictons. Mais justement si on savait, si on s&rsquo;int&eacute;ressait aux croyances, au folklore, &agrave; la mythologie des saisons. On se rend compte qu&rsquo;on a tout fait pour justement oublier, on est devenu tr&egrave;s citadin, on est devenu tr&egrave;s enferm&eacute; dans les villes, dans le ciment, dans le vert. Il n&rsquo;y a plus de pierre, mais l&rsquo;acier, l&agrave; o&ugrave; le vent ne s&rsquo;accroche pas, l&agrave; o&ugrave; les oiseaux ne peuvent pas se nicher. Je vais souvent dans les gares parce que je voyage beaucoup en train. Je me rends compte que les gares se sont d&eacute;shumanis&eacute;es, les lieux avant &eacute;tait sacralis&eacute;s, les bois, les sources, on avait pas le droit de les polluer, parce qu&rsquo;elles &eacute;taient sacr&eacute;es et les demeures, les gares &eacute;taient humanis&eacute;es, les clochards pouvaient se chauffer un peu dedans. Maintenant on fait des gares venteuses, froides, glac&eacute;es pour que les gens ne fassent que passer, on ne peut pas s&rsquo;arr&ecirc;ter, on ne peut pas se poser. Elle est fonctionnelle. On ne peut pas s&rsquo;asseoir, elle est en g&eacute;n&eacute;ral en acier avec des si&egrave;ges o&ugrave; on glisse dessus, un peu en pente pour qu&rsquo;on ne puisse pas s&rsquo;asseoir. On ne peut pas s&rsquo;y reposer, et surtout pas se chauffer pour qu&rsquo;on puisse s&rsquo;y arr&ecirc;ter. On ne fait qu&rsquo;y passer finalement pour les trains, et comme les trains sont en retard maintenant du coup on se les g&egrave;le b&ecirc;tement et donc on a perdu tout contact avec la v&eacute;ritable nature. Il y a une d&eacute;sharmonisation, et c&rsquo;est le l&eacute;gendaire, ce sont les comtes, les croyances, ce que disait nos anciens, ce qui est important de retrouver. Parce qu&rsquo;on a bris&eacute; une harmonie et on le sent d&rsquo;ailleurs parce qu&rsquo;il y a un stress constant. On ne croit plus en ceci, on ne croit plus en cela, je ne parle m&ecirc;me pas des dieux ou quoique ce soit, on ne croit plus en soi-m&ecirc;me, on ne croit plus aux &eacute;l&eacute;ments. Et il y a une esp&egrave;ce de fuite en avant et je me suis int&eacute;ress&eacute; &agrave; &ccedil;a donc je pr&eacute;pare ces bouquins l&agrave; en ce moment.<br />]]></corps>
<pubDate>Thu, 05 Apr 2012 00:00:00 GMT</pubDate>
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<item><title><![CDATA[Interview de Philippe Xavier réalisée par Sceneario.com]]></title>
<enclosure url="http://www.lelombard.com/images/actualite/interview-philippe-xavier-realisee-par-sceneario-com-2677-l200-h200.jpg" type="image/jpeg"/><link>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/interview-philippe-xavier-realisee-par-sceneario-com,52.html</link>
<description><![CDATA[ INTERVIEW DU CROISE PHILIPPE XAVIER<br />

	Sceneario.com : Bonjour Philippe. Ton actualité récente est la sortie du tome 6 de Croisade (qui aurait du être le tome 2 de Nomade). Pourquoi ce retour au titre de Croisade ?<br />

	Philippe Xavier : Tiens on ne me l'avait pas encore posée, cette question !! :) Attends, je recherche dans mes anciennes interviews...j'avais une réponse fort...]]></description>
<corps><![CDATA[
	&nbsp;INTERVIEW DU CROISE PHILIPPE XAVIER<br />

	Sceneario.com : Bonjour Philippe. Ton actualit&eacute; r&eacute;cente est la sortie du tome 6 de Croisade (qui aurait du &ecirc;tre le tome 2 de Nomade). Pourquoi ce retour au titre de Croisade ?<br />

	Philippe Xavier : Tiens on ne me l&#39;avait pas encore pos&eacute;e, cette question !! :) Attends, je recherche dans mes anciennes interviews...j&#39;avais une r&eacute;ponse fort bien &eacute;crite ...ahhh la voil&agrave; : Le choix du titre NOMADE r&eacute;pondait &agrave; priori &agrave; un souhait de simplicit&eacute; et de clart&eacute;. D&#39;une part, nous voulions &eacute;viter l&#39;usage parfois &quot;lourd&quot; des titres et sous-titres en cascade (S&eacute;rie, cycle, &eacute;pisode, ....). D&#39;autre part, &ccedil;a r&eacute;pondait &agrave; notre soucis de mettre en &eacute;vidence le fait que ces albums pouvaient &ecirc;tre lus ind&eacute;pendamment de la lecture pr&eacute;alable des quatre premiers tomes de CROISADE, &agrave; l&#39;intention de nouveaux lecteurs, tout en conservant l&#39;esprit de CROISADE dans la maquette de la couverture afin de proposer une collection homog&egrave;ne aux lecteurs existants. Mais il s&#39;est av&eacute;r&eacute; que le choix du titre NOMADE a eu l&#39;effet contraire et a plut&ocirc;t pr&ecirc;t&eacute; &agrave; confusion dans le positionnement de la s&eacute;rie. Nous nous &eacute;tions en r&eacute;alit&eacute; &eacute;loign&eacute; de l&#39;esprit de notre projet, &agrave; savoir, CROISADE, un socle, un univers que nous voulons continuer &agrave; explorer &agrave; travers plusieurs personnages de la s&eacute;rie en d&eacute;veloppant leurs aventures, sous forme d&#39;&eacute;pisodes distincts et sp&eacute;cifiques &agrave; chacun d&#39;entre eux. (comme dans Blueberry, l&#39;ensemble de l&#39;histoire &eacute;volue par cycles d&#39;albums ou bien sur Murena avec les cycles de la m&egrave;re et de l&#39;&eacute;pouse par exemple ) Et c&#39;est vrai que naturellement, nous &eacute;tions les premiers &agrave; parler de CROISADE T5 &agrave; la place de NOMADE T1. Lapsus r&eacute;v&eacute;lateur ... :-)<br />

	Sceneario.com : Je trouve que tu am&eacute;liores de plus en plus ton style sur cette s&eacute;rie. Abordes-tu chaque nouveaut&eacute; diff&eacute;remment ?<br />

	Philippe Xavier : Comment &ccedil;a ? T&#39;aimais pas mes dessins ? Ils &eacute;taient pas beaux mes dessins ? :) Merci. C&#39;est le but du jeu :-) J&#39;essaie de progresser &agrave; chaque tome sans trop me prendre la t&ecirc;te. Je me laisse bercer par l&#39;univers que je dois illustrer en &eacute;vitant de faire deux fois les m&ecirc;mes erreurs. J&#39;&eacute;coute les critiques amicales et professionnelles, avec un seul but, m&#39;am&eacute;liorer. C&#39;est mon moteur.<br />

	Sceneario.com : Qu&rsquo;est ce qui te plait dans cette saga ? Quelles ont &eacute;t&eacute; tes influences pour ce sujet?<br />

	Philippe Xavier : Un univers riche &agrave; illustrer, donner vie &agrave; des personnages charismatiques,... que demander de plus ? J&#39;aime sentir le souffle de l&#39;aventure quand je dessine. J&#39;ai besoin d&#39;&ecirc;tre transport&eacute; dans un autre univers pour donner le meilleur de moi m&ecirc;me. L&#39;&eacute;vasion est primordiale dans mon travail. Parmi mes influences, je citerai d&rsquo;abord Gustave Dor&eacute;. Il y a aussi des films comme le Cid d&rsquo;Anthony Mann avec Charlton Heston et Sophia Lauren, Kingdom of Heaven de Ridley Scott et tous les films sur les croisades comme Richard C&oelig;ur de Lion et Robin des Bois. C&ocirc;t&eacute; bande dessin&eacute;e, il y a bien s&ucirc;r les Tours de Bois-Maury d&rsquo;Hermann : il n&rsquo;y a que deux ou trois tomes qui se consacrent aux croisades, mais c&rsquo;est toujours en fond de toile. Sans oublier la douzaine de grands tableaux illustrant les croisades expos&eacute;s &agrave; Versailles. Je m&rsquo;impr&egrave;gne donc de toute cette source d&rsquo;inspiration historique. Les &oelig;uvres des peintres orientalistes m&#39;ont captiv&eacute; d&egrave;s mon plus jeune &acirc;ge, et bien que les ann&eacute;es passent, le charme reste intact.<br />

	Sceneario.com : As-tu &laquo; bataill&eacute; &raquo; longtemps pour trouver tes personnages ?<br />

	Philippe Xavier : Trouver les personnages est g&eacute;n&eacute;ralement assez facile. C&#39;est un exercice fabuleux que de cr&eacute;er des &quot;acteurs&quot; qui vont nous accompagner tout au long de nos aventures. Je bataille rarement sauf quand je d&eacute;capite une ou deux t&ecirc;tes :-) Bon ok &ccedil;a arrive assez fr&eacute;quemment!<br />

	Sceneario.com : Jean Dufaux t&rsquo;avait il donn&eacute; des indications particuli&egrave;res ? Tiens, prenons celui-ci : Hakim le noir ? Qui a donn&eacute; ce look a ce personnage ?<br />

	Philippe Xavier : Jean et moi discutons souvent du d&eacute;roulement de l&#39;histoire et bien s&ucirc;r, des personnages. J&#39;ai besoin de connaitre leur histoire, comprendre leurs r&eacute;actions pour pouvoir jouer avec leurs &eacute;motions, les faire vivre comme des acteurs. C&#39;est pour cela que mes personnages prennent de la &quot;bouteille&quot; au fil des pages, au fil de leurs aventures. Pour Hakim le noir, je devais lui donner cet air de folie, une folie que l&#39;on retrouve dans ses cheveux :-) L&agrave;, j&#39;ai pas eu trop de mal, il suffit de me regarder le matin en me levant du lit :-). J&#39;ai &eacute;galement jou&eacute; avec les ombres sur son visage qui contrastent avec son large sourire d&eacute;moniaque. J&#39;ai travaill&eacute; son mouvement corporel pour intensifier sa folie.<br />

	Sceneario.com : As-tu un personnage pr&eacute;f&eacute;r&eacute;, plus facile &agrave; dessiner dans cette s&eacute;rie ?<br />

	Philippe Xavier : Pas vraiment. Ils ont tous quelque chose de particulier. L&rsquo;&eacute;ventail est large. Et puis comment ne pas adorer dessiner ces belles femmes sensuelles aux courbes dangereuses et ces mecs aux tronches ...dignes d&#39;un pack d&#39;avant de rugby ? (dont je salue au passage la magnifique finale en coupe du monde :)<br />

	Sceneario.com : Comment travaille Philippe Xavier ? Comment s&rsquo;organise ta journ&eacute;e ?<br />

	Philippe Xavier : Je dirais que je suis quelqu&#39;un de tr&egrave;s r&eacute;gulier. Mes semaines se ressemblent, seules les planches changent. Je commence &agrave; travailler vers 8 h, et depuis quelques ann&eacute;es, je pose les crayons vers 19 h cela 6 jours par semaine. Vivant &agrave; Bruxelles, d&egrave;s que le soleil pointe son nez, j&#39;en profite pour entretenir mon bronzage sur la terrasse et je me d&eacute;gourdis les jambes dans le parc-d-&agrave;-c&ocirc;t&eacute;. Bref, je m&egrave;ne une vie tout &agrave; fait banale qui se r&eacute;sumerait en quelques mots : dessins, voyages, dessins, siestes, c&acirc;lins, amis, dessins, pause BN, dessins, nature, restos, TV, foot, cin&eacute;, rugby, dodo, r&ecirc;ves, dessins.<br />

	Sceneario.com : Peux tu nous parler de ta collaboration avec Jean Dufaux ?<br />

	Philippe Xavier : Jean me fournit un sc&eacute;nario tr&egrave;s d&eacute;taill&eacute;, avec les mots justes qui me parlent et se transforment rapidement et naturellement en images. Il me laisse beaucoup de libert&eacute;, sinon je ne pourrais pas travailler. J&rsquo;ai besoin d&rsquo;espace dans ma vie personnelle et dans mon travail. Jean me transmet le sc&eacute;nario par cinq-huit planches &agrave; la fois. C&#39;est l&#39;occasion de se retrouver autour d&#39;une bonne table, g&eacute;n&eacute;ralement avec les amis, Philippe Delaby et J&eacute;r&eacute;my. On discute des planches crayonn&eacute;es, de la suite de nos sc&eacute;narios respectifs, on &eacute;change, on se critique, on se motive, dans une ambiance tr&egrave;s joviale, un peu potache. Je retourne chez moi, je r&eacute;alise les crayonn&eacute;s et on se revoit alors quelques semaines plus tard. Lorsque Jean d&eacute;couvre les crayonn&eacute;s, il enfile sa casquette de lecteur. Ses remarques portent essentiellement sur les cadrages, les &laquo; mouvements de cam&eacute;ra &raquo;, remarques judicieuses et pr&eacute;cises qui am&eacute;liorent la mise en page et la fluidit&eacute; de la narration.<br />

	Sceneario.com : Cot&eacute; recherches historiques : o&ugrave; puises tu les documents (si c&rsquo;est le cas) pour recr&eacute;er le monde m&eacute;di&eacute;val ?<br />

	Philippe Xavier : Au fil des tomes de Croisade, ma biblioth&egrave;que s&#39;est agrandie, enrichie de beaux ouvrages sur le Moyen Age et l&#39;art de l&#39;Islam, ainsi que ceux des peintres orientalistes qui sont ma source principale de r&eacute;f&eacute;rences pour les costumes d&rsquo;&eacute;poque. Mais bien que je sois tr&egrave;s m&eacute;ticuleux et pr&eacute;cis dans mon dessin, je n&rsquo;attache pas particuli&egrave;rement mon attention sur la v&eacute;racit&eacute; de tout ce que je dessine. J&rsquo;aime m&rsquo;appuyer sur une base solide pour prendre un malin plaisir &agrave; me l&rsquo;approprier. Notre Croisade est avant tout une pointe de l&rsquo;Histoire qui s&rsquo;enfonce dans le tissu des milles et une nuits o&ugrave; la magie et le fantastique jouent un r&ocirc;le important, d&rsquo;o&ugrave; ma libert&eacute; graphique. Et j&rsquo;en profite pleinement. J&rsquo;aime d&eacute;former ce que je vois pour cr&eacute;er un univers tr&egrave;s particulier que l&rsquo;on d&eacute;couvre dans Croisade. Mais pour pouvoir &quot;d&eacute;former&quot;, il faut avant tout maitriser son sujet et surtout comprendre comment cela fonctionne gr&acirc;ce &agrave; la documentation, mais aussi, d&egrave;s que l&#39;occasion se pr&eacute;sente, aux voyages (Maroc, Turquie, villages m&eacute;di&eacute;vaux en France, &hellip;) Le plus important, c&rsquo;est que le lecteur se sente en Orient, ou en Flandres, fin du 12&egrave;me si&egrave;cle. Apr&egrave;s, je fais travailler mon imagination : je ne dirais pas que c&rsquo;est inn&eacute;, mais c&rsquo;est quelque chose que je travaille en regardant les films, en lisant des livres. C&rsquo;est aussi un jeu entre Jean et moi. On se stimule, on a chacun nos envies : moi graphiques, lui sc&eacute;naristiques. On se tend la perche, on se bouscule un peu et &ccedil;a donne ce qu&rsquo;on voit dans Croisade !<br />

