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<channel><title>Le Lombard</title><link>http://www.lelombard.com/rss/interviews/</link>
<description>RSS des interviews du Lombard</description>
<language>fr</language>
<copyright>Copyright Le Lombard</copyright>
<item><title><![CDATA[Interview de Philippe Xavier réalisée par Sceneario.com]]></title>
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<description><![CDATA[ INTERVIEW DU CROISE PHILIPPE XAVIER<br />

	Sceneario.com : Bonjour Philippe. Ton actualité récente est la sortie du tome 6 de Croisade (qui aurait du être le tome 2 de Nomade). Pourquoi ce retour au titre de Croisade ?<br />

	Philippe Xavier : Tiens on ne me l'avait pas encore posée, cette question !! :) Attends, je recherche dans mes anciennes interviews...j'avais une réponse fort...]]></description>
<corps><![CDATA[
	&nbsp;INTERVIEW DU CROISE PHILIPPE XAVIER<br />

	Sceneario.com : Bonjour Philippe. Ton actualit&eacute; r&eacute;cente est la sortie du tome 6 de Croisade (qui aurait du &ecirc;tre le tome 2 de Nomade). Pourquoi ce retour au titre de Croisade ?<br />

	Philippe Xavier : Tiens on ne me l&#39;avait pas encore pos&eacute;e, cette question !! :) Attends, je recherche dans mes anciennes interviews...j&#39;avais une r&eacute;ponse fort bien &eacute;crite ...ahhh la voil&agrave; : Le choix du titre NOMADE r&eacute;pondait &agrave; priori &agrave; un souhait de simplicit&eacute; et de clart&eacute;. D&#39;une part, nous voulions &eacute;viter l&#39;usage parfois &quot;lourd&quot; des titres et sous-titres en cascade (S&eacute;rie, cycle, &eacute;pisode, ....). D&#39;autre part, &ccedil;a r&eacute;pondait &agrave; notre soucis de mettre en &eacute;vidence le fait que ces albums pouvaient &ecirc;tre lus ind&eacute;pendamment de la lecture pr&eacute;alable des quatre premiers tomes de CROISADE, &agrave; l&#39;intention de nouveaux lecteurs, tout en conservant l&#39;esprit de CROISADE dans la maquette de la couverture afin de proposer une collection homog&egrave;ne aux lecteurs existants. Mais il s&#39;est av&eacute;r&eacute; que le choix du titre NOMADE a eu l&#39;effet contraire et a plut&ocirc;t pr&ecirc;t&eacute; &agrave; confusion dans le positionnement de la s&eacute;rie. Nous nous &eacute;tions en r&eacute;alit&eacute; &eacute;loign&eacute; de l&#39;esprit de notre projet, &agrave; savoir, CROISADE, un socle, un univers que nous voulons continuer &agrave; explorer &agrave; travers plusieurs personnages de la s&eacute;rie en d&eacute;veloppant leurs aventures, sous forme d&#39;&eacute;pisodes distincts et sp&eacute;cifiques &agrave; chacun d&#39;entre eux. (comme dans Blueberry, l&#39;ensemble de l&#39;histoire &eacute;volue par cycles d&#39;albums ou bien sur Murena avec les cycles de la m&egrave;re et de l&#39;&eacute;pouse par exemple ) Et c&#39;est vrai que naturellement, nous &eacute;tions les premiers &agrave; parler de CROISADE T5 &agrave; la place de NOMADE T1. Lapsus r&eacute;v&eacute;lateur ... :-)<br />

	Sceneario.com : Je trouve que tu am&eacute;liores de plus en plus ton style sur cette s&eacute;rie. Abordes-tu chaque nouveaut&eacute; diff&eacute;remment ?<br />

	Philippe Xavier : Comment &ccedil;a ? T&#39;aimais pas mes dessins ? Ils &eacute;taient pas beaux mes dessins ? :) Merci. C&#39;est le but du jeu :-) J&#39;essaie de progresser &agrave; chaque tome sans trop me prendre la t&ecirc;te. Je me laisse bercer par l&#39;univers que je dois illustrer en &eacute;vitant de faire deux fois les m&ecirc;mes erreurs. J&#39;&eacute;coute les critiques amicales et professionnelles, avec un seul but, m&#39;am&eacute;liorer. C&#39;est mon moteur.<br />

	Sceneario.com : Qu&rsquo;est ce qui te plait dans cette saga ? Quelles ont &eacute;t&eacute; tes influences pour ce sujet?<br />