	Sceneario.com : Je trouve que certaines cases de ce tome 6 sont superbes. Cela pourrait faire de beaux tableaux. Y as-tu d&eacute;j&agrave; song&eacute; ?<br />

	Philippe Xavier : Merci. En faire des tableaux ? N&#39;exag&eacute;rons pas :-) Je pr&eacute;f&egrave;re faire de la BD.<br />

	Sceneario.com : Nous sommes au temps des croisades. Y aurais tu pris part ?<br />

	Philippe Xavier : J&#39;ai d&eacute;j&agrave; eu le plaisir d&#39;enfiler la panoplie compl&egrave;te du bon playmobile, heu pardon, du chevalier, cote de maille de la t&ecirc;te au pied, casque, bouclier, et d&#39;&eacute;changer quelques coups d&#39;&eacute;p&eacute;e. Et bien que je ne sois point ch&eacute;tif...je dirais... non merci, sans fa&ccedil;on :-)<br />

	Sceneario.com : Outre Croisade, as-tu d&rsquo;autres projets en vue ?<br />

	Philippe Xavier : Je travaille en ce moment &agrave; la r&eacute;alisation d&#39;un diptyque, toujours avec Jean Dufaux au sc&eacute;nario et Jean-Jacques Chagnaud aux couleurs : Conquistador. http://conquistador-xavier.blogspot.com/ pour en savoir plus, un peu plus. Pour les &eacute;ditions Gl&eacute;nat, sortie en 2012. Un nouveau challenge est toujours tr&egrave;s motivant, le plaisir est au rendez-vous.<br />

	Sceneario.com : Quel est ton dernier coup de c&oelig;ur pour une bande dessin&eacute;e ?<br />

	Philippe Xavier : &laquo; Dorian Gray &raquo; de Corominas, des &eacute;ditions Daniel Maghen et bien s&ucirc;r &laquo; Lady Elza &raquo; et &laquo; Barracuda T2 &raquo; des amis Jean Dufaux, Philippe Wurm et J&eacute;r&eacute;my. Sceneario.com : Quel est on dernier coup de c&oelig;ur pour un livre ? Philippe Xavier : Kenneth Cook :&quot;Le koala tueur&quot;, un vrai r&eacute;gal de short stories dans l&#39;outback australien, qui m&#39;a bien fait rire.<br />

	Sceneario.com : Quel est ton dernier coup de c&oelig;ur pour un film ?<br />

	Philippe Xavier : &laquo; Benjamin Button &raquo; que j&#39;ai vu r&eacute;cemment m&#39;a vraiment boulevers&eacute;, un film superbe.<br />

	Sceneario.com : quel a &eacute;t&eacute; ton dernier coup de c&oelig;ur pour une musique ?<br />

	Philippe Xavier: Snow Patrol &laquo; called out the dark &raquo;. Sinon mes bons vieux classiques rock, blues m&#39;accompagnent du matin au soir, de Pink Floyd &agrave; Acdc, en passant par Led Zep...sans oublier un bon Dire Straits bougeant au son des Bee Gees :-) ...et j&#39;en passe et des meilleurs.<br />

	Sceneario.com : Merci, Philippe, pour ce temps pass&eacute; avec nous.<br />

	Philippe Xavier : Merci a vous<br />]]></corps>
<pubDate>Thu, 01 Dec 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
<guid>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/interview-philippe-xavier-realisee-par-sceneario-com,52.html</guid>
</item>
<item><title><![CDATA[Interview de FabCaro par Koala L'impur]]></title>
<enclosure url="http://www.lelombard.com/images/actualite/interview-fabcaro-par-koala-l-impur-2481-l200-h200.JPG" type="image/jpeg"/><link>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/interview-fabcaro-par-koala-l-impur,50.html</link>
<description><![CDATA[ 

	<b>Bonjour, Monsieur Fabcaro ! Ça boume ?</b>

	Bonjour, Monsieur L'impur, ça va.

	 

	T’es avant tout connu pour être un auteur à part dans le milieu littéraire Languedocien-Roussillonnais, une sorte de Mark Twain de l’Hérault. Est-ce qu’à l’instar du célèbre écrivain humoriste du Missouri, il t’arrive de trouver l’inspiration en descendant une rivière en...]]></description>
<corps><![CDATA[
	&nbsp;

	<b>Bonjour, Monsieur Fabcaro&nbsp;! &Ccedil;a boume ?</b>

	Bonjour, Monsieur L&#39;impur, &ccedil;a va.

	&nbsp;

	T&rsquo;es avant tout connu pour &ecirc;tre un auteur &agrave; part dans le milieu litt&eacute;raire Languedocien-Roussillonnais, une sorte de Mark Twain de l&rsquo;H&eacute;rault. Est-ce qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;instar du c&eacute;l&egrave;bre &eacute;crivain humoriste du Missouri, il t&rsquo;arrive de trouver l&rsquo;inspiration en descendant une rivi&egrave;re en radeau ou sur un tronc d&rsquo;arbre&nbsp;? L&rsquo;Orb coulant au bas de chez toi, l&rsquo;exercice est ais&eacute;.

	Ben, tu crois pas si bien dire, je vais marcher en pleine nature, au bord de la rivi&egrave;re, &eacute;couter les arbres, les montagnes, les fleurs. Non, non, j&#39;ai encore rien fum&eacute; l&agrave;, il est trop t&ocirc;t. Mais l&#39;inspiration peut me venir de tout, de petits d&eacute;tails, la plupart du temps des gens que je croise, comme tout auteur j&#39;imagine. J&#39;ai une tendance maladive &agrave; d&eacute;caler instantan&eacute;ment tout ce que je vois, c&#39;est rigolo, mais c&#39;est limite handicapant...

	&nbsp;

	<b>Ton premier roman &laquo;&nbsp;Figurec&nbsp;&raquo; est paru dans la collection blanche de Gallimard. Est-ce que depuis tu as ta table r&eacute;serv&eacute;e chez Drouant &agrave; Paris&nbsp;? Ou, au moins, chez Momo &agrave; P&eacute;z&egrave;nes-les-Mines&nbsp;?</b>

	Ah oui, &agrave; Paris maintenant je mange un kebab o&ugrave; je veux. J&#39;aime beaucoup &eacute;crire, j&#39;ai toujours fait les deux en parall&egrave;le, la BD et le roman. Pour moi ce sont deux approches tr&egrave;s diff&eacute;rentes. L&#39;&eacute;criture du roman demande peut-&ecirc;tre plus d&#39;implication... J&#39;aimerais bien m&#39;y remettre, mais la BD me prend beaucoup de temps en ce moment. Mais je me plains pas hein, j&#39;aime autant.

	&nbsp;

	Tu as voulu faire un livre sans dessins. Et, Paf, Casterman ach&egrave;te les droits et Christian de Metter l&rsquo;adapte en BD. Pas de bol&nbsp;!

	Oui, je suis super content de l&#39;adaptation. Je ne suis pas intervenu, il s&#39;est empar&eacute; du texte et je l&#39;ai laiss&eacute; faire. Et je suis aussi super content d&#39;avoir rencontr&eacute; Christian qui est devenu un ami. C&#39;est marrant parce qu&#39;il a un univers tr&egrave;s tr&egrave;s noir alors que c&#39;est quelqu&#39;un de tr&egrave;s dr&ocirc;le. Et puis on s&#39;est trouv&eacute; pas mal d&#39;affinit&eacute;s musicales aussi. Quand on se voit, on parle plus musique que BD. De toute fa&ccedil;on, la BD c&#39;est nul.

	&nbsp;

	C&#39;est dans le d&eacute;partement de l&rsquo;H&eacute;rault, &agrave; L&eacute;zignan-la-C&egrave;be, qu&#39;ont &eacute;t&eacute; trouv&eacute;es les traces les plus anciennes d&#39;activit&eacute;s d&#39;hominid&eacute;s. Pour l&rsquo;auteur que tu es, est-ce un avantage ou un handicap cet h&eacute;ritage de la plus ancienne dynastie de l&rsquo;Humanit&eacute;&nbsp;?

	Oui, il m&#39;arrive de croiser r&eacute;guli&egrave;rement ce genre d&#39;hominid&eacute;s &agrave; la boulangerie. Non, j&#39;ai pas vraiment le complexe du provincial qui bosse loin de Paris et qui ne s&#39;y rend que sous la menace. Et puis je vois de plus en plus d&#39;auteurs parisiens venir s&#39;installer dans le Sud. L&#39;auteur de BD parisien, dans le Sud, c&#39;est pire que le retrait&eacute; anglais, &ccedil;a pullule. Et puis, de nos jours, on peut travailler de n&#39;importe o&ugrave;, avec le Minitel tout est possible.

	&nbsp;

	Tu as abord&eacute; la bande dessin&eacute;e par le biais de l&rsquo;humour, est-ce un choix, ou est-ce simplement que, comme Charles Pasqua, Albert Spaggiari, Patrick Bosso et tous les habitants du Sud, tu as &ccedil;a dans tes chromosomes&nbsp;?

	L&#39;humour, je trouve &ccedil;a infini. On peut tout exprimer avec l&#39;humour. Le registre est si &eacute;tendu, tu peux aller de l&#39;absurdit&eacute; la plus d&eacute;brid&eacute;e au sentiment le plus noir.

	Mon temp&eacute;rament est justement tout le contraire d&#39;un M&eacute;diterran&eacute;en. Dans la vie, je suis un type assez sinistre. J&#39;aime la pluie, le noir, boire de la bi&egrave;re ti&egrave;de en &eacute;coutant Mano Solo et en lisant Cioran, regarder des films tch&egrave;ques sous-titr&eacute;s en japonais, mater des photos de fans de Joy Division avec des boutons d&#39;acn&eacute;.

	&nbsp;

	Il se dit que tu es venu &agrave; la BD par des publications dans Tch&ocirc;&nbsp;! ainsi que dans un nombre incroyable de magazines. Il se chuchote &eacute;galement que sous couvert de multiples pseudonymes, tu as travaill&eacute; pour divers bulletins paroissiaux. Tu vas avouer, ordure&nbsp;!

	Oui, j&#39;ai commenc&eacute; par Tch&ocirc;, des petits strips par-ci par-l&agrave;. Nob qui s&#39;en occupait &agrave; l&#39;&eacute;poque m&#39;avait contact&eacute; apr&egrave;s avoir vu mes strips dans le Coca&#39;zine, un mensuel culturel alternatif dans lequel j&#39;ai d&eacute;but&eacute;. &Agrave; la m&ecirc;me &eacute;poque que Tch&ocirc;, j&#39;ai commenc&eacute; &agrave; publier dans Psikopat. Je remercierai jamais assez Carali de m&#39;avoir fait confiance &agrave; mes d&eacute;buts. Longue vie au Psiko !

	&nbsp;

	Tu sors des albums plus vite que ton ombre chez tous les &eacute;diteurs de la Terre. (Cela dit, jusqu&rsquo;&agrave; pr&eacute;sent, on n&rsquo;a jamais vu une ombre publier un livre.) Depuis le d&eacute;but de l&rsquo;ann&eacute;e, tu as d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; quatre fois au rayon des nouveaut&eacute;s. Tu es combien dans ton enveloppe charnelle pour arriver &agrave; &ccedil;a&nbsp;?

	J&#39;ai un rapport au temps assez n&eacute;vrotique, j&#39;ai constamment l&#39;impression que je vais mourir demain et qu&#39;il faut que je me d&eacute;p&ecirc;che de faire des trucs avant.... Et puis, si je ne cr&eacute;e pas, je me sens vide. Du coup, je suis toujours dans mon univers, c&#39;est tr&egrave;s p&eacute;nible pour mon entourage, je t&#39;assure. Il faudrait que je l&egrave;ve un peu le pied, que je fasse comme tout le monde, que je voie des gens, que je discute de sujets de soci&eacute;t&eacute;, que j&#39;aille &agrave; Ik&eacute;a, ce genre de choses normales de la vraie vie.

	&nbsp;

	Derni&egrave;rement, est sorti aux &eacute;ditions du Lombard &ldquo;Steve Lumour &ndash; L&rsquo;art de la winne&rdquo;, la premi&egrave;re biographie du comique tr&egrave;s peu comique, Emile Escartefougne.

	J&#39;ai une profonde affection pour les losers, vraiment. C&#39;est pas de l&#39;ordre de la condescendance, de la moquerie ou du voyeurisme, c&#39;est r&eacute;ellement une vraie tendresse. Steve Lumour, je le trouve super attachant. C&#39;est quelqu&#39;un qui croit que tout marche pour lui alors que tout foire. Je trouve &ccedil;a touchant. J&#39;en ai souvent crois&eacute; dans la vie, et &ccedil;a m&#39;&eacute;meut au plus haut point.

	&nbsp;

	Est-ce que de parler d&rsquo;un comique pas comique, c&rsquo;est &ccedil;a qu&rsquo;est comique&nbsp;? Et est-ce que d&rsquo;&eacute;voquer d&rsquo;un comique r&eacute;ellement comique aurait &eacute;t&eacute; moins comique&nbsp;?

	Oui, &ccedil;a aurait &eacute;t&eacute; moins dr&ocirc;le. Les beaux parcours, les belles ascensions qu&#39;on peut voir dans Challenge ou Capital m&#39;int&eacute;ressent pas. J&#39;aime ce qui foire, ce qui est f&ecirc;l&eacute;, ce qui merde. D&#39;ailleurs &ccedil;a commence &agrave; marcher un peu trop bien pour moi en ce moment, faut que je redresse la barre...

	&nbsp;

	<b>Comme le dit l&rsquo;adage &laquo;&nbsp;Il est bon de rire parfois&nbsp;&raquo;, tu t&rsquo;es donn&eacute; comme mission de rire plusieurs fois par jour, et, surtout, de faire marrer tes contemporains tous les jours entre chaque repas. Et comme tu as encore bien d&rsquo;autres cordes &agrave; ton arc, tu fais &eacute;galement de la musique. Tu as, entre autres, r&eacute;alis&eacute; l&rsquo;album&nbsp;: &ldquo;</b><b>Les Amants de la rue Sinistrose&rdquo;. Je vois que, quel que soit le m&eacute;dium, la poilade est toujours au centre de tes pr&eacute;occupations.</b>

	Ah ah, oui, &ldquo;Les Amants de la rue Sinistrose&rdquo;, un grand moment de poilade pour les d&eacute;pressifs suicidaires. Oui, j&#39;ai longtemps fait de la musique dans les ann&eacute;es 90. On faisait des concerts un peu partout, c&#39;&eacute;tait cool. J&#39;en garde un super souvenir. Mais c&#39;est vieux tout &ccedil;a, maintenant j&#39;ai un vrai m&eacute;tier. Ah ben non, tiens.

	&nbsp;

	Je tiens &agrave; m&rsquo;excuser car le temps que tu as consacr&eacute; &agrave; cette interview, tu aurais pu l&rsquo;utiliser &agrave; r&eacute;aliser une ou deux nouvelles BD. Pour l&rsquo;instant, tu es sur combien de projets&nbsp;?