	Philippe Xavier : Un univers riche &agrave; illustrer, donner vie &agrave; des personnages charismatiques,... que demander de plus ? J&#39;aime sentir le souffle de l&#39;aventure quand je dessine. J&#39;ai besoin d&#39;&ecirc;tre transport&eacute; dans un autre univers pour donner le meilleur de moi m&ecirc;me. L&#39;&eacute;vasion est primordiale dans mon travail. Parmi mes influences, je citerai d&rsquo;abord Gustave Dor&eacute;. Il y a aussi des films comme le Cid d&rsquo;Anthony Mann avec Charlton Heston et Sophia Lauren, Kingdom of Heaven de Ridley Scott et tous les films sur les croisades comme Richard C&oelig;ur de Lion et Robin des Bois. C&ocirc;t&eacute; bande dessin&eacute;e, il y a bien s&ucirc;r les Tours de Bois-Maury d&rsquo;Hermann : il n&rsquo;y a que deux ou trois tomes qui se consacrent aux croisades, mais c&rsquo;est toujours en fond de toile. Sans oublier la douzaine de grands tableaux illustrant les croisades expos&eacute;s &agrave; Versailles. Je m&rsquo;impr&egrave;gne donc de toute cette source d&rsquo;inspiration historique. Les &oelig;uvres des peintres orientalistes m&#39;ont captiv&eacute; d&egrave;s mon plus jeune &acirc;ge, et bien que les ann&eacute;es passent, le charme reste intact.<br />

	Sceneario.com : As-tu &laquo; bataill&eacute; &raquo; longtemps pour trouver tes personnages ?<br />

	Philippe Xavier : Trouver les personnages est g&eacute;n&eacute;ralement assez facile. C&#39;est un exercice fabuleux que de cr&eacute;er des &quot;acteurs&quot; qui vont nous accompagner tout au long de nos aventures. Je bataille rarement sauf quand je d&eacute;capite une ou deux t&ecirc;tes :-) Bon ok &ccedil;a arrive assez fr&eacute;quemment!<br />

	Sceneario.com : Jean Dufaux t&rsquo;avait il donn&eacute; des indications particuli&egrave;res ? Tiens, prenons celui-ci : Hakim le noir ? Qui a donn&eacute; ce look a ce personnage ?<br />

	Philippe Xavier : Jean et moi discutons souvent du d&eacute;roulement de l&#39;histoire et bien s&ucirc;r, des personnages. J&#39;ai besoin de connaitre leur histoire, comprendre leurs r&eacute;actions pour pouvoir jouer avec leurs &eacute;motions, les faire vivre comme des acteurs. C&#39;est pour cela que mes personnages prennent de la &quot;bouteille&quot; au fil des pages, au fil de leurs aventures. Pour Hakim le noir, je devais lui donner cet air de folie, une folie que l&#39;on retrouve dans ses cheveux :-) L&agrave;, j&#39;ai pas eu trop de mal, il suffit de me regarder le matin en me levant du lit :-). J&#39;ai &eacute;galement jou&eacute; avec les ombres sur son visage qui contrastent avec son large sourire d&eacute;moniaque. J&#39;ai travaill&eacute; son mouvement corporel pour intensifier sa folie.<br />

	Sceneario.com : As-tu un personnage pr&eacute;f&eacute;r&eacute;, plus facile &agrave; dessiner dans cette s&eacute;rie ?<br />

	Philippe Xavier : Pas vraiment. Ils ont tous quelque chose de particulier. L&rsquo;&eacute;ventail est large. Et puis comment ne pas adorer dessiner ces belles femmes sensuelles aux courbes dangereuses et ces mecs aux tronches ...dignes d&#39;un pack d&#39;avant de rugby ? (dont je salue au passage la magnifique finale en coupe du monde :)<br />

	Sceneario.com : Comment travaille Philippe Xavier ? Comment s&rsquo;organise ta journ&eacute;e ?<br />

	Philippe Xavier : Je dirais que je suis quelqu&#39;un de tr&egrave;s r&eacute;gulier. Mes semaines se ressemblent, seules les planches changent. Je commence &agrave; travailler vers 8 h, et depuis quelques ann&eacute;es, je pose les crayons vers 19 h cela 6 jours par semaine. Vivant &agrave; Bruxelles, d&egrave;s que le soleil pointe son nez, j&#39;en profite pour entretenir mon bronzage sur la terrasse et je me d&eacute;gourdis les jambes dans le parc-d-&agrave;-c&ocirc;t&eacute;. Bref, je m&egrave;ne une vie tout &agrave; fait banale qui se r&eacute;sumerait en quelques mots : dessins, voyages, dessins, siestes, c&acirc;lins, amis, dessins, pause BN, dessins, nature, restos, TV, foot, cin&eacute;, rugby, dodo, r&ecirc;ves, dessins.<br />