	Non, non, mais t&#39;inqui&egrave;te, je dessine tout en r&eacute;pondant &agrave; l&#39;interview. J&#39;ai un album qui sort chez 6 pieds sous terre en septembre. Un truc assez exp&eacute;rimental entre western et contemporain, pr&eacute;texte &agrave; parler de la mort de l&#39;enfance, de la fantaisie, du romantisme, quelque chose moins dans l&#39;humour, plus... po&eacute;tique, m&ecirc;me si le terme est un peu pompeux. Puis, on relance le tome 2 de Amour, passion et CX diesel avec James et Bengrrr chez Fluide. Puis, un album chez Dargaud avec Fabrice Erre au dessin que je sc&eacute;narise, une parodie de Zorro. Puis, un album regroupant notamment les strips publi&eacute;s dans ZOO &agrave; para&icirc;tre en janvier 2012 &agrave; La cafeti&egrave;re. Puis,... non, je crois que c&#39;est tout pour le moment.

	&nbsp;

	<b>Sinon, il fait comment dans le Sud&nbsp;?</b>

	Super beau, super soleil. Tu sais, le soleil, ce truc jaune qu&#39;on aper&ccedil;oit &agrave; certaines dates de l&#39;ann&eacute;e dans le ciel de Belgique...

	&nbsp;

	<b>Salaud&nbsp;!</b>

	Belge !

	&nbsp;

	<b>Merci bien, cher Monsieur Fabcaro.</b>

	&nbsp;

	(Koala l&rsquo;Impur, le 14 juillet 2011)]]></corps>
<pubDate>Mon, 18 Jul 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
<guid>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/interview-fabcaro-par-koala-l-impur,50.html</guid>
</item>
<item><title><![CDATA[Interview de Lucile Gomez par Koala L'Impur]]></title>
<enclosure url="http://www.lelombard.com/images/actualite/interview-lucile-gomez-par-koala-l-impur-2478-l200-h200.jpg" type="image/jpeg"/><link>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/interview-lucile-gomez-par-koala-l-impur,49.html</link>
<description><![CDATA[<br />
	<br />
	Bonjour, Marraine !<br />
	<br />
	Bonjour, jeune Koala l'Impur.<br />
	<br />
	Il faut t’appeler Marraine, maintenant, Marraine ?<br />
	<br />
	Si tu veux avoir l'air à la page, tu peux m'appeler "Marraine". Ça signifiera que tu es à la pointe de l'actualité BD sur internet, et que tu sais déjà que cette année, je suis la marraine de la 7ème édition du...]]></description>
<corps><![CDATA[
	<br />
	<br />
	Bonjour, Marraine !<br />
	<br />
	Bonjour, jeune Koala l&#39;Impur.<br />
	<br />
	Il faut t&rsquo;appeler Marraine, maintenant, Marraine ?<br />
	<br />
	Si tu veux avoir l&#39;air &agrave; la page, tu peux m&#39;appeler &quot;Marraine&quot;. &Ccedil;a signifiera que tu es &agrave; la pointe de l&#39;actualit&eacute; BD sur internet, et que tu sais d&eacute;j&agrave; que cette ann&eacute;e, je suis la marraine de la 7&egrave;me &eacute;dition du Festiblog (festival immanquable des blogs BD et du webcomics).<br />
	<br />
	Donc le Festiblog, c&rsquo;est un peu comme l&rsquo;Oktoberfest de Munich, mais fin septembre, &agrave; Paris, et &agrave; la place des pintes de bi&egrave;re nous avons des blogueuses et des blogueurs ?<br />
	<br />
	Le Festiblog est pareil &agrave; tous les autres festivals de BD, mais en diff&eacute;rent.<br />
	<br />
	On y trouve plus de 150 auteurs en d&eacute;dicace, des tas de chouettes animations et des surprises&hellip; et ce qui est d&eacute;glingo, c&#39;est que tout y est gratuit ! L&#39;id&eacute;e de d&eacute;part est simple : des gens font de la BD sur internet, d&#39;autres la lisent ; le Festiblog est l&#39;occasion pour tout le monde de l&acirc;cher ses &eacute;crans et de se rencontrer dans la &quot;vie vraie&quot;. Les auteurs, actifs sur le web via leurs blogs, ne sont pas tous publi&eacute;s sur papier. Tous s&#39;engagent donc &agrave; dessiner sur les supports choisis par les lecteurs, de l&#39;album classique, au carnet de croquis, en passant pas les feuilles volantes, les T-shirt, ou pourquoi pas, comme au coll&egrave;ge, leurs cahiers de textes&hellip;<br />
	<br />
	L&#39;ambiance est d&#39;ailleurs assez proche de celle d&#39;une cour de r&eacute;cr&eacute;.<br />
	<br />
	On revoit les copains de l&#39;ann&eacute;e pass&eacute;e, on rencontre les gens populaires et l&rsquo;on d&eacute;couvre les petits nouveaux&hellip; On se met en rang devant les stands, on joue, on rigole, et &agrave; la fin des d&eacute;dicaces, on peut s&#39;asseoir dans le parc, ou aller prendre un verre pour continuer &agrave; &eacute;changer, dessiner, colporter les ragots&hellip;<br />
	<br />
	Mis &agrave; part pour ta marrainique pr&eacute;sence, pourquoi ce serait vraiment idiot, stupide et irresponsable de ne pas s&rsquo;y rendre ?<br />
	<br />
	Parce que c&#39;est gratuit, c&#39;est bon enfant, c&#39;est bourr&eacute; de nouveaux talents, et qu&#39;en plus cette ann&eacute;e, sous l&#39;impulsion du parrain Guillaume Long, le festival aura pour th&egrave;me &quot;la gastronomie&quot; !<br />
	<br />
	Mais, septembre, quoique proche, est encore loin. Repartons dans le pass&eacute; r&eacute;cent. Fin juin, est paru aux &eacute;ditions du Lombard &laquo; Bretzelle et Baba - Vous d&eacute;sirez ? &raquo; Ce sont les aventures d&rsquo;une blonde excentrique et d&rsquo;une brune sage et r&eacute;fl&eacute;chie. &Ccedil;a m&rsquo;a tout l&rsquo;air d&rsquo;un hommage &agrave; &laquo; Johan et Pirlouit &raquo; ?<br />
	<br />
	Un hommage tellement saisissant que personne d&#39;autre que toi ne l&#39;aurait d&eacute;cel&eacute; !<br />
	<br />
	Pourtant, il est vrai que petite, je jouais plus facilement &agrave; l&#39;aventuri&egrave;re qu&#39;&agrave; la poup&eacute;e Barbie. En fait, c&#39;est en me mettant &agrave; la BD que j&#39;ai r&eacute;alis&eacute; que j&#39;&eacute;tais une fille ! Parce que tout &agrave; coup on s&#39;est mis &agrave; me demander sans cesse ce que &ccedil;a me faisait d&#39;&ecirc;tre une fille ! Il est vrai que le milieu BD &eacute;tait alors plut&ocirc;t masculin, mais je ne m&#39;&eacute;tais jamais positionn&eacute;e comme diff&eacute;rente des hommes. En 2010, le magazine Kramix voyait le jour et pr&eacute;parait un num&eacute;ro sp&eacute;cial &quot;La preuve par meufs&quot;. On m&#39;a propos&eacute; de participer. Sans vouloir devenir un porte-&eacute;tendard du f&eacute;minisme, et encore moins tomber dans les st&eacute;r&eacute;otypes de la femme Barbie, j&#39;ai saisi l&#39;occasion pour me questionner sur ce que pouvait &ecirc;tre la f&eacute;minit&eacute;. Les personnages de Bretzelle et Baba me sont venus tr&egrave;s vite et tr&egrave;s naturellement. Elles sont f&eacute;minines, chacune &agrave; leur mani&egrave;re, et sont pleines de doutes sur leurs vies amoureuses, leurs sexualit&eacute;s et m&ecirc;me leurs attirances&hellip; Bretzelle et Baba sont rest&eacute;es dans les num&eacute;ros mixtes de Kramix (certains hommes s&#39;int&eacute;ressent-ils aux femmes ?) et leurs aventures humoristiques au milieu des g&acirc;teaux sont devenues album.<br />
	<br />
	&Ccedil;a sent vachement le v&eacute;cu. Tu fais des p&acirc;tisseries, Marraine ?<br />
	<br />
	Je mange beaucoup plus de p&acirc;tisseries que je n&#39;en fais ! Bretzelle et Baba, c&#39;est du v&eacute;cu sans l&#39;&ecirc;tre. Je m&#39;inspire de ce que je vis et vois autour de moi, de sentiments ou de relations r&eacute;elles, mais les personnages sont invent&eacute;s. Ce qui m&#39;int&eacute;resse, ce sont les relations humaines, les d&eacute;tails qui font que l&#39;on change, les enthousiasmes, les vexations, les rencontres&hellip; et surtout, d&#39;en rire. Une dose de fiction, une pinc&eacute;e de v&eacute;cu, le tout saupoudr&eacute; d&#39;une tendresse amus&eacute;e, voil&agrave; ma recette.<br />
	<br />
	Cet &eacute;t&eacute;, tu feras de la randonn&eacute;e p&eacute;destre &agrave; la campagne et la visite des ch&acirc;teaux de la Loire comme Baba, ou tu feras du monokoni sur la plage et tu te d&eacute;cha&icirc;neras en bo&icirc;te comme Bretzelle ?<br />
	<br />
	Rien de tout &ccedil;a. Cet &eacute;t&eacute;, je serais bien all&eacute;e faire de la randonn&eacute;e en monokini, mais &agrave; la place je vais travailler. Par exemple, une fois par semaine, je vais faire du gros mytho en racontant les vacances comme si j&#39;y &eacute;tais pour le mag F&eacute;mina Sud-Ouest, alors qu&#39;en v&eacute;rit&eacute;, je serai dans mon petit bureau.<br />
	<br />
	&Agrave; la recette d&#39;un auteur de BD, on peut ajouter une bonne dose de mytho aussi. Raconter des histoires, c&#39;est un peu manipuler les gens, non ?<br />
	<br />
	Ooh, mais Marraine, tu deviens une experte en relations humaines !<br />
	<br />
	C&#39;est une id&eacute;e que l&#39;on tente de propager, par exemple en me faisant participer au magazine &quot;En affinit&eacute;&quot;. Il s&#39;agit d&#39;un magazine en ligne, lanc&eacute; par la soci&eacute;t&eacute; Meetic, &agrave; propos du couple et des relations amoureuses. J&#39;y fais des pages rigolotes pour parler de ces sujets &agrave; la fois importants et l&eacute;gers. J&#39;y apprends pas mal de choses, aux c&ocirc;t&eacute;s notamment de l&#39;historienne Fabienne Casta-Rosaz, de la psychanalyste Sophie Cadalen, du chroniqueur et romancier Nicolas Rey&hellip;<br />
	<br />
	Et comme si &ccedil;a ne suffisait pas, tu vas produire 24 dessins &agrave; la seconde !<br />
	<br />
	Ouhlala ! Non ! J&#39;en serais bien incapable ! Mais en effet, je contribue &agrave; un projet de court-m&eacute;trage d&#39;animation. Il s&#39;agit d&#39;une collection de petits films anim&eacute;s sur le th&egrave;me des fantasmes f&eacute;minins, &agrave; laquelle participent une kyrielle de femmes talentueuses, comme Clotka et Marguerite Abouet, par exemple. Je pr&eacute;pare donc un sc&eacute;nario, dessine des personnages, des d&eacute;cors&hellip; mais l&#39;animation en elle-m&ecirc;me sera &eacute;videmment prise en charge par des gens plus experts que moi.<br />
	<br />
	Tout &ccedil;a va t&rsquo;occuper jusqu&rsquo;en septembre (mois de la rentr&eacute;e scolaire, des vendanges et du Festiblog), puis apr&egrave;s ? Oui, apr&egrave;s, que se passera-t-il ?<br />
	<br />
	Tout &ccedil;a va m&#39;occuper bien au-del&agrave;. Le court-m&eacute;trage d&#39;animation notamment est un projet au long cours ! Mis &agrave; part &ccedil;a, je travaillerai aussi &agrave; un album de BD. Il racontera le parcours de jeunes gens plein d&#39;utopies. Ils seront bien bouscul&eacute;s lors de leur entr&eacute;e dans la vie active. J&#39;ai envie de m&#39;amuser autour des sujets de la valeur travail, de la valeur du travail et du travail sur les valeurs.<br />
	<br />
	W&eacute;&eacute;&eacute;, c&rsquo;est super tout &ccedil;a ! Merci, gentille Marraine !<br />
	<br />
	W&eacute;&eacute;&eacute;, super toi-m&ecirc;me ! De rien !<br />
	<br />
	<br />
	<br />
	(Koala l&rsquo;Impur, le 6 juillet 2011)<br />
	<br />
	&nbsp;<br />]]></corps>
<pubDate>Fri, 08 Jul 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
<guid>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/interview-lucile-gomez-par-koala-l-impur,49.html</guid>
</item>
<item><title><![CDATA[Yann, Interview Video]]></title>
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<description><![CDATA[]]></description>
<corps><![CDATA[]]></corps>
<pubDate>Fri, 17 Jun 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
<guid>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/yann-interview-video,29.html</guid>
</item>
<item><title><![CDATA[André Juilliard, interview video]]></title>
<enclosure url="http://www.lelombard.com/images/actualite/andre-juilliard-interview-video-2406-l200-h200.jpg" type="image/jpeg"/><link>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/andre-juilliard-interview-video,30.html</link>
<description><![CDATA[]]></description>
<corps><![CDATA[]]></corps>
<pubDate>Fri, 17 Jun 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
<guid>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/andre-juilliard-interview-video,30.html</guid>
</item>
<item><title><![CDATA[Kas, interview video]]></title>
<enclosure url="http://www.lelombard.com/images/actualite/kas-interview-video-2407-l200-h200.jpg" type="image/jpeg"/><link>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/kas-interview-video,31.html</link>
<description><![CDATA[]]></description>
<corps><![CDATA[]]></corps>
<pubDate>Fri, 17 Jun 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
<guid>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/kas-interview-video,31.html</guid>
</item>
<item><title><![CDATA[Mo/CDM, interview video]]></title>
<enclosure url="http://www.lelombard.com/images/actualite/mo-cdm-interview-video-2408-l200-h200.jpg" type="image/jpeg"/><link>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/mo-cdm-interview-video,32.html</link>
<description><![CDATA[]]></description>
<corps><![CDATA[]]></corps>
<pubDate>Fri, 17 Jun 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
<guid>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/mo-cdm-interview-video,32.html</guid>
</item>
<item><title><![CDATA[Philippe Xavier, interview]]></title>
<enclosure url="http://www.lelombard.com/images/actualite/philippe-xavier-interview-2409-l200-h200.jpg" type="image/jpeg"/><link>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/philippe-xavier-interview,33.html</link>
<description><![CDATA[Interview réalisée par Planetbd.com, au festival d'Angoulême<br />
	 <br />

	Le parcours de Philippe Xavier est atypique : après avoir passé 12 ans dans le milieu des comics aux USA, le dessinateur est revenu s’installer en Europe pour nous ravir de son dessin réaliste ciselé et élégant : Paradis perdu, le Souffle et plus récemment Croisade, sur un scénario...]]></description>
<corps><![CDATA[
	Interview r&eacute;alis&eacute;e par Planetbd.com, au festival d&#39;Angoul&ecirc;me<br />
	&nbsp;<br />