	Sceneario.com : Peux tu nous parler de ta collaboration avec Jean Dufaux ?<br />

	Philippe Xavier : Jean me fournit un sc&eacute;nario tr&egrave;s d&eacute;taill&eacute;, avec les mots justes qui me parlent et se transforment rapidement et naturellement en images. Il me laisse beaucoup de libert&eacute;, sinon je ne pourrais pas travailler. J&rsquo;ai besoin d&rsquo;espace dans ma vie personnelle et dans mon travail. Jean me transmet le sc&eacute;nario par cinq-huit planches &agrave; la fois. C&#39;est l&#39;occasion de se retrouver autour d&#39;une bonne table, g&eacute;n&eacute;ralement avec les amis, Philippe Delaby et J&eacute;r&eacute;my. On discute des planches crayonn&eacute;es, de la suite de nos sc&eacute;narios respectifs, on &eacute;change, on se critique, on se motive, dans une ambiance tr&egrave;s joviale, un peu potache. Je retourne chez moi, je r&eacute;alise les crayonn&eacute;s et on se revoit alors quelques semaines plus tard. Lorsque Jean d&eacute;couvre les crayonn&eacute;s, il enfile sa casquette de lecteur. Ses remarques portent essentiellement sur les cadrages, les &laquo; mouvements de cam&eacute;ra &raquo;, remarques judicieuses et pr&eacute;cises qui am&eacute;liorent la mise en page et la fluidit&eacute; de la narration.<br />

	Sceneario.com : Cot&eacute; recherches historiques : o&ugrave; puises tu les documents (si c&rsquo;est le cas) pour recr&eacute;er le monde m&eacute;di&eacute;val ?<br />

	Philippe Xavier : Au fil des tomes de Croisade, ma biblioth&egrave;que s&#39;est agrandie, enrichie de beaux ouvrages sur le Moyen Age et l&#39;art de l&#39;Islam, ainsi que ceux des peintres orientalistes qui sont ma source principale de r&eacute;f&eacute;rences pour les costumes d&rsquo;&eacute;poque. Mais bien que je sois tr&egrave;s m&eacute;ticuleux et pr&eacute;cis dans mon dessin, je n&rsquo;attache pas particuli&egrave;rement mon attention sur la v&eacute;racit&eacute; de tout ce que je dessine. J&rsquo;aime m&rsquo;appuyer sur une base solide pour prendre un malin plaisir &agrave; me l&rsquo;approprier. Notre Croisade est avant tout une pointe de l&rsquo;Histoire qui s&rsquo;enfonce dans le tissu des milles et une nuits o&ugrave; la magie et le fantastique jouent un r&ocirc;le important, d&rsquo;o&ugrave; ma libert&eacute; graphique. Et j&rsquo;en profite pleinement. J&rsquo;aime d&eacute;former ce que je vois pour cr&eacute;er un univers tr&egrave;s particulier que l&rsquo;on d&eacute;couvre dans Croisade. Mais pour pouvoir &quot;d&eacute;former&quot;, il faut avant tout maitriser son sujet et surtout comprendre comment cela fonctionne gr&acirc;ce &agrave; la documentation, mais aussi, d&egrave;s que l&#39;occasion se pr&eacute;sente, aux voyages (Maroc, Turquie, villages m&eacute;di&eacute;vaux en France, &hellip;) Le plus important, c&rsquo;est que le lecteur se sente en Orient, ou en Flandres, fin du 12&egrave;me si&egrave;cle. Apr&egrave;s, je fais travailler mon imagination : je ne dirais pas que c&rsquo;est inn&eacute;, mais c&rsquo;est quelque chose que je travaille en regardant les films, en lisant des livres. C&rsquo;est aussi un jeu entre Jean et moi. On se stimule, on a chacun nos envies : moi graphiques, lui sc&eacute;naristiques. On se tend la perche, on se bouscule un peu et &ccedil;a donne ce qu&rsquo;on voit dans Croisade !<br />

	Sceneario.com : Je trouve que certaines cases de ce tome 6 sont superbes. Cela pourrait faire de beaux tableaux. Y as-tu d&eacute;j&agrave; song&eacute; ?<br />

	Philippe Xavier : Merci. En faire des tableaux ? N&#39;exag&eacute;rons pas :-) Je pr&eacute;f&egrave;re faire de la BD.<br />

	Sceneario.com : Nous sommes au temps des croisades. Y aurais tu pris part ?<br />

	Philippe Xavier : J&#39;ai d&eacute;j&agrave; eu le plaisir d&#39;enfiler la panoplie compl&egrave;te du bon playmobile, heu pardon, du chevalier, cote de maille de la t&ecirc;te au pied, casque, bouclier, et d&#39;&eacute;changer quelques coups d&#39;&eacute;p&eacute;e. Et bien que je ne sois point ch&eacute;tif...je dirais... non merci, sans fa&ccedil;on :-)<br />