	Le parcours de Philippe Xavier est atypique : apr&egrave;s avoir pass&eacute; 12 ans dans le milieu des comics aux USA, le dessinateur est revenu s&rsquo;installer en Europe pour nous ravir de son dessin r&eacute;aliste cisel&eacute; et &eacute;l&eacute;gant : Paradis perdu, le Souffle et plus r&eacute;cemment Croisade, sur un sc&eacute;nario historico-&eacute;sot&eacute;rique de Jean Dufaux. Devant une salade angoumoisine, le plus am&eacute;ricain des dessinateurs belges nous a communiqu&eacute; son plaisir de travailler avec un grand comme Dufaux, dans un environnement aussi chaleureux que celui du Lombard&hellip;<br />
	<br />

	<br />
	Bonjour Philippe Xavier. Pour faire connaissance, est-ce que tu peux te pr&eacute;senter sommairement : ta vie, ton &oelig;uvre, comment en es-tu arriv&eacute; &agrave; faire de la bande dessin&eacute;e ?<br />
	<b>Philippe Xavier : </b>Apres quelques ann&eacute;es en Afrique du nord, j&rsquo;ai grandi et v&eacute;cu en France. Apr&egrave;s mon bac, je suis parti en Argentine, &agrave; Buenos Aires, pour y &eacute;tudier la pub et jouer un peu au foot. J&rsquo;y &rsquo;ai d&eacute;couvert d&rsquo;autres paysages, puis suis parti au Chili, &agrave; Santiago et &agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 22 ans, je suis parti vivre aux Etats-Unis, pendant 12 ans &agrave; peu pr&egrave;s. J&rsquo;ai fait plein de petits boulots, jardinier, videur de bo&icirc;tes&hellip; et en 1996, j&rsquo;ai commenc&eacute; &agrave; travailler dans les comics.<br />
	<br />
	Tu es am&eacute;ricain &agrave; la base ?<br />
	<b>PX : </b>Non, je suis fran&ccedil;ais, mes parents sont fran&ccedil;ais. Maintenant, j&#39;ai deux nationalit&eacute;s, deux passeports, c&#39;est pratique pour voyager !<br />
	<br />
	Tu as travaill&eacute; sur quels comics ?<br />
	<b>PX : </b>J&rsquo;ai touch&eacute; un peu &agrave; tout. Il y a eu du Wolverine, Lady death ascension, tout cela en pinups...., Legendlore, Books of lore, Mortal souls pandora et pleins d&rsquo;autres... En tout, j&#39;ai fait 55 comics, c&#39;&eacute;tait une phase d&rsquo;apprentissage. D&eacute;but 2000, Soleil, par l&rsquo;interm&eacute;diaire de Jean Wacquet, m&rsquo;a rep&eacute;r&eacute; et on s&rsquo;est &eacute;chang&eacute; plusieurs mails. J&rsquo;ai fait quelques essais sur Le Souffle, avec Ange au sc&eacute;nario et on a fait le tome 1. Au moment de commencer le tome 2, je suis rentr&eacute; en France, c&rsquo;&eacute;tait en 2003. Ils m&rsquo;ont alors propos&eacute; de reprendre Paradis perdu. Comme le tome 1 &eacute;tait d&eacute;j&agrave; d&rsquo;influence graphique comics, &ccedil;a ne m&rsquo;a pas pos&eacute; de probl&egrave;me. J&rsquo;ai fait le 2, 3 et 4, cela s&rsquo;est bien pass&eacute;, la s&eacute;rie a connu un petit succ&egrave;s. J&#39;ai ensuite eu des propositions de projets avec Soleil, plus ou moins s&eacute;rieuses, mais cela tra&icirc;nait. Et puis on m&rsquo;a dit &laquo; T&rsquo;as qu&rsquo;&agrave; faire un deuxi&egrave;me cycle de Paradis &raquo;. Mais graphiquement, j&rsquo;avais fait le tour de la question et puis du point de vue sc&eacute;nario, je ne voyais pas ce qu&rsquo;on aurait pu dire de plus int&eacute;ressant. A ce moment-l&agrave;, lors des derniers mois durant lesquels je terminais Paradis, Gauthier Van Meerbeeck, &eacute;diteur au Lombard, est entr&eacute; en sc&egrave;ne et il a commenc&eacute; &agrave; m&rsquo;envoyer des scripts pour voir si j&rsquo;&eacute;tais int&eacute;ress&eacute; pour travailler avec eux.<br />
	<br />
	D&rsquo;apr&egrave;s ce que j&rsquo;ai compris, on t&rsquo;avait propos&eacute; des jeunes auteurs ?<br />
	<b>PX : </b>Des jeunes ? Je ne sais pas, mais ils &eacute;taient tr&egrave;s bons, avec des sc&eacute;narios tr&egrave;s int&eacute;ressants. Mais comme je leur ai dit, moi aussi je d&eacute;butais, en fait je suis tout &laquo; jeune &raquo; en France : je n&rsquo;ai que cinq albums &agrave; mon actif. Je n&rsquo;allais pas porter une s&eacute;rie &agrave; moi tout seul. Le nom de Xavier reste quand m&ecirc;me inconnu du grand public. On a donc tourn&eacute; en rond un petit moment, c&#39;&eacute;tait en janvier 2006. C&#39;est &agrave; ce moment que Jean Dufaux est pass&eacute; dans les bureaux du Lombard. Il a vu mon travail et il a trouv&eacute; &ccedil;a int&eacute;ressant. L&rsquo;&eacute;diteur a saut&eacute; sur l&rsquo;occasion et on s&rsquo;est rencontr&eacute;s. Je suis mont&eacute; sur Bruxelles, j&rsquo;habitais alors Lyon et puis cela a fait clic tout de suite. Le coup de foudre professionnel. J&rsquo;avais alors envie de faire quelque chose sur les croisades, et en moins d&rsquo;une heure, on a d&eacute;cid&eacute; de faire une croisade imaginaire, un m&eacute;lange d&rsquo;histoire et de fantastique. &Ccedil;a, c&#39;&eacute;tait en janvier ; en avril, je terminais Paradis tome 4 ; et en mai je d&eacute;m&eacute;nageais sur Bruxelles,<br />
	<br />
	Au risque de faire un jeu de mot pourri, y aura-t-il un second Souffle ?<br />
	<b>PX : </b>Non, C&#39;est vraiment dommage. J&rsquo;aurais aim&eacute; continuer. Plusieurs fois, j&rsquo;ai demand&eacute; &agrave; terminer ce qu&rsquo;on avait commenc&eacute;, quitte &agrave; faire un album de 60 pages. Mais on m&rsquo;a r&eacute;pondu de me concentrer sur Paradis. Maintenant, c&#39;est trop tard, je ne vais pas dire &agrave; Jean Dufaux &laquo; Attends-moi deux ans, je termine le Souffle &raquo;.<br />
	<br />
	Et apr&egrave;s Croisade ?<br />
	<b>PX : </b>Et bien nous allons continuer sur Croisade ! Avec un 2e cycle. Le tome 1 a tr&egrave;s bien march&eacute;, je vais continuer &agrave; me concentrer sur cet univers et puis dans quelques ann&eacute;es j&rsquo;aimerais d&eacute;velopper un autre univers graphique, avec Jean Dufaux toujours, mais en forme de one-shot, s&ucirc;rement dans la collection Sign&eacute; du Lombard.<br />
	<br />
	D&rsquo;apr&egrave;s ce que j&rsquo;ai compris, le sc&eacute;nario de Croisade, c&#39;est toi qui l&rsquo;as initi&eacute; et qui l&rsquo;a propos&eacute; &agrave; Jean Dufaux ?<br />
	<b>PX : </b>Un sc&eacute;nario, non. Une envie, un &laquo; d&eacute;sir graphique &raquo;, oui ! Cela a &eacute;t&eacute; en fait tr&egrave;s simple. Au tout d&eacute;but, c&rsquo;est parti d&rsquo;une envie : &laquo; Allez tiens, je vais faire dans les croisades &raquo;. Pourquoi les croisades ? J&rsquo;avais des images en t&ecirc;te, je voyais des sc&egrave;nes&hellip; Et puis Jean tra&icirc;nait lui aussi dans ses tiroirs une envie d&rsquo;explorer cet univers des Croisades depuis de nombreuses ann&eacute;es. Notre rencontre a permis de nous mettre d&rsquo;accord : c&rsquo;&eacute;tait une &eacute;vidence, Croisade &eacute;tait fait pour nous et personne d&rsquo;autre. Je suis reparti sur Lyon, j&#39;ai termin&eacute; Paradis et lui a cogit&eacute;. 3-4 mois apr&egrave;s, j&rsquo;avais les premi&egrave;res planches.<br />
	<br />
	La double planche centrale dans le tome 1, tr&egrave;s spectaculaire, c&#39;est de lui ou c&#39;est de toi ?<br />
	<b>PX : </b>D&egrave;s notre premi&egrave;re rencontre, je leur avais expliqu&eacute; que j&rsquo;avais envie d&rsquo;une sc&egrave;ne de bataille, d&rsquo;essayer d&rsquo;aller encore plus loin dans le syst&egrave;me de narration, de jouer avec le cot&eacute; panoramique que j&rsquo;adorais au cin&eacute;ma, comme dans les films de Sergio Leone. Jean a peaufin&eacute; le tout en construisant l&rsquo;histoire autour de ce d&eacute;pliant&hellip;<br />
	<br />
	Comment travaille t-il avec toi : il te fournit un story-board ?<br />
	<b>PX : </b>Non, pas de story-board. Pour moi le vrai travail du dessinateur se trouve dans le story-board. Jean me fournit un sc&eacute;nario tr&egrave;s d&eacute;taill&eacute;, avec les mots justes, riche en &eacute;motion. Ces mots me parlent et se transforment rapidement et naturellement en images.<br />
	<br />
	Tu as donc une grande libert&eacute; de cr&eacute;ation !<br />
	<b>PX : </b>Oui, sinon je ne pourrais pas travailler. J&rsquo;ai besoin d&rsquo;espace quand je dessine. Ses sc&eacute;narios sont tr&egrave;s riches en d&eacute;tails, en sentiments, en expressions faciales, avec les dialogues. Il d&eacute;crit tout ce que l&rsquo;humain ressent dans les cases. C&#39;est g&eacute;nial : tu vois tout de suite les expressions qu&rsquo;il faut !<br />
	<br />
	Comment se passe la livraison du sc&eacute;nario ?<br />
	<b>PX : </b>On se rencontre et puis il me donne par exemple une sc&egrave;ne, cinq-huit planches &agrave; peu pr&egrave;s. On en discute, on se raconte les films qu&rsquo;on a vus, la musique, on joue la sc&egrave;ne, elle prend vie&hellip; Je retourne chez moi, je fais les crayonn&eacute;s et on se revoit alors quelques semaines plus tard. L&agrave;, jean enfile sa casquette de lecteur et s&rsquo;il y a des corrections &agrave; faire, genre &laquo; Tiens, mets ce personnage de profil, ou cadre plus de face, rapproche ta cam&eacute;ra &raquo;, il m&rsquo;en fait part. G&eacute;n&eacute;ralement, ses remarques sont tr&egrave;s judicieuses. C&#39;est un petit d&eacute;tail qu&rsquo;il faut changer mais ils apportent toujours un plus &agrave; la narration de l&rsquo;histoire.<br />
	<br />
	Il arrive &agrave; &ecirc;tre quand m&ecirc;me disponible malgr&eacute; la quantit&eacute; ph&eacute;nom&eacute;nale de s&eacute;ries qu&rsquo;il g&egrave;re en m&ecirc;me temps ?<br />
	<b>PX : </b>C&#39;est la personne la plus disponible que je connaisse, c&#39;est incroyable. Je ne sais pas comment il fait, il a une sant&eacute; de fer.<br />
	<br />
	As-tu pouss&eacute; la recherche jusqu&#39;&agrave; faire un p&egrave;lerinage ?<br />
	<b>PX : </b>Pas encore. Avec Jean on aimerait aller &agrave; J&eacute;rusalem. Il l&rsquo;a d&eacute;j&agrave; fait. Peut-&ecirc;tre &agrave; la fin du tome 3&hellip; Je pense que ce serait int&eacute;ressant. C&#39;est bien de voir des images, des tableaux, des films, mais une fois sur place, il y a les odeurs, la lumi&egrave;re, il y a beaucoup de choses qui marquent, obligatoirement.<br />
	<br />
	Comment se passe la collaboration avec Jean-Jacques Chagnaud ?<br />
	<b>PX : </b>Jean-Jacques est un grand monsieur de la couleur. La diff&eacute;rence avec les autres, c&#39;est qu&rsquo;il travaille en couleurs traditionnelles. Il fait tout au pinceau et ma&icirc;trise les techniques qui rajoutent de la chaleur aux planches, ce qui s&rsquo;av&egrave;re particuli&egrave;rement adapt&eacute; &agrave; Croisade. On se parle au t&eacute;l&eacute;phone, je lui d&eacute;cris l&rsquo;ambiance des cases, des planches, ce que j&rsquo;aimerais voir comme ambiance&hellip; C&rsquo;est tr&egrave;s &eacute;motionnel&hellip; Apr&egrave;s, sur le choix des couleurs, il a carte blanche. Son travail sur le tome 2 est juste incroyable, c&rsquo;est magnifique.<br />
	<br />
	Tu travailles vite ?<br />
	<b>PX : </b>Oui, assez. Je fais l&rsquo;album en sept-huit mois &agrave; peu pr&egrave;s, pour 52 pages.<br />
	<br />
	Pourquoi &ecirc;tre revenu en France ?<br />
	<b>PX : </b>Pour des raisons familiales avant tout. Et puis cette envie de changer en fait : j&rsquo;aime bien voyager. J&rsquo;ai quitt&eacute; la France quand j&rsquo;avais 18 ans. Je suis revenu &agrave; 33. C&rsquo;est &eacute;trange, &ccedil;a fait une vie coup&eacute;e en deux. J&rsquo;ai grandi et pass&eacute; mon adolescence en Europe et je suis devenu un homme en Am&eacute;rique, avant de revenir &agrave; mes sources&hellip;<br />
	<br />
	Quel regard tu portes sur les deux civilisations, les deux pays, les deux march&eacute;s du neuvi&egrave;me art ?<br />
	<b>PX : </b>C&#39;est tr&egrave;s diff&eacute;rent, m&ecirc;me si en fait, c&#39;est la m&ecirc;me passion : on raconte une histoire sur papier. Maintenant, le produit fini est diff&eacute;rent, le syst&egrave;me de narration aussi. Aux Etats-Unis, c&#39;est vrai qu&rsquo;on travaille beaucoup plus vite, on fait 22 pages tous les mois, c&#39;est quand m&ecirc;me assez costaud ! Il y a 4-5 cases en moyenne par planche. Mais en soi, le travail est le m&ecirc;me : je re&ccedil;ois mon sc&eacute;nario , je fais mon boulot, j&rsquo;envoie mes planches et je suis pay&eacute;.<br />
	<br />
	Tu continues &agrave; t&rsquo;int&eacute;resser &agrave; ce qui sort en comics, &agrave; tes anciens coll&egrave;gues ?<br />
	<b>PX : </b>Oui bien s&ucirc;r. Tous mes potes des Etats-Unis continuent &agrave; travailler l&agrave;-bas. J&#39;ai des contacts avec beaucoup de maisons d&rsquo;&eacute;dition et puis je pense qu&rsquo;un jour je referai une histoire l&agrave;-bas.<br />
	<br />
	Tu &eacute;tais ami avec qui l&agrave;-bas ?<br />
	<b>PX : </b>Surtout les artistes de Top Cow, parce que c&#39;est l&agrave; o&ugrave; j&rsquo;ai commenc&eacute;. Il y avait des gens comme Michael Turner&hellip; (qui vient de malheureusement nous quitter), Dave Finch&hellip; A l&rsquo;&eacute;poque c&#39;&eacute;tait la nouvelle &eacute;cole, c&#39;&eacute;tait ceux qui bossaient pour Silvestri et Jim Lee qui est un bon ami. J&rsquo;ai un pote qui est l&agrave;-bas, Richard Isanove. Un fran&ccedil;ais, un des meilleurs coloristes dans le milieu et il y a aussi mes amis mexicains Ramos et Ladronn. En fait, j&rsquo;aurais pu rester aux Etats-Unis, travailler dans la bande dessin&eacute;e, c&#39;&eacute;tait pareil. Il aurait juste fallu envoyer les planches, c&rsquo;&eacute;tait un peu plus long. Mais bon, je red&eacute;couvre l&rsquo;Europe et j&rsquo;appr&eacute;cie.<br />
	<br />
	Tu aime Bruxelles ?<br />
	<b>PX : </b>Oui j&rsquo;adore. Cela va faire deux ans que j&rsquo;y suis install&eacute; et j&rsquo;appr&eacute;cie &eacute;norm&eacute;ment cette architecture &laquo; art nouveau &raquo;. Je suis g&acirc;t&eacute;, c&rsquo;est sublime, les gens sont sympas. Et puis il y a la maison d&rsquo;&eacute;dition, c&#39;est un petit plus. En tant que dessinateur, tu vas livrer tes planches, tu vois l&rsquo;&eacute;diteur, il y a un vrai contact qui est plus fort. Je pense que c&rsquo;est ce qu&rsquo;on ressent dans Croisade : c&#39;est peut-&ecirc;tre un bouquin qui sort du lot, mais il y a surtout beaucoup d&rsquo;amiti&eacute; dans cette aventure, de la chaleur humaine, du plaisir. Ce n&rsquo;est pas juste du &laquo; sur commande &raquo;.<br />
	<br />
	Quels sont les retours des lecteurs que tu rencontres en d&eacute;dicace, ceux qui l&rsquo;ont lu ?<br />
	<b>PX : </b>Ils attendent avec impatience le tome 2. Certains ont &eacute;t&eacute; d&eacute;&ccedil;us, parce qu&rsquo;il y avait du fantastique dedans, ils s&rsquo;attendaient plus &agrave; de l&rsquo;historique, &agrave; la Murena. En fait, c&#39;est surtout une partie de jeu d&rsquo;&eacute;checs qui commence, donc ils attendent. Ce que j&rsquo;ai pu remarquer, c&#39;est que le temps et la bibliographie aidant, on devient des valeurs s&ucirc;res. Jean Dufaux est une valeur s&ucirc;re, donc ils ach&egrave;tent. Ils se doutent que cela va &ecirc;tre costaud. Me concernant, il y a eu ceux qui ont achet&eacute; Paradis Perdu qui ont suivi et aussi un nouveau lectorat, ceux de Jean, qui ne me connaissent pas en fait. C&#39;est sympa de m&eacute;langer le lectorat Lombard et Soleil.<br />
	<br />
	On vous le dit quand &ccedil;a ne plait pas ?<br />
	<b>PX : </b>Oui, mais pas directement. J&#39;ai lu sur un site concurrent, sur leur forum &laquo; Je n&rsquo;aime pas, les dessins sont pas beaux ! &raquo;. Je ne pense pas qu&rsquo;on puisse dire que ce n&rsquo;est &laquo; pas beau &raquo;&hellip; Qu&rsquo;on n&rsquo;aime pas, oui. Apr&egrave;s, c&rsquo;est une question de go&ucirc;ts. Il y a des rigolos qui me disent aussi &laquo; J&rsquo;ai bien aim&eacute; le livre, mais les couleurs &agrave; l&rsquo;informatique, je n&rsquo;aime pas du tout, c&#39;est tr&egrave;s froid &raquo;. La prochaine fois, regardez mieux, parce que c&#39;est fait &agrave; la main, c&#39;est une colorisation traditionnelle.<br />
	<br />
	Si tu avais une gomme magique pour modifier quelque chose apr&egrave;s coup de Croisade, est-ce que tu l&rsquo;utiliserais et sur quoi ?<br />
	<b>PX : </b>Non, je ne corrige rien, cela ne servirait &agrave; rien, cela a &eacute;t&eacute; fait. J&rsquo;ai donn&eacute; tout ce que j&rsquo;avais &agrave; ce moment-l&agrave; en fait, c&#39;&eacute;tait le meilleur que je pouvais faire &agrave; chaque page. S&rsquo;il y a des erreurs et que je les vois maintenant, je ne les reproduirais pas dans le tome 2 et puis voil&agrave;. L&rsquo;id&eacute;e est d&rsquo;avancer et d&rsquo;aller toujours plus loin dans la qualit&eacute;.<br />
	<br />
	Si tu avais des bandes dessin&eacute;es &agrave; conseiller, soit une derni&egrave;re lecture, soit culte, ce serait quoi ?<br />
	<b>PX : </b>J&rsquo;ai grandi, dans les ann&eacute;es 1980, avec les Hermann, Giraud Loisel, Serpieri, Schuiten, Boucq, Les M&eacute;ta-Barons, les gros classiques de la BD. C&#39;est tout cela qui m&rsquo;a donn&eacute; l&rsquo;envie de faire de la bande dessin&eacute;e. Pour moi, les Comanche, Jeremiah, Bernard Prince, Blueberry, La Qu&ecirc;te, ce sont des trucs ind&eacute;modables qui me servent encore, qui m&rsquo;inspirent. En revanche, j&rsquo;ai un peu perdu le fil de la BD quand je suis parti &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger. Parmi les derni&egrave;res d&eacute;couvertes, il y a eu Miss Endicott aussi ! (NDLR : nous d&eacute;jeunons alors &agrave; c&ocirc;t&eacute; du dessinateur, Xavier Fourquemin)<br />
	<br />
	T&rsquo;es sympa, toi : &agrave; la question quelles sont tes BD favorites, Xavier Fourquemin ne nous a absolument pas r&eacute;pondu Croisade.<br />
	<b>PX : </b>Ok, retire le alors je n&rsquo;ai pas dit Miss Endicott, ce n&rsquo;est pas vrai. En nouveaut&eacute;, le dernier Hermann Afrika, &eacute;tait tr&egrave;s chouette, j&rsquo;ai ador&eacute;. Le tome 1 de Servitude aussi, &eacute;tait sublime, La licorne, les Murena de Jean et Philippe sont juste impressionnants, Le bois des vierges de B&eacute;atrice et de&hellip; encore un certain Jean Dufaux ! Et j&rsquo;attends avec impatience le Lancelot d&rsquo;Alexe et Istin.<br />
	<br />
	Hermann, justement, le connaitrais-tu personnellement&hellip; pour lui avoir d&eacute;di&eacute; le premier tome de Croisade ?<br />
	<b>PX : </b>Oui, c&#39;est une chance, un plaisir : j&#39;ai rencontr&eacute; Hermann en 2006 et on a bien sympathis&eacute;. Il m&rsquo;a dit &laquo; Viens chez moi un jour, si tu as envie de bosser &raquo;. J&rsquo;ai pris mon courage &agrave; deux mains, j&#39;ai t&eacute;l&eacute;phon&eacute;, en tant que fan, et le soir m&ecirc;me j&rsquo;&eacute;tais chez lui ! Il ouvre la porte &laquo; Allez, viens, on passe dans mon bureau &raquo;. Et puis l&agrave;, il y avait les pages des originaux d&rsquo;Afrika sur son mur, il &eacute;tait en train de bosser dessus. Il a regard&eacute; mes planches et il y avait un ou deux trucs qui coin&ccedil;aient. Il a sorti son papier calque et il re-crayonnait la case, genre voil&agrave; ce qu&rsquo;il aurait fait, lui. C&#39;est un petit d&eacute;tail qui change. C&#39;est g&eacute;nial. Moi j&rsquo;&eacute;tais comme un gamin, j&rsquo;&eacute;tais &laquo; Wow, super &raquo;. Il ne m&rsquo;apprend pas des trucs, mais disons qu&rsquo;il m&rsquo;ouvre des portes. On se voit deux fois par tome, deux ou trois heures. C&#39;est une super rencontre. C&#39;est exceptionnel. Dans 40 ans, j&#39;aimerais avoir son professionnalisme, c&#39;est s&ucirc;r. J&rsquo;ai envie de continuer, de vieillir en dessinant, de dessiner en vieillissant&hellip; Je ne pense pas que je pourrais produire autant que lui quand m&ecirc;me. Je ne sais pas comment il fait, mais &ccedil;a carbure.<br />
	<br />
	Il fait sc&eacute;nar&rsquo;, dessin et couleur&hellip; Il para&icirc;t qu&rsquo;il bosse tout le temps.<br />
	<b>PX : </b>Mais moi aussi je bosse tout le temps ! Mais lui, il ma&icirc;trise :-))))<br />
	<br />
	Merci Philippe !<br />]]></corps>
<pubDate>Fri, 17 Jun 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
<guid>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/philippe-xavier-interview,33.html</guid>
</item>
<item><title><![CDATA[Xavier Fourmequin, interview]]></title>
<enclosure url="http://www.lelombard.com/images/actualite/xavier-fourmequin-interview-2410-l200-h200.jpg" type="image/jpeg"/><link>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/xavier-fourmequin-interview,34.html</link>
<description><![CDATA[Interview réalisée par planetbd.com<br />

	A l’automne 2007, Xavier Fourquemin créait l’évènement aux côtés de Jean-Philippe Derrien, en publiant un diptyque original de « fantaisy-urbaine-victorienne » au sein de la collection Signé rénovée du Lombard : Miss Endicott. Il revient aujourd’hui au côté de Pierre Dubois, elficologue (si si, ça existe !), pour une nouvelle...]]></description>
<corps><![CDATA[
	Interview r&eacute;alis&eacute;e par planetbd.com<br />

	A l&rsquo;automne 2007, Xavier Fourquemin cr&eacute;ait l&rsquo;&eacute;v&egrave;nement aux c&ocirc;t&eacute;s de Jean-Philippe Derrien, en publiant un diptyque original de &laquo; fantaisy-urbaine-victorienne &raquo; au sein de la collection Sign&eacute; r&eacute;nov&eacute;e du Lombard : Miss Endicott. Il revient aujourd&rsquo;hui au c&ocirc;t&eacute; de Pierre Dubois, elficologue (si si, &ccedil;a existe !), pour une nouvelle s&eacute;rie empreinte de contes et de mythologie celtique, La l&eacute;gende du Changeling. Les lecteurs envo&ucirc;t&eacute;s par sa patte artistique &agrave; la fois spontan&eacute;e et raffin&eacute;e (une gageure !) vont se r&eacute;galer&hellip; <br />