	Sceneario.com : Outre Croisade, as-tu d&rsquo;autres projets en vue ?<br />

	Philippe Xavier : Je travaille en ce moment &agrave; la r&eacute;alisation d&#39;un diptyque, toujours avec Jean Dufaux au sc&eacute;nario et Jean-Jacques Chagnaud aux couleurs : Conquistador. http://conquistador-xavier.blogspot.com/ pour en savoir plus, un peu plus. Pour les &eacute;ditions Gl&eacute;nat, sortie en 2012. Un nouveau challenge est toujours tr&egrave;s motivant, le plaisir est au rendez-vous.<br />

	Sceneario.com : Quel est ton dernier coup de c&oelig;ur pour une bande dessin&eacute;e ?<br />

	Philippe Xavier : &laquo; Dorian Gray &raquo; de Corominas, des &eacute;ditions Daniel Maghen et bien s&ucirc;r &laquo; Lady Elza &raquo; et &laquo; Barracuda T2 &raquo; des amis Jean Dufaux, Philippe Wurm et J&eacute;r&eacute;my. Sceneario.com : Quel est on dernier coup de c&oelig;ur pour un livre ? Philippe Xavier : Kenneth Cook :&quot;Le koala tueur&quot;, un vrai r&eacute;gal de short stories dans l&#39;outback australien, qui m&#39;a bien fait rire.<br />

	Sceneario.com : Quel est ton dernier coup de c&oelig;ur pour un film ?<br />

	Philippe Xavier : &laquo; Benjamin Button &raquo; que j&#39;ai vu r&eacute;cemment m&#39;a vraiment boulevers&eacute;, un film superbe.<br />

	Sceneario.com : quel a &eacute;t&eacute; ton dernier coup de c&oelig;ur pour une musique ?<br />

	Philippe Xavier: Snow Patrol &laquo; called out the dark &raquo;. Sinon mes bons vieux classiques rock, blues m&#39;accompagnent du matin au soir, de Pink Floyd &agrave; Acdc, en passant par Led Zep...sans oublier un bon Dire Straits bougeant au son des Bee Gees :-) ...et j&#39;en passe et des meilleurs.<br />

	Sceneario.com : Merci, Philippe, pour ce temps pass&eacute; avec nous.<br />

	Philippe Xavier : Merci a vous<br />]]></corps>
<pubDate>Thu, 01 Dec 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
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</item>
<item><title><![CDATA[Interview de FabCaro par Koala L'impur]]></title>
<enclosure url="http://www.lelombard.com/images/actualite/interview-fabcaro-par-koala-l-impur-2481-l200-h200.JPG" type="image/jpeg"/><link>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/interview-fabcaro-par-koala-l-impur,50.html</link>
<description><![CDATA[ 

	<b>Bonjour, Monsieur Fabcaro ! Ça boume ?</b>

	Bonjour, Monsieur L'impur, ça va.

	 

	T’es avant tout connu pour être un auteur à part dans le milieu littéraire Languedocien-Roussillonnais, une sorte de Mark Twain de l’Hérault. Est-ce qu’à l’instar du célèbre écrivain humoriste du Missouri, il t’arrive de trouver l’inspiration en descendant une rivière en...]]></description>
<corps><![CDATA[
	&nbsp;

	<b>Bonjour, Monsieur Fabcaro&nbsp;! &Ccedil;a boume ?</b>

	Bonjour, Monsieur L&#39;impur, &ccedil;a va.

	&nbsp;

	T&rsquo;es avant tout connu pour &ecirc;tre un auteur &agrave; part dans le milieu litt&eacute;raire Languedocien-Roussillonnais, une sorte de Mark Twain de l&rsquo;H&eacute;rault. Est-ce qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;instar du c&eacute;l&egrave;bre &eacute;crivain humoriste du Missouri, il t&rsquo;arrive de trouver l&rsquo;inspiration en descendant une rivi&egrave;re en radeau ou sur un tronc d&rsquo;arbre&nbsp;? L&rsquo;Orb coulant au bas de chez toi, l&rsquo;exercice est ais&eacute;.

	Ben, tu crois pas si bien dire, je vais marcher en pleine nature, au bord de la rivi&egrave;re, &eacute;couter les arbres, les montagnes, les fleurs. Non, non, j&#39;ai encore rien fum&eacute; l&agrave;, il est trop t&ocirc;t. Mais l&#39;inspiration peut me venir de tout, de petits d&eacute;tails, la plupart du temps des gens que je croise, comme tout auteur j&#39;imagine. J&#39;ai une tendance maladive &agrave; d&eacute;caler instantan&eacute;ment tout ce que je vois, c&#39;est rigolo, mais c&#39;est limite handicapant...

	&nbsp;

	<b>Ton premier roman &laquo;&nbsp;Figurec&nbsp;&raquo; est paru dans la collection blanche de Gallimard. Est-ce que depuis tu as ta table r&eacute;serv&eacute;e chez Drouant &agrave; Paris&nbsp;? Ou, au moins, chez Momo &agrave; P&eacute;z&egrave;nes-les-Mines&nbsp;?</b>

	Ah oui, &agrave; Paris maintenant je mange un kebab o&ugrave; je veux. J&#39;aime beaucoup &eacute;crire, j&#39;ai toujours fait les deux en parall&egrave;le, la BD et le roman. Pour moi ce sont deux approches tr&egrave;s diff&eacute;rentes. L&#39;&eacute;criture du roman demande peut-&ecirc;tre plus d&#39;implication... J&#39;aimerais bien m&#39;y remettre, mais la BD me prend beaucoup de temps en ce moment. Mais je me plains pas hein, j&#39;aime autant.

	&nbsp;

	Tu as voulu faire un livre sans dessins. Et, Paf, Casterman ach&egrave;te les droits et Christian de Metter l&rsquo;adapte en BD. Pas de bol&nbsp;!

	Oui, je suis super content de l&#39;adaptation. Je ne suis pas intervenu, il s&#39;est empar&eacute; du texte et je l&#39;ai laiss&eacute; faire. Et je suis aussi super content d&#39;avoir rencontr&eacute; Christian qui est devenu un ami. C&#39;est marrant parce qu&#39;il a un univers tr&egrave;s tr&egrave;s noir alors que c&#39;est quelqu&#39;un de tr&egrave;s dr&ocirc;le. Et puis on s&#39;est trouv&eacute; pas mal d&#39;affinit&eacute;s musicales aussi. Quand on se voit, on parle plus musique que BD. De toute fa&ccedil;on, la BD c&#39;est nul.

	&nbsp;

	C&#39;est dans le d&eacute;partement de l&rsquo;H&eacute;rault, &agrave; L&eacute;zignan-la-C&egrave;be, qu&#39;ont &eacute;t&eacute; trouv&eacute;es les traces les plus anciennes d&#39;activit&eacute;s d&#39;hominid&eacute;s. Pour l&rsquo;auteur que tu es, est-ce un avantage ou un handicap cet h&eacute;ritage de la plus ancienne dynastie de l&rsquo;Humanit&eacute;&nbsp;?

	Oui, il m&#39;arrive de croiser r&eacute;guli&egrave;rement ce genre d&#39;hominid&eacute;s &agrave; la boulangerie. Non, j&#39;ai pas vraiment le complexe du provincial qui bosse loin de Paris et qui ne s&#39;y rend que sous la menace. Et puis je vois de plus en plus d&#39;auteurs parisiens venir s&#39;installer dans le Sud. L&#39;auteur de BD parisien, dans le Sud, c&#39;est pire que le retrait&eacute; anglais, &ccedil;a pullule. Et puis, de nos jours, on peut travailler de n&#39;importe o&ugrave;, avec le Minitel tout est possible.

	&nbsp;

	Tu as abord&eacute; la bande dessin&eacute;e par le biais de l&rsquo;humour, est-ce un choix, ou est-ce simplement que, comme Charles Pasqua, Albert Spaggiari, Patrick Bosso et tous les habitants du Sud, tu as &ccedil;a dans tes chromosomes&nbsp;?

	L&#39;humour, je trouve &ccedil;a infini. On peut tout exprimer avec l&#39;humour. Le registre est si &eacute;tendu, tu peux aller de l&#39;absurdit&eacute; la plus d&eacute;brid&eacute;e au sentiment le plus noir.

	Mon temp&eacute;rament est justement tout le contraire d&#39;un M&eacute;diterran&eacute;en. Dans la vie, je suis un type assez sinistre. J&#39;aime la pluie, le noir, boire de la bi&egrave;re ti&egrave;de en &eacute;coutant Mano Solo et en lisant Cioran, regarder des films tch&egrave;ques sous-titr&eacute;s en japonais, mater des photos de fans de Joy Division avec des boutons d&#39;acn&eacute;.

	&nbsp;

	Il se dit que tu es venu &agrave; la BD par des publications dans Tch&ocirc;&nbsp;! ainsi que dans un nombre incroyable de magazines. Il se chuchote &eacute;galement que sous couvert de multiples pseudonymes, tu as travaill&eacute; pour divers bulletins paroissiaux. Tu vas avouer, ordure&nbsp;!