	<br />
	Bonjour Xavier. Pour faire connaissance, peux-tu te pr&eacute;senter : ta vie, ton &oelig;uvre, comment en es-tu arriv&eacute; &agrave; faire de la bande dessin&eacute;e ?<br />
	<b>Xavier Fourquemin : </b>Je crois que &ccedil;a va ressembler &agrave; beaucoup d&rsquo;auteurs BD. Pour moi, la BD est un moyen d&rsquo;expression privil&eacute;gi&eacute; depuis que je suis gamin. J&#39;ai toujours dessin&eacute;, j&#39;ai toujours aim&eacute; raconter des histoires par le dessin. Vers 14 ans j&#39;ai d&eacute;cid&eacute; d&rsquo;en faire mon m&eacute;tier. J&#39;ai envoy&eacute; mes premi&egrave;res pages &agrave; Spirou &agrave; ce moment-l&agrave;, je me suis fait envoy&eacute; promener gentiment. Apr&egrave;s, j&#39;ai fait des &eacute;tudes classiques, jusqu&rsquo;au Bac. Puis une &eacute;cole de BD en Belgique, &agrave; Tournai. J&#39;ai sign&eacute; mon premier contrat en 1997. Je f&ecirc;te donc mes dix ans de BD en ce moment. La s&eacute;rie &eacute;dit&eacute;e par le T&eacute;m&eacute;raire s&rsquo;appelait Alban, avant d&rsquo;&ecirc;tre reprise par Soleil. Puis j&#39;ai fait quatre albums chez Gl&eacute;nat, pour une s&eacute;rie qui s&rsquo;appelait Outlaw. Enfin, il y a trois ans, j&#39;ai sign&eacute; au Lombard pour Miss Endicott.<br />
	<br />
	Tu as sign&eacute; avant de conna&icirc;tre Jean-Christophe Derrien ?<br />
	<b>XF : </b>Non. En fait, les &eacute;ditions Soleil ont arr&ecirc;t&eacute; Alban et je me suis retrouv&eacute; du jour au lendemain sans rien. J&#39;ai donc essay&eacute; de monter un projet perso. D&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, j&rsquo;avais des contacts avec un sc&eacute;nariste qui connaissait Pol Scorteccia du Lombard et d&rsquo;un autre c&ocirc;t&eacute;, je connaissais personnellement quelqu&rsquo;un qui bossait aux &eacute;ditions Bamboo. Je suis donc all&eacute; vers eux pour pr&eacute;senter mon projet. Le dessin, l&rsquo;ambiance leur plaisaient bien, mais il y avait des petits trucs qui leur plaisaient moins au niveau sc&eacute;nar. En fait, c&#39;&eacute;tait des s&eacute;ries de courtes histoires d&rsquo;horreur et cela ne rentrait pas dans leur catalogue. Comme ils travaillaient d&eacute;j&agrave; avec Jean-Christophe Derrien, ils m&rsquo;ont demand&eacute; de remanier un peu le sc&eacute;nar et si cela me d&eacute;rangeait de travailler avec un de leurs sc&eacute;naristes. On a donc refait le projet, de mani&egrave;re &agrave; ce que cela convienne &agrave; Bamboo, avec une h&eacute;ro&iuml;ne, un truc un peu plus classique. Finalement, cela plaisait au directeur de collection, mais pas &agrave; l&rsquo;&eacute;diteur. Moi, ayant un num&eacute;ro de t&eacute;l&eacute;phone au Lombard, j&#39;ai pris ce projet-l&agrave; pour le pr&eacute;senter au Lombard et cela s&rsquo;est fait.<br />
	<br />
	On sent dans Miss Endicott (je ne sais si toi tu l&rsquo;as senti ?) que tu as pass&eacute; un palier graphique au niveau de la finition&hellip;<br />
	<b>XF : </b>En fait, c&#39;est un cheminement. Sur Alban, &agrave; l&#39;&eacute;poque, je cherchais &agrave; retrouver une vivacit&eacute; dans mon trait qui pouvait rappeler le crayonn&eacute;. Donc, je crayonnais tr&egrave;s peu et je faisais beaucoup d&rsquo;encrages. Cela me plaisait bien, mais je trouvais cela un peu charg&eacute; apr&egrave;s coup. Au d&eacute;but, Alban &eacute;tait fait pour &ecirc;tre en noir et blanc. Sur Outlaw, j&rsquo;avais un crayonn&eacute; super rapide aussi, puis un encrage rapide au feutre, parce qu&rsquo;il y a beaucoup de choses qui arrivaient avec la couleur. Enfin sur Miss Endicott je me suis trouv&eacute; en train de faire diff&eacute;remment d&rsquo;Alban ou d&rsquo;Outlaw. En fait, j&#39;ai d&eacute;cid&eacute; de faire du Outlaw, mais sans avoir &agrave; faire la couleur. J&#39;ai fait le fain&eacute;ant. J&#39;ai essay&eacute; d&rsquo;&eacute;purer mon trait, mais pour se permettre un trait &eacute;pur&eacute;, il faut que les dessins soient super justes. On ne peut pas se cacher derri&egrave;re des trames, donc j&#39;ai d&ucirc; crayonner plus et l&rsquo;encrage a vachement &eacute;t&eacute; simplifi&eacute;.<br />
	<br />
	C&#39;est une forme de prestige d&rsquo;&ecirc;tre directement d&rsquo;entr&eacute;e dans la collection Sign&eacute;, qui se concentre plut&ocirc;t sur les r&eacute;&eacute;ditions ?<br />
	<b>XF : </b>Oui, surtout apr&egrave;s s&rsquo;&ecirc;tre fait jet&eacute; de chez Soleil, c&#39;est tr&egrave;s sympa. Le Lombard a trouv&eacute; les planches super belles, ils ont eu envie de mettre cela dans la collection sign&eacute;e. Au d&eacute;but, Miss Endicott devait se composer de quatre ou cinq tomes avant d&#39;&ecirc;tre int&eacute;gr&eacute;e &agrave; la collection Sign&eacute;.<br />
	<br />
	Quel est le retour public ?<br />
	<b>XF : </b>Cela a l&rsquo;air de bien se passer, on est content. Il y a bien eu quelques mauvaises critiques, mais on ne peut pas faire un album qui fait l&rsquo;unanimit&eacute;. On a eu des critiques que je peux comprendre, mais que j&rsquo;assume.<br />
	<br />
	Elles portaient sur quoi ?<br />
	<b>XF : </b>Notamment sur le fait que &ccedil;a tourne plus en action au tome 2, mais c&#39;est ce que je voulais. Je voulais un truc d&rsquo;action, une BD d&rsquo;aventure populaire. Donc, qui dit aventure, &agrave; un moment il faut que &ccedil;a bouge ! Comme ce sont deux longs albums, on avait beaucoup de pages, donc on a amen&eacute; l&rsquo;histoire et l&rsquo;ambiance tout doucement dans le premier tome. C&#39;est vrai que cela s&rsquo;acc&eacute;l&egrave;re dans le deuxi&egrave;me, mais je pense que si on avait le deuxi&egrave;me comme le premier, les lecteurs se seraient un peu fait chier. 150 pages avec une petite nana qui d&eacute;ambule dans les rues, c&#39;est sympa un peu, mais apr&egrave;s il faut que &ccedil;a &eacute;volue !<br />
	<br />
	Le format diptyque n&rsquo;est-il pas un peu restreint comme espace de vie pour Miss Endicott ?<br />
	<b>XF : </b>Un peu. Au d&eacute;part, la collection prestigieuse a permis de bien mettre la s&eacute;rie en avant, donc on a &eacute;t&eacute; tr&egrave;s content. Cela permet une grosse pagination, donc on peut prendre le temps de placer les ambiances. Maintenant, c&#39;est vrai qu&rsquo;on voyait plut&ocirc;t Miss Endicott comme une h&eacute;ro&iuml;ne r&eacute;currente, un personnage populaire. Le format diptyque nous a aid&eacute;s, mais je crois que cela freine aussi quelque part. Je pense que Miss Endicott est un personnage populaire qui aurait pu avoir une longue vie avec beaucoup d&rsquo;albums.<br />
	<br />
	Pourquoi pas d&rsquo;autres &eacute;pisodes justement ?<br />
	<b>XF : </b>On est en pleine discussion. On ne raconte pas l&rsquo;histoire de la m&ecirc;me fa&ccedil;on en deux tomes qu&rsquo;en une s&eacute;rie. Cela va &ecirc;tre une discussion entre l&rsquo;&eacute;diteur, le sc&eacute;nariste et moi. Apparemment, le public a l&rsquo;air d&rsquo;adh&eacute;rer.<br />
	<br />
	Miss Endicott a-t-elle donc encore des choses &agrave; dire ?<br />
	<b>XF : </b>Il y en a toujours. L&rsquo;univers est mis en place, et tout reste ouvert, dans l&rsquo;id&eacute;e qu&rsquo;elle peut revenir.<br />
	<br />
	Jean-Christophe est partant ?<br />
	<b>XF : </b>Oui, lui c&#39;est son r&ecirc;ve d&rsquo;avoir une s&eacute;rie au Lombard.<br />
	<br />
	Et pas toi ?<br />
	<b>XF : </b>Moins que lui, je ne sais pas. Oui, j&rsquo;aimerais, c&#39;est une de mes envies, mais maintenant ce n&rsquo;est pas &agrave; ce point. J&rsquo;aime faire de la BD, j&rsquo;aime raconter des histoires. C&#39;est vrai qu&rsquo;une s&eacute;rie, c&#39;est g&eacute;nial, parce que cela permet de voir &eacute;voluer les personnages. Et je pense aussi b&ecirc;tement, d&rsquo;un point de vue graphique, sur les premiers tomes on s&rsquo;attache au personnage. Une fois que l&rsquo;univers est install&eacute;, on peut l&rsquo;utiliser pour travailler d&rsquo;autres choses. Je sais que sur Alban un moment donn&eacute; je me disais &laquo; Tiens, cet album-l&agrave;, je vais faire un effort sur les mains, je vais me concentrer sur les plis&hellip; &raquo;. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;on &eacute;volue, on trouve des automatismes, cela nous permet de nous occuper d&rsquo;autres choses. J&rsquo;imagine qu&rsquo;au niveau sc&eacute;nar, c&#39;est pareil, il y a certaines choses qui sont mises en place, on va pouvoir creuser certains aspects. L&rsquo;avantage d&rsquo;une s&eacute;rie, c&#39;est aussi l&rsquo;attachement au public. En sortant de l&rsquo;acad&eacute;mie, j&rsquo;avais envie de secouer un peu les gens, de faire des BD un peu plus trash. J&rsquo;ai d&eacute;couvert finalement que j&rsquo;avais envie de plaire aux gens. Miss Endicott est une BD &laquo; confortable &raquo;. Dans son bureau, il y a des fauteuils&hellip;<br />
	<br />
	&hellip; et les ambiances sont chaudes ?<br />
	<b>XF : </b>Voil&agrave;. J&rsquo;avais envie d&rsquo;une BD qui fait du bien au lecteur. Quand il ouvre le tome 2, il sait qu&rsquo;il va retrouver une telle ambiance, cela le rassure, j&rsquo;aime cette id&eacute;e de la BD. Comme les Gaston : le soir on s&rsquo;emmerde un peu, on va se chercher un Gaston et hop, on se retrouve dans le Journal Spirou, dans les couloirs, on est un peu chez soi, on est bien. J&rsquo;avais envie de d&eacute;velopper un truc comme cela et c&#39;est vrai qu&rsquo;une s&eacute;rie pour cela, c&#39;est tr&egrave;s bien.<br />
	<br />
	Comment s&rsquo;est pass&eacute;e la relation avec Scarlett ?<br />
	<b>XF : </b>Je ne l&rsquo;ai jamais vue, on a tout fait par Internet. En all&eacute;geant mon trait, j&#39;ai laiss&eacute; de la place &agrave; la coloriste. A priori, je n&rsquo;aimais pas trop les couleurs informatiques, &agrave; part celles de Scarlett. C&#39;est de l&rsquo;informatique assum&eacute;e pour moi, il n&#39;y a pas d&rsquo;effet, on ne fait pas comme si c&#39;&eacute;tait de l&rsquo;aquarelle ou de la gouache. Et puis le Lombard l&rsquo;ont contact&eacute;e et m&rsquo;ont annonc&eacute; qu&rsquo;elle &eacute;tait d&#39;accord pour bosser sur le projet. Nickel.<br />
	<br />
	Apr&egrave;s Miss Endicott, il y a eu la L&eacute;gende du Changeling&hellip;<br />
	<b>XF : </b>oui, aux c&ocirc;t&eacute;s de Pierre Dubois. Le &laquo; changeling &raquo; est un enfant f&eacute;e qui est &eacute;chang&eacute; contre un enfant humain. Les f&eacute;es vont chez les humains, enl&egrave;vent le b&eacute;b&eacute; et mettent un enfant &agrave; eux. La s&eacute;rie devrait durer 4 albums normalement.<br />
	<br />
	Et &agrave; part cela ?<br />
	<b>XF : </b>L&agrave; c&#39;est bon. Je suis rapide, mais quand m&ecirc;me. On va r&eacute;fl&eacute;chir &agrave; Miss Endicott, on va voir un peu ce qu&rsquo;on fait avec cette demoiselle-l&agrave;.<br />
	<br />
	As-tu des envies particuli&egrave;res ?<br />
	<b>XF : </b>J&rsquo;aime l&rsquo;heroic fantasy. J&rsquo;aimerais une s&eacute;rie de longue haleine, avec des personnages r&eacute;currents, heroic fantasy, mais presque citadins. J&rsquo;aime bien les univers citadins, je ne suis pas tr&egrave;s exotique.<br />
	<br />
	Un truc cyber ?<br />
	<b>XF : </b>Non, j&rsquo;aimerais raconter l&rsquo;histoire d&rsquo;une ville &agrave; la rigueur, une ville qui se d&eacute;veloppe, une ville m&eacute;di&eacute;vale, avec ses diff&eacute;rents quartiers, ses diff&eacute;rents habitants, les guildes, sectes, me plaisent bien.<br />
	<br />
	Ce n&rsquo;est pas un peu r&ocirc;liste ?<br />
	<b>XF : </b>J&rsquo;ai fait du jeu de r&ocirc;le &agrave; l&#39;&eacute;poque, mais je n&rsquo;aimais pas la partie voyage. Je pr&eacute;f&eacute;rais les univers clos, o&ugrave; tous les personnages avaient des rapports entre eux et quand tu faisais une connerie, cela se r&eacute;percutait. Tr&egrave;s chiant pour le ma&icirc;tre de jeu, mais agr&eacute;able pour le joueur.<br />
	<br />
	La qu&ecirc;te de la proph&eacute;tie des &eacute;lus ?<br />
	<b>XF : </b>Un moment donn&eacute; Jean-Christophe voulait emmener Miss Endicott en Inde et je lui ai dit non. Miss Endicott pour moi, c&#39;est son quartier, c&#39;est sa ville. J&rsquo;adore le fait que Batman soit &agrave; Gotham City, Harry Potter est &agrave; Poudlard. Je n&rsquo;ai pas trop aim&eacute; le dernier, parce qu&rsquo;il partait justement, j&rsquo;aimais bien l&rsquo;&eacute;cole. Je pense qu&rsquo;un personnage vit aussi par son entourage et son univers, c&#39;est pour cela que j&rsquo;aime les personnages secondaires aussi.<br />
	<br />
	Si tu &eacute;tais un b&eacute;dien, quelles seraient les BD que tu aurais envie de conseiller aux terriens ?<br />
	<b>XF : </b>En ce moment je lis quelques Mangas : Monster, 20th Century Boys, Zipang , celui avec le navire de guerre qui se retrouve &agrave; la bataille du Midway. Sinon, j&rsquo;aime aussi la BD argentine, hispanique, tout ce qui est Torpedo et compagnie, Breccia.<br />
	<br />
	Si tu avais le pouvoir cosmique de te t&eacute;l&eacute;porter dans le cr&acirc;ne d&rsquo;un autre auteur de BD, pour comprendre son &oelig;uvre, qui choisirais-tu de visiter ?<br />
	<b>XF : </b>Je suis un grand fan de Franquin, un grand admirateur du Spirou de ces ann&eacute;es-l&agrave;. On peut mettre Peyo avec. J&rsquo;aime bien Jeff Smith aussi, avec Bone. La BD a un c&ocirc;t&eacute; magique&hellip; Cr&eacute;er un univers aussi attachant, en quelques traits&hellip; Je trouve que les mecs qui arrivent &agrave; faire cela avec le minimum, pour moi, c&#39;est le summum de la BD. Cela a un c&ocirc;t&eacute; ludique : cr&eacute;er quelque chose avec deux ou trois traits.<br />
	<br />
	Merci Xavier !<br />]]></corps>
<pubDate>Fri, 17 Jun 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
<guid>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/xavier-fourmequin-interview,34.html</guid>
</item>
<item><title><![CDATA[Giulio de Vita, interview]]></title>
<enclosure url="http://www.lelombard.com/images/actualite/giulio-vita-interview-2411-l200-h200.jpg" type="image/jpeg"/><link>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/giulio-vita-interview,35.html</link>
<description><![CDATA[ Interview réalisée par planetbd.com<br />

	Après un tome de Décalogue et 3 autres de James Healer, le dessinateur italien Giulio de Vita s’installe durablement au Lombard et dans le paysage franco-belge avec sa série Wisher, scénarisée par Sébastien Latour. De l’ « urban-fantaisy », que ça s’appelle, pour reprendre le genre précis inventé par Neil Gaiman, et dont cette...]]></description>
<corps><![CDATA[
	&nbsp;Interview r&eacute;alis&eacute;e par planetbd.com<br />

	Apr&egrave;s un tome de D&eacute;calogue et 3 autres de James Healer, le dessinateur italien Giulio de Vita s&rsquo;installe durablement au Lombard et dans le paysage franco-belge avec sa s&eacute;rie Wisher, sc&eacute;naris&eacute;e par S&eacute;bastien Latour. De l&rsquo; &laquo; urban-fantaisy &raquo;, que &ccedil;a s&rsquo;appelle, pour reprendre le genre pr&eacute;cis invent&eacute; par Neil Gaiman, et dont cette histoire de djinn moderne revendique l&rsquo;inspiration. Les b&eacute;diens ont interview&eacute; ce dessinateur affable et terriblement talentueux, autodidacte de formation&hellip; <br />