	Oui, j&#39;ai commenc&eacute; par Tch&ocirc;, des petits strips par-ci par-l&agrave;. Nob qui s&#39;en occupait &agrave; l&#39;&eacute;poque m&#39;avait contact&eacute; apr&egrave;s avoir vu mes strips dans le Coca&#39;zine, un mensuel culturel alternatif dans lequel j&#39;ai d&eacute;but&eacute;. &Agrave; la m&ecirc;me &eacute;poque que Tch&ocirc;, j&#39;ai commenc&eacute; &agrave; publier dans Psikopat. Je remercierai jamais assez Carali de m&#39;avoir fait confiance &agrave; mes d&eacute;buts. Longue vie au Psiko !

	&nbsp;

	Tu sors des albums plus vite que ton ombre chez tous les &eacute;diteurs de la Terre. (Cela dit, jusqu&rsquo;&agrave; pr&eacute;sent, on n&rsquo;a jamais vu une ombre publier un livre.) Depuis le d&eacute;but de l&rsquo;ann&eacute;e, tu as d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; quatre fois au rayon des nouveaut&eacute;s. Tu es combien dans ton enveloppe charnelle pour arriver &agrave; &ccedil;a&nbsp;?

	J&#39;ai un rapport au temps assez n&eacute;vrotique, j&#39;ai constamment l&#39;impression que je vais mourir demain et qu&#39;il faut que je me d&eacute;p&ecirc;che de faire des trucs avant.... Et puis, si je ne cr&eacute;e pas, je me sens vide. Du coup, je suis toujours dans mon univers, c&#39;est tr&egrave;s p&eacute;nible pour mon entourage, je t&#39;assure. Il faudrait que je l&egrave;ve un peu le pied, que je fasse comme tout le monde, que je voie des gens, que je discute de sujets de soci&eacute;t&eacute;, que j&#39;aille &agrave; Ik&eacute;a, ce genre de choses normales de la vraie vie.

	&nbsp;

	Derni&egrave;rement, est sorti aux &eacute;ditions du Lombard &ldquo;Steve Lumour &ndash; L&rsquo;art de la winne&rdquo;, la premi&egrave;re biographie du comique tr&egrave;s peu comique, Emile Escartefougne.

	J&#39;ai une profonde affection pour les losers, vraiment. C&#39;est pas de l&#39;ordre de la condescendance, de la moquerie ou du voyeurisme, c&#39;est r&eacute;ellement une vraie tendresse. Steve Lumour, je le trouve super attachant. C&#39;est quelqu&#39;un qui croit que tout marche pour lui alors que tout foire. Je trouve &ccedil;a touchant. J&#39;en ai souvent crois&eacute; dans la vie, et &ccedil;a m&#39;&eacute;meut au plus haut point.

	&nbsp;

	Est-ce que de parler d&rsquo;un comique pas comique, c&rsquo;est &ccedil;a qu&rsquo;est comique&nbsp;? Et est-ce que d&rsquo;&eacute;voquer d&rsquo;un comique r&eacute;ellement comique aurait &eacute;t&eacute; moins comique&nbsp;?

	Oui, &ccedil;a aurait &eacute;t&eacute; moins dr&ocirc;le. Les beaux parcours, les belles ascensions qu&#39;on peut voir dans Challenge ou Capital m&#39;int&eacute;ressent pas. J&#39;aime ce qui foire, ce qui est f&ecirc;l&eacute;, ce qui merde. D&#39;ailleurs &ccedil;a commence &agrave; marcher un peu trop bien pour moi en ce moment, faut que je redresse la barre...

	&nbsp;

	<b>Comme le dit l&rsquo;adage &laquo;&nbsp;Il est bon de rire parfois&nbsp;&raquo;, tu t&rsquo;es donn&eacute; comme mission de rire plusieurs fois par jour, et, surtout, de faire marrer tes contemporains tous les jours entre chaque repas. Et comme tu as encore bien d&rsquo;autres cordes &agrave; ton arc, tu fais &eacute;galement de la musique. Tu as, entre autres, r&eacute;alis&eacute; l&rsquo;album&nbsp;: &ldquo;</b><b>Les Amants de la rue Sinistrose&rdquo;. Je vois que, quel que soit le m&eacute;dium, la poilade est toujours au centre de tes pr&eacute;occupations.</b>

	Ah ah, oui, &ldquo;Les Amants de la rue Sinistrose&rdquo;, un grand moment de poilade pour les d&eacute;pressifs suicidaires. Oui, j&#39;ai longtemps fait de la musique dans les ann&eacute;es 90. On faisait des concerts un peu partout, c&#39;&eacute;tait cool. J&#39;en garde un super souvenir. Mais c&#39;est vieux tout &ccedil;a, maintenant j&#39;ai un vrai m&eacute;tier. Ah ben non, tiens.