	<br />
	Bonjour Giulio ! Pour faire connaissance, peux-tu te pr&eacute;senter bri&egrave;vement ? Comment et pourquoi en es-tu arriv&eacute; &agrave; faire de la bande dessin&eacute;e ?<br />
	<b>Giulio de Vita : </b>Comme vous l&rsquo;entendez &agrave; mon accent, je suis italien, j&rsquo;habite dans une petite ville, &agrave; 60 km de Venise. J&rsquo;ai commenc&eacute; &agrave; me passionner pour l&rsquo;image quand j&rsquo;&eacute;tais enfant : ma m&egrave;re &eacute;tait alors professeur de dessin. J&rsquo;ai donc v&eacute;cu mon enfance dans un climat artistique propice. A la m&ecirc;me &eacute;poque, je me suis &eacute;galement passionn&eacute; pour le cin&eacute;ma, en regardant avec int&eacute;r&ecirc;ts les Hitchcock, Spielberg, Kubrick&hellip; J&rsquo;ai ressenti tout de suite la n&eacute;cessit&eacute; de raconter des histoires. Or, ce n&rsquo;&eacute;tait pas encore l&rsquo;&egrave;re de la vid&eacute;o num&eacute;rique facile, et dans ce contexte la bande dessin&eacute;e s&rsquo;est ais&eacute;ment impos&eacute;e &agrave; moi. J&rsquo;ai donc commenc&eacute; &agrave; dessiner des histoires et donc &agrave; faire mes films sur papier. J&rsquo;ai suivi une scolarit&eacute; normale, puis j&rsquo;ai travaill&eacute; pour la publicit&eacute;&hellip; et enfin je me suis lanc&eacute; dans le monde de la BD, sur le march&eacute; italien au d&eacute;part.<br />
	<br />
	Tu es donc autodidacte ?<br />
	<b>Giulio de Vita : </b>Oui, ma v&eacute;ritable &eacute;cole artistique, ce fut ma maman. Je suis ensuite arriv&eacute; sur le march&eacute; fran&ccedil;ais, car je trouvais que pouvais mieux exprimer mon style et mon univers. J&rsquo;ai alors rencontr&eacute; Fran&ccedil;ois Corteggiani, le sc&eacute;nariste qui m&rsquo;a permis de faire mes armes sur une premi&egrave;re BD fran&ccedil;aise. Ce fut Les ombres de la lagune, mon premier ouvrage paru chez Soleil. De fait, j&rsquo;ai pu me faire remarquer par d&rsquo;autres sc&eacute;naristes, dans d&rsquo;autres maisons d&rsquo;&eacute;dition, et notamment de Frank Giroud, qui m&rsquo;a propos&eacute; de faire le tome 2 du D&eacute;calogue. L&agrave;, ce fut une plong&eacute;e dans le grand bain ! Puis juste apr&egrave;s, Yves Swolfs me proposait James Healer. Je suis finalement rest&eacute; dans cette grande maison du Lombard dans laquelle je me suis trouv&eacute; tr&egrave;s bien, et tellement bien que je m&rsquo;y trouve encore. Il n&rsquo;y a pas les vell&eacute;it&eacute;s qu&rsquo;il peut parfois y avoir entre les auteurs, on a vraiment le sentiment d&rsquo;appartenir &agrave; une grande famille.<br />
	<br />
	Trois tomes de James Healer et puis s&rsquo;en va ?<br />
	<b>Giulio de Vita : </b>On peut dire qu&rsquo;on a gar&eacute; la Harley de James Healer pour quelques temps, car Yves Swolfs avait envie de d&eacute;velopper sa propre s&eacute;rie, L&eacute;gende. Comme je n&rsquo;aime pas trop attendre, je me suis engag&eacute; sur une autre s&eacute;rie, dont le tome 2 sort ce mois-ci, Wisher. N&eacute;anmoins, aujourd&rsquo;hui on a tous les deux envie de reprendre James Healer, ne serait-ce que pour donner une conclusion au cycle commenc&eacute;. Le 3e tome ne donne pas de fin&hellip; Il faut juste trouver le bon moment.<br />
	<br />
	Que s&rsquo;est-il pass&eacute; sur la s&eacute;rie-concept Quintett ? Tu as sign&eacute; les premi&egrave;res et derni&egrave;res planches des 4 premiers tomes et tu &eacute;tais pr&eacute;vu pour r&eacute;aliser le 5e en entier&hellip; et finalement non ?<br />
	<b>Giulio de Vita : </b>J&rsquo;ai beaucoup aim&eacute; la collaboration avec Frank Giroud, notamment &agrave; travers la r&eacute;alisation du tome 2 du D&eacute;calogue. On voulait vraiment renouer ce travail en commun pour le dernier Quintett. Frank avait besoin de raconter son histoire en un nombre de pages tr&egrave;s cons&eacute;quent, en 78 pages, alors que je n&rsquo;avais pas calcul&eacute; une telle masse de travail au d&eacute;part. Il s&rsquo;est av&eacute;r&eacute; que cela me posait un v&eacute;ritable probl&egrave;me de planning : si j&rsquo;honorais Quintett, je ne pouvais plus tenir mes engagements sur Wisher. il me fallait faire un choix entre les deux.<br />
	<br />
	Les lecteurs &ndash; nous en fait ! &ndash; ont &eacute;t&eacute; tout d&eacute;&ccedil;us !<br />
	<b>Giulio de Vita : </b>Et moi donc ! Je me suis donc engag&eacute; &agrave; trouver un bon dessinateur pour rattraper le coup : ce fut mon compatriote Alessandrini. A mon avis, il est m&ecirc;me meilleur que moi. Je pense que la qualit&eacute; de la s&eacute;rie n&rsquo;y a pas perdu dans cette op&eacute;ration de substitution, bien au contraire. Il est reconnu comme un des meilleurs dessinateurs italiens. Or jusqu&rsquo;alors, il n&rsquo;avait connu que des malchances &agrave; travers ses diverses exp&eacute;riences francophones.<br />
	<br />
	Tu continues &agrave; suivre le L&eacute;gataire, la suite du D&eacute;calogue ?<br />
	<b>Giulio de Vita : </b>Pas vraiment : &ccedil;a n&rsquo;est pas &eacute;dit&eacute; en Italie. Le D&eacute;calogue a &eacute;t&eacute; traduit et publi&eacute;, mais pas le L&eacute;gataire. &Ccedil;a m&rsquo;est tr&egrave;s difficile de suivre les s&eacute;ries fran&ccedil;aises l&agrave; o&ugrave; j&rsquo;habite. Quand je viens en France, je repars avec un gros sac !<br />
	<br />
	Tu nous raconte la gen&egrave;se de Wisher &agrave; pr&eacute;sent ?<br />
	<b>Giulio de Vita : </b>Au lendemain de James Healer, je cherchais une s&eacute;rie qui me permette de progresser dans mon dessin. J&rsquo;ai lu plusieurs propositions par plusieurs sc&eacute;naristes, dont quelques uns de tr&egrave;s connus, mais aucun ne me donnait cette possibilit&eacute;. Ce qu&rsquo;on me proposait &eacute;tait trop classique, je n&rsquo;avais pas de quoi m&rsquo;&eacute;clater. Un jour, Gauthier Van Meerbeeck m&rsquo;a propos&eacute; 3 synopsis d&rsquo;un m&ecirc;me sc&eacute;nariste inconnu. J&rsquo;ai imm&eacute;diatement accroch&eacute; au 3, et pour des aspects diff&eacute;rents. &Ccedil;a me paraissait tellement abouti, que j&rsquo;&eacute;tais persuad&eacute; que ce &laquo; S&eacute;bastien Latour &raquo; &eacute;tait le pseudonyme d&rsquo;un auteur connu. Dans tous les cas, le ch&acirc;ssis de d&eacute;part &eacute;tait bon pour moi. Des 3, j&rsquo;ai choisi Wisher, qui me &laquo; parlait &raquo; plus que les autres.<br />
	<br />
	Pourquoi la collection &laquo; Portail &raquo; a-t-elle perdue ses rep&egrave;res de collection en cours de route ?<br />
	<b>Giulio de Vita : </b>Sophie, attach&eacute;e de presse, apporte son &eacute;clairage : c&rsquo;est une volont&eacute; &eacute;ditoriale de supprimer la plupart des balises de collection, sauf pour les s&eacute;ries et collections bien install&eacute;es telles que Troisi&egrave;me vague, o&ugrave; l&agrave; on finit ce qui a &eacute;t&eacute; commenc&eacute;. Tout b&ecirc;tement, d&rsquo;un point de vue commercial, &ccedil;a ne vend ni plus ni moins de faire des collections, et sans ces &eacute;tiquettes, c&rsquo;est tout de m&ecirc;me beaucoup plus souple. Quand la s&eacute;rie est bonne, le lecteur la suit, qu&rsquo;elle s&rsquo;inscrive au sen d&rsquo;une collection ou non.<br />
	<b>Giulio de Vita : </b>On a profit&eacute; de la mort de l&rsquo;&eacute;tiquette Portail pour relancer la s&eacute;rie avec une nouvelle maquette, ans doute plus visible dans les librairies. Nouveau logo, nouvelle couverture, restyling et am&eacute;lioration d&rsquo;impact !<br />
	<br />
	Que s&rsquo;est-il pass&eacute; au niveau des couleurs qui n&rsquo;ont plus rien &agrave; voir entre les deux r&eacute;&eacute;ditions ?<br />
	<b>Giulio de Vita : </b>J&rsquo;ai fait les couleurs de la premi&egrave;re version, avec une technique assez compliqu&eacute;e : j&rsquo;ai fait un premier passage artisanal, &agrave; l&rsquo;aquarelle, suivi d&rsquo;une retouche informatique pour donner les effets sp&eacute;ciaux etc. Mais au niveau de l&rsquo;impression, ce qui &eacute;tait magnifique sur &eacute;cran n&rsquo;a du tout fonctionn&eacute; ! Il a donc &eacute;t&eacute; d&eacute;cid&eacute; de re-coloriser le tout &agrave; l&rsquo;aide d&rsquo;une technique plus simple et surtout plus facile &agrave; calibrer pour l&rsquo;impression. Bien s&ucirc;r, la premi&egrave;re version est plus artistique car plus exp&eacute;rimentale&hellip; Je voulais donner un effet cin&eacute;matographique, d&eacute;j&agrave; avec les cadrages, ou la gestion des teintes d&rsquo;ambiances, mais aussi avec les effets sp&eacute;ciaux &agrave; appliquer lors de la coloration.<br />
	<br />
	Pourquoi ne pas avoir gard&eacute; le m&ecirc;me coloriste pour les nouvelles &eacute;ditions : Emanuelle Tenderini sur le tome 1 et Christian Favrelle sur le tome 2 ?<br />
	<b>Giulio de Vita : </b>Ce fut un choix de l&rsquo;&eacute;diteur. Question de plannings, je pense.<br />
	<br />
	Combien de temps passes-tu sur un album ?<br />
	<b>Giulio de Vita : </b>Sur le premier, compte tenu que je faisais les couleurs, j&rsquo;ai pass&eacute; une bonne ann&eacute;e. Il y a eu plusieurs petits changements de sc&eacute;nario, de la recherche de documentation&hellip; Sur le second, en revanche, je n&rsquo;ai pass&eacute; que 6 mois. Enfin, sur le troisi&egrave;me que j&rsquo;ai d&eacute;j&agrave; commenc&eacute;, j&rsquo;esp&egrave;re travailler encore plus vite. J&rsquo;ai ressenti le besoin, par le pass&eacute;, de travailler plus longtemps sur mes planches, pour prouver ma valeur de dessinateur, en peaufiner des d&eacute;tails. Et je me suis aper&ccedil;u que si les amateurs de dessins appr&eacute;cie ce c&ocirc;t&eacute; chiad&eacute;, ce n&rsquo;est pas pour autant que cela favorise la lecture. Or une histoire comme Wisher distille pas mal de tensions, avec un rythme de lecture rapide. Le dessin doit donc s&rsquo;adapter &agrave; ce rythme.<br />
	<br />
	Tu peux intervenir sur le sc&eacute;nario ?<br />
	<b>Giulio de Vita : </b>Oui, un petit peu : j&rsquo;ai besoin de &ccedil;a. On a trouv&eacute; un compromis avec S&eacute;bastien : je peux toujours discuter de tel ou tel point du sc&eacute;nario, afin de me permettre de &laquo; m&rsquo;amuser &raquo; sur certaines sc&egrave;nes. Tant que l&rsquo;histoire reste fid&egrave;le &agrave; l&rsquo;originale, lui parvient toujours &agrave; s&rsquo;adapter &agrave; ce besoin.<br />
	<br />
	Certains accusent un peu S&eacute;bastien Latour de plagia sur les mondes d&rsquo;&laquo; urban fantaisy &raquo; de Neil Gaiman&hellip;<br />
	<b>Giulio de Vita : </b>Je dois admettre : je ne connais pas du tout Neil Gaiman et pire : je ne suis pas un gros lecteur de BD. Je passe beaucoup d&eacute;j&agrave; de temps sur mes propres planches, alors passer du temps sur les planches des autres, c&rsquo;est trop ! Je pr&eacute;f&egrave;re lire des livres ou aller au cin&eacute;ma. Mais j&rsquo;ai entendu S&eacute;bastien en interviews, revendiquer pleinement les r&eacute;f&eacute;rences &agrave; cet auteur am&eacute;ricain. Il adore son travail et Wisher est logiquement truff&eacute; de clins d&rsquo;&oelig;il et de r&eacute;f&eacute;rences.<br />
	<br />
	En combien de tomes est pr&eacute;vu Wisher ?<br />
	<b>Giulio de Vita : </b>Avec le Lombard, on a sign&eacute; un contrat de 3 albums, mais le cycle se termine au 4e. Il y aura donc tr&egrave;s certainement un 4e, avec une vraie fin de cycle. Ensuite, si le succ&egrave;s commercial est au rendez-vous, S&eacute;bastien a m&ecirc;me d&eacute;j&agrave; pr&eacute;vu des histoires pour remplir 3 autres cycles !<br />
	<br />
	As-tu d&rsquo;autres projets en marge de Wisher ?<br />
	<b>Giulio de Vita : </b>Pas pour l&rsquo;instant. Il y a en plus James Healer qui m&rsquo;attend dans un coin. J&rsquo;ai bien un projet personnel qui me tient &agrave; c&oelig;ur, mais c&rsquo;est encore au stade de projet.<br />
	<br />
	On veut un scoop : cela appartiendra &agrave; quel genre ?<br />
	<b>Giulio de Vita : </b>Hum&hellip; on va dire existentialiste&hellip; avec de l&rsquo;action&hellip; (rires) C&rsquo;est sp&eacute;cial, un vrai m&eacute;lange de genre, qui s&rsquo;appuie aussi sur plusieurs m&eacute;dias ! C&rsquo;est un projet compliqu&eacute;, tr&egrave;s ambitieux, qui ne sera pr&eacute;sent&eacute; qu&rsquo;au moment o&ugrave; il sera mature. Je pense qu&rsquo;un dessinateur a besoin, au moins une fois dans sa carri&egrave;re, de porter un tel projet en solo. Comme l&rsquo;a fait l&rsquo;ann&eacute;e derni&egrave;re mon grand ami Enrico Marini avec ses Aigles de Rome.<br />
	<br />
	Il y a des sc&eacute;naristes avec lesquels tu aimerais travailler ?<br />
	<b>Giulio de Vita : </b>Le top, ce sont les Van Hamme, Giroud, Yann que j&rsquo;adore, Wehlmann&hellip; Je ne me suis pas encore exprim&eacute; dans tous les styles que je suis capable d&rsquo;emprunter. Je suis n&eacute; avec un type de BD humoristique. Pour le moment les lecteurs me connaissent &agrave; travers mon style franco-belge r&eacute;aliste, mais j&rsquo;aimerais un jour faire quelque chose dans un style humoristique.<br />
	<br />
	Si tu &eacute;tais un b&eacute;dien, quels seraient les BD que tu aimerais faire d&eacute;couvrir aux terriens ?<br />
	<b>Giulio de Vita : </b>Je dirais&hellip; un album que j&rsquo;ai pu voir en preview, dessin&eacute; par un ami compatriote qui s&rsquo;appelle Alessandro Dalena, sc&eacute;naris&eacute; par Guillaume Bianco, et qui sort en ce moment m&ecirc;me chez le Lombard : Ernest et Rebecca. Alessandro a travaill&eacute; pendant des ann&eacute;es pour Disney Italie, et il livre des &laquo; plastiques &raquo; magnifiques&hellip;<br />
	<br />
	Si tu avais le pouvoir cosmique de devenir un autre auteur de bande-dessin&eacute;e, quelques instants, pour comprendre son &oelig;uvre ou voir le monde &agrave; travers son regard, quel serait-il ?<br />
	<b>Giulio de Vita : </b>Sans h&eacute;siter : Moebius. C&rsquo;est un mod&egrave;le, je voudrais &ecirc;tre comme lui. Il sait s&rsquo;adapter &agrave; tous les genres sans probl&egrave;me et il reste pourtant toujours lui. En plus, on sent qu&rsquo;il s&rsquo;amuse, quel que soit l&rsquo;univers qu&rsquo;il retranscrit. Il utilise toutes les potentialit&eacute;s de la BD, le vaste champ de l&rsquo;imaginaire sur lequel les autres m&eacute;dias s&rsquo;&eacute;puisent trop souvent. Je r&ecirc;ve d&rsquo;arriver &agrave; son niveau. Mais comme c&rsquo;est une r&eacute;ponse que l&rsquo;on doit vous faire couramment, je dirais aussi Fran&ccedil;ois Boucq, qui est lui aussi capable de se pr&ecirc;ter &agrave; tous les genres, sans le moindre probl&egrave;me.<br />
	<br />
	Merci Giulio ! <br />]]></corps>
<pubDate>Fri, 17 Jun 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
<guid>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/giulio-vita-interview,35.html</guid>
</item>
<item><title><![CDATA[Christopher, interview]]></title>
<enclosure url="http://www.lelombard.com/images/actualite/christopher-interview-2412-l200-h200.jpg" type="image/jpeg"/><link>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/christopher-interview,36.html</link>
<description><![CDATA[ Interview réalisée par planetebd.com<br />