	&nbsp;

	Je tiens &agrave; m&rsquo;excuser car le temps que tu as consacr&eacute; &agrave; cette interview, tu aurais pu l&rsquo;utiliser &agrave; r&eacute;aliser une ou deux nouvelles BD. Pour l&rsquo;instant, tu es sur combien de projets&nbsp;?

	Non, non, mais t&#39;inqui&egrave;te, je dessine tout en r&eacute;pondant &agrave; l&#39;interview. J&#39;ai un album qui sort chez 6 pieds sous terre en septembre. Un truc assez exp&eacute;rimental entre western et contemporain, pr&eacute;texte &agrave; parler de la mort de l&#39;enfance, de la fantaisie, du romantisme, quelque chose moins dans l&#39;humour, plus... po&eacute;tique, m&ecirc;me si le terme est un peu pompeux. Puis, on relance le tome 2 de Amour, passion et CX diesel avec James et Bengrrr chez Fluide. Puis, un album chez Dargaud avec Fabrice Erre au dessin que je sc&eacute;narise, une parodie de Zorro. Puis, un album regroupant notamment les strips publi&eacute;s dans ZOO &agrave; para&icirc;tre en janvier 2012 &agrave; La cafeti&egrave;re. Puis,... non, je crois que c&#39;est tout pour le moment.

	&nbsp;

	<b>Sinon, il fait comment dans le Sud&nbsp;?</b>

	Super beau, super soleil. Tu sais, le soleil, ce truc jaune qu&#39;on aper&ccedil;oit &agrave; certaines dates de l&#39;ann&eacute;e dans le ciel de Belgique...

	&nbsp;

	<b>Salaud&nbsp;!</b>

	Belge !

	&nbsp;

	<b>Merci bien, cher Monsieur Fabcaro.</b>

	&nbsp;