	<br />
	Pour faire connaissance, peux-tu te présenter : ta vie, ton œuvre, comment en es-tu arrivé à faire de la BD ?<br />
	<b> Christopher : </b>J’ai dû le raconter vingt mille fois (rires). Je suis né en Angleterre puis ait vécu 18 ans en Provence avant de partir étudier sur Paris. En 1995, j’ai fondé un label baptisé La...]]></description>
<corps><![CDATA[
	&nbsp;Interview r&eacute;alis&eacute;e par planetebd.com<br />

	<br />
	Pour faire connaissance, peux-tu te pr&eacute;senter : ta vie, ton &oelig;uvre, comment en es-tu arriv&eacute; &agrave; faire de la BD ?<br />
	<b> Christopher : </b>J&rsquo;ai d&ucirc; le raconter vingt mille fois (rires). Je suis n&eacute; en Angleterre puis ait v&eacute;cu 18 ans en Provence avant de partir &eacute;tudier sur Paris. En 1995, j&rsquo;ai fond&eacute; un label baptis&eacute; La Com&eacute;die Illustr&eacute;e avec d&rsquo;autres dessinateurs, moi j&rsquo;ai commenc&eacute; avec la s&eacute;rie des Contes inachev&eacute;s de David Watts, puis en 1999 quand je suis parti sur Tours, j&rsquo;ai d&eacute;but&eacute; la s&eacute;rie Les filles qui a &eacute;t&eacute; rachet&eacute; par Carabas par la suite. Par la suite, Dupuis et Le Lombard ont commenc&eacute; &agrave; s&rsquo;int&eacute;resser &agrave; ce que je faisais, et &ccedil;a a donn&eacute; Les colocataires pour Dupuis et Love Song pour Le Lombard.<br />
	<br />
	As-tu une activit&eacute; professionnelle annexe &agrave; la BD ?<br />
	<b> Christopher : </b>&Ccedil;a d&eacute;pend si c&rsquo;est de mon point de vue, pour moi oui ! Du point de vue de mes beaux parents, ils consid&egrave;rent que c&rsquo;est plut&ocirc;t annexe, (rires) ils auraient s&ucirc;rement pr&eacute;f&eacute;r&eacute; que je sois architecte ou chirurgien !<br />
	<br />
	Ecris ou dessines-tu dans une ambiance ou cadre particulier (en musique, isol&eacute;&hellip;) ?<br />
	<b> Christopher : </b>L&rsquo;&eacute;criture se fait toujours la nuit avec mon casque viss&eacute; sur les oreilles, pour ne pas &ecirc;tre d&eacute;rang&eacute; par le t&eacute;l&eacute;phone ou les enfants. Il m&rsquo;arrive d&rsquo;&eacute;crire jusqu&rsquo;&agrave; 4 ou 5 heures de suite ! Pour les dessins, &ccedil;a se passe de jour &agrave; l&rsquo;atelier !<br />
	<br />
	Justement, y a-t-il un concept derri&egrave;re cet atelier &laquo; Cachalot &raquo; ?<br />
	<b> Christopher : </b>Ce sont 5 amis qui se retrouvent ensemble (Isha, Felipe, Jean Millou, Philippe Masson) et qui bossent ! C&rsquo;est un espace d&rsquo;&eacute;change o&ugrave; la vie de famille de chacun est absente, et permet de se concentrer plus facilement.<br />
	<br />
	Combien de temps passes-tu environ pour un album ?<br />
	<b> Christopher : </b>L&rsquo;&eacute;criture, six mois en moyenne. Trois mois pour le dessin. J&rsquo;ai un sketch book dans lequel j&rsquo;y consigne toutes les id&eacute;es venant au cours de ma journ&eacute;e de mes errances ou de mes observations.<br />
	<br />
	En termes de dessin, que penses-tu de l&rsquo;utilisation de l&rsquo;informatique ? Int&eacute;ress&eacute; ou non ?<br />
	<b> Christopher : </b>C&rsquo;est un nouvel outil que j&rsquo;utilise seulement pour le scan actuellement. C&rsquo;est int&eacute;ressant car cela a permis de gagner du temps vis-&agrave;-vis des &eacute;diteurs. Vive l&rsquo;informatique ! (rires)<br />
	<br />
	Tu as &eacute;t&eacute; sc&eacute;nariste sur A boire et &agrave; manger (avec Jean Philippe Peyraud aux dessins) en 1998, est-ce que c&rsquo;est une exp&eacute;rience que tu souhaiterais renouveler ? Et si oui avec qui ?<br />
	<b> Christopher : </b>Le sc&eacute;nario c&rsquo;est ce que pr&eacute;f&egrave;re, le dessin &ccedil;a m&rsquo;amuse ! L&rsquo;id&eacute;e pour l&rsquo;instant est plut&ocirc;t d&rsquo;&eacute;crire pour d&rsquo;autres dessinateurs, je ne pense &agrave; personne en particulier mais on va voir comment les choses vont &eacute;voluer.<br />
	<br />
	D&rsquo;o&ugrave; viennent tes inspirations ?<br />
	<b> Christopher : </b>Du monde qui m&rsquo;entoure, de mes contemporains, des rencontres, ce que j&rsquo;entends, ce que je vis, c&rsquo;est mon petit c&ocirc;t&eacute; Balzac !<br />
	<br />
	Parlons r&eacute;f&eacute;rences/influences litt&eacute;raires, cin&eacute;matographiques, tes r&eacute;alisateurs favoris, tes s&eacute;ries TV...<br />
	<b> Christopher : </b>Je suis une v&eacute;ritable &eacute;ponge, je n&rsquo;ai pas de r&eacute;f&eacute;rences en particulier, non,&hellip; Will Eisner, les Rabat&eacute;, je prends tout ! Je peux parfaitement encha&icirc;ner Spiderman avec un film de Jim Jarmusch !<br />
	<br />
	Quel personnage ou BD aurais-tu r&ecirc;v&eacute; de cr&eacute;er ?<br />
	<b> Christopher : </b>Celui que je cr&eacute;erai demain (rire) ! Sur Love Song, beaucoup trouvent une ressemblance avec le roman de Nick Hornby, High fidelity, c&rsquo;est un peu ce qui m&rsquo;a donn&eacute; envie de partir dans cette teinte un peu rock ! L&rsquo;adaptation cin&eacute; est pas mal, m&ecirc;me si j&rsquo;aurais pr&eacute;f&eacute;r&eacute; une bande originale anglaise et non pas am&eacute;ricaine ! J&rsquo;aurais pr&eacute;f&eacute;r&eacute; que se soit les Smiths &agrave; Bruce Springsteen ! Jack Black est ceci dit tr&egrave;s tr&egrave;s bon ! Apr&egrave;s coup, je pense que &ccedil;a pourrait &ecirc;tre un type int&eacute;ressant &agrave; exploiter !<br />
	<br />
	Si tu &eacute;tais un b&eacute;dien, quelles seraient les s&eacute;ries que tu conseillerais aux terriens ?<br />
	<b> Christopher : </b>Le tome 4 de Makabi, un bel album avec un excellent sticker qui m&rsquo;a fait mourir de rire ! Tout doit dispara&icirc;tre de Simon Hureau, j&rsquo;ai ador&eacute; !<br />
	<br />
	Dans la s&eacute;rie, tu es tout seul sur une &icirc;le d&eacute;serte, tu dois emmener :<br />
	- 3 disques :<br />
	<b> Christopher : </b>Je ne peux pas, je pars avec un ipod ! Bon allez : Abbey Road des Beatles, Ok Computer de Radiohead, et un best of des Smiths !<br />
	<br />
	- 3 objets du quotidien :<br />
	<b> Christopher : </b>L&rsquo;ipod ! Un ballon de foot, je pr&eacute;f&egrave;re m&rsquo;amuser tout seul comme un con, plut&ocirc;t que d&rsquo;en cr&eacute;er un ! (rires)<br />
	<br />
	Quel est ton ressentiment sur le milieu actuel de la BD, l&rsquo;invasion manga, les comics ?<br />
	<b> Christopher : </b>Je suis pour la pluralit&eacute; donc &ccedil;a me va ! La surproduction en France permet &agrave; des jeunes de se faire conna&icirc;tre, mais bon en revanche je suis beaucoup plus dubitatif sur la qualit&eacute; des &eacute;diteurs &agrave; &ecirc;tre pertinent dans leur choix, ou dans leur travail avec les auteurs, sans appui avec le directeur de collection&hellip;<br />
	<br />
	Ce qui &eacute;videmment n&rsquo;est pas le cas chez le lombard ! (rires)<br />
	<b> Christopher : </b>C&rsquo;est assez exceptionnel pour Le Lombard et Dupuis ! Leurs directeurs de collection sont tr&egrave;s pro ! En ce qui concerne les auteurs &eacute;trangers marquants, je dirais Tezuka, Will Eisner,&hellip;<br />
	<br />
	Comment pr&eacute;senterais-tu toi-m&ecirc;me l&rsquo;histoire de Love song ?<br />
	<b> Christopher : </b>Bah euh &laquo; achetez le &raquo; ! (rires) &laquo; Est-ce que l&rsquo;amiti&eacute; de 4 potes peut survivre au m&eacute;andre de la vie conjugale sur fond de musique ! &raquo; Ou sinon : &laquo; Le rock est il soluble dans le mariage ? &raquo;<br />
	<br />
	As-tu cr&eacute;&eacute; toi-m&ecirc;me de la musique ?<br />
	<b> Christopher : </b>Oui ! Deux groupes : les Sleeping Watermelon ! Et les David Watts !<br />
	<br />
	Delf s&rsquo;occupe des couleurs sur Love Song et Les Colocataires, est-ce un choix &eacute;ditorial, une rencontre ? Es-tu content du r&eacute;sultat ? Lui as-tu donn&eacute; des consignes ?<br />
	<b> Christopher : </b>C&rsquo;est une coloriste avec qui je m&rsquo;entends tr&egrave;s bien. H&eacute;las ce n&rsquo;est plus elle qui va faire la suite de Love Song suite &agrave; des probl&egrave;mes de planning, on retrouvera donc Scarlett ! Et non, ce n&rsquo;est pas un choix &eacute;ditorial !<br />
	<br />
	A part la France, Love Song a-t-il &eacute;t&eacute; publi&eacute; &agrave; l&#39;&eacute;tranger ? Le sujet pourrait y pr&eacute;tendre alors ?<br />
	<b> Christopher : </b>Pas encore en anglais, mais j&rsquo;ai appris hier qu&rsquo;il allait &ecirc;tre traduit en espagnol&hellip;<br />
	<br />
	[Intervention impromptue de Sophie, l&#39;attach&eacute; de presse Le Lombard, avec un accent espagnol impressionnant : Toca la guitara Manuel ! (rires)<br />
	<br />
	R&ecirc;ves-tu en secret de voir tes &oelig;uvres d&eacute;velopp&eacute;es en dessin anim&eacute;, s&eacute;rie TV ou en film ? Dans ce cas, laquelle a selon toi le meilleur potentiel ?<br />
	<b> Christopher : </b>Secr&egrave;tement non ! Il y a eu 2 achats de droits pour la s&eacute;rie les filles, je ne sais pas o&ugrave; &ccedil;a en est, mais je ne veux pas m&rsquo;en occuper ! Je n&rsquo;ai pas envie de me taper le script ! Et puis si c&rsquo;est pourri, ce ne sera pas moi qui l&rsquo;aurait fait ! Si c&rsquo;est bien c&rsquo;est moi ! Sinon le support s&eacute;rie t&eacute;l&eacute; ou film unique peut fonctionner.<br />
	<br />
	Quels sont tes autres projets ? Dans d&rsquo;autres genres ? Des collaborations ?<br />
	<b> Christopher : </b>Je suis en train de travailler sur un polar des ann&eacute;es 30-40, je trouve la p&eacute;riode de l&rsquo;entre-deux-guerres passionnante, avec la mont&eacute;e du fascisme en France surtout. A Marseille, les confrontations entre les fascistes et les communistes &eacute;taient impressionnantes ! Pour les collaborations, on va voir quels auteurs fran&ccedil;ais ont envie de travailler avec moi ! Des noms ? Je ne sais pas, j&rsquo;aimerais bien collaborer avec Emmanuel Lepage que j&rsquo;appr&eacute;cie beaucoup, ou Andy Watson !<br />
	<br />
	Tu as r&eacute;alis&eacute; une fresque pour l&rsquo;office de tourisme de Tours, est-ce une chose que l&rsquo;on te propose souvent ? As-tu eu d&rsquo;autres initiatives de cet acabit ?<br />
	<b> Christopher : </b>Non, j&rsquo;ai juste fait la fresque ! On m&rsquo;a dit 4 jours de boulot et c&rsquo;est bon ! Un mois plus tard, je n&rsquo;avais pas fini&hellip; Je ne pense pas recommencer ce genre d&rsquo;initiative, sauf si me botte vraiment ! Peut &ecirc;tre refaire un bar en entier&hellip;<br />
	<br />
	Pour les colocataires, tu as travaill&eacute; avec Sylvain Runberg (Orbital), comment l&rsquo;as-tu rencontr&eacute; ?<br />
	<b> Christopher : </b>Sylvain cherchait un dessinateur, Luc Brunschwig me disait que je serais parfait mais que je n&rsquo;aurai jamais le temps de m&rsquo;y atteler et que l&rsquo;histoire se passant &agrave; Aix en Provence, je n&rsquo;y connaissais rien ! J&rsquo;y ai v&eacute;cu 18 ans ! Depuis, je me suis aper&ccedil;u que je connaissais Sylvain depuis longtemps, probablement m&ecirc;me lors de nombreuses f&ecirc;tes sur Aix !<br />
	<br />
	Si tu avais une &laquo; gomme magique &raquo; pour modifier apr&egrave;s coup n&rsquo;importe quel aspect de la BD, est-ce que tu l&rsquo;utiliserais et si oui, sur quoi ?<br />
	<b> Christopher : </b>Non, je ne relis jamais mes planches ! (rires) Sinon j&rsquo;effacerais l&rsquo;album entier !<br />
	<br />
	Si tu avais le pouvoir cosmique de te t&eacute;l&eacute;porter dans le cr&acirc;ne d&rsquo;un autre auteur de BD (pour mieux comprendre son talent), qui irais-tu visiter ?<br />
	<b> Christopher : </b>Franquin ou Eisner !<br />
	<br />
	Merci &agrave; toi, Christopher !<br />]]></corps>
<pubDate>Fri, 17 Jun 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
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