	(Koala l&rsquo;Impur, le 14 juillet 2011)]]></corps>
<pubDate>Mon, 18 Jul 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
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</item>
<item><title><![CDATA[Interview de Lucile Gomez par Koala L'Impur]]></title>
<enclosure url="http://www.lelombard.com/images/actualite/interview-lucile-gomez-par-koala-l-impur-2478-l200-h200.jpg" type="image/jpeg"/><link>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/interview-lucile-gomez-par-koala-l-impur,49.html</link>
<description><![CDATA[<br />
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	Bonjour, Marraine !<br />
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	Bonjour, jeune Koala l'Impur.<br />
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	Il faut t’appeler Marraine, maintenant, Marraine ?<br />
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	Si tu veux avoir l'air à la page, tu peux m'appeler "Marraine". Ça signifiera que tu es à la pointe de l'actualité BD sur internet, et que tu sais déjà que cette année, je suis la marraine de la 7ème édition du...]]></description>
<corps><![CDATA[
	<br />
	<br />
	Bonjour, Marraine !<br />
	<br />
	Bonjour, jeune Koala l&#39;Impur.<br />
	<br />
	Il faut t&rsquo;appeler Marraine, maintenant, Marraine ?<br />
	<br />
	Si tu veux avoir l&#39;air &agrave; la page, tu peux m&#39;appeler &quot;Marraine&quot;. &Ccedil;a signifiera que tu es &agrave; la pointe de l&#39;actualit&eacute; BD sur internet, et que tu sais d&eacute;j&agrave; que cette ann&eacute;e, je suis la marraine de la 7&egrave;me &eacute;dition du Festiblog (festival immanquable des blogs BD et du webcomics).<br />
	<br />
	Donc le Festiblog, c&rsquo;est un peu comme l&rsquo;Oktoberfest de Munich, mais fin septembre, &agrave; Paris, et &agrave; la place des pintes de bi&egrave;re nous avons des blogueuses et des blogueurs ?<br />
	<br />
	Le Festiblog est pareil &agrave; tous les autres festivals de BD, mais en diff&eacute;rent.<br />
	<br />
	On y trouve plus de 150 auteurs en d&eacute;dicace, des tas de chouettes animations et des surprises&hellip; et ce qui est d&eacute;glingo, c&#39;est que tout y est gratuit ! L&#39;id&eacute;e de d&eacute;part est simple : des gens font de la BD sur internet, d&#39;autres la lisent ; le Festiblog est l&#39;occasion pour tout le monde de l&acirc;cher ses &eacute;crans et de se rencontrer dans la &quot;vie vraie&quot;. Les auteurs, actifs sur le web via leurs blogs, ne sont pas tous publi&eacute;s sur papier. Tous s&#39;engagent donc &agrave; dessiner sur les supports choisis par les lecteurs, de l&#39;album classique, au carnet de croquis, en passant pas les feuilles volantes, les T-shirt, ou pourquoi pas, comme au coll&egrave;ge, leurs cahiers de textes&hellip;<br />
	<br />
	L&#39;ambiance est d&#39;ailleurs assez proche de celle d&#39;une cour de r&eacute;cr&eacute;.<br />
	<br />
	On revoit les copains de l&#39;ann&eacute;e pass&eacute;e, on rencontre les gens populaires et l&rsquo;on d&eacute;couvre les petits nouveaux&hellip; On se met en rang devant les stands, on joue, on rigole, et &agrave; la fin des d&eacute;dicaces, on peut s&#39;asseoir dans le parc, ou aller prendre un verre pour continuer &agrave; &eacute;changer, dessiner, colporter les ragots&hellip;<br />
	<br />
	Mis &agrave; part pour ta marrainique pr&eacute;sence, pourquoi ce serait vraiment idiot, stupide et irresponsable de ne pas s&rsquo;y rendre ?<br />
	<br />
	Parce que c&#39;est gratuit, c&#39;est bon enfant, c&#39;est bourr&eacute; de nouveaux talents, et qu&#39;en plus cette ann&eacute;e, sous l&#39;impulsion du parrain Guillaume Long, le festival aura pour th&egrave;me &quot;la gastronomie&quot; !<br />
	<br />
	Mais, septembre, quoique proche, est encore loin. Repartons dans le pass&eacute; r&eacute;cent. Fin juin, est paru aux &eacute;ditions du Lombard &laquo; Bretzelle et Baba - Vous d&eacute;sirez ? &raquo; Ce sont les aventures d&rsquo;une blonde excentrique et d&rsquo;une brune sage et r&eacute;fl&eacute;chie. &Ccedil;a m&rsquo;a tout l&rsquo;air d&rsquo;un hommage &agrave; &laquo; Johan et Pirlouit &raquo; ?<br />
	<br />
	Un hommage tellement saisissant que personne d&#39;autre que toi ne l&#39;aurait d&eacute;cel&eacute; !<br />
	<br />
	Pourtant, il est vrai que petite, je jouais plus facilement &agrave; l&#39;aventuri&egrave;re qu&#39;&agrave; la poup&eacute;e Barbie. En fait, c&#39;est en me mettant &agrave; la BD que j&#39;ai r&eacute;alis&eacute; que j&#39;&eacute;tais une fille ! Parce que tout &agrave; coup on s&#39;est mis &agrave; me demander sans cesse ce que &ccedil;a me faisait d&#39;&ecirc;tre une fille ! Il est vrai que le milieu BD &eacute;tait alors plut&ocirc;t masculin, mais je ne m&#39;&eacute;tais jamais positionn&eacute;e comme diff&eacute;rente des hommes. En 2010, le magazine Kramix voyait le jour et pr&eacute;parait un num&eacute;ro sp&eacute;cial &quot;La preuve par meufs&quot;. On m&#39;a propos&eacute; de participer. Sans vouloir devenir un porte-&eacute;tendard du f&eacute;minisme, et encore moins tomber dans les st&eacute;r&eacute;otypes de la femme Barbie, j&#39;ai saisi l&#39;occasion pour me questionner sur ce que pouvait &ecirc;tre la f&eacute;minit&eacute;. Les personnages de Bretzelle et Baba me sont venus tr&egrave;s vite et tr&egrave;s naturellement. Elles sont f&eacute;minines, chacune &agrave; leur mani&egrave;re, et sont pleines de doutes sur leurs vies amoureuses, leurs sexualit&eacute;s et m&ecirc;me leurs attirances&hellip; Bretzelle et Baba sont rest&eacute;es dans les num&eacute;ros mixtes de Kramix (certains hommes s&#39;int&eacute;ressent-ils aux femmes ?) et leurs aventures humoristiques au milieu des g&acirc;teaux sont devenues album.<br />
	<br />
	&Ccedil;a sent vachement le v&eacute;cu. Tu fais des p&acirc;tisseries, Marraine ?<br />
	<br />
	Je mange beaucoup plus de p&acirc;tisseries que je n&#39;en fais ! Bretzelle et Baba, c&#39;est du v&eacute;cu sans l&#39;&ecirc;tre. Je m&#39;inspire de ce que je vis et vois autour de moi, de sentiments ou de relations r&eacute;elles, mais les personnages sont invent&eacute;s. Ce qui m&#39;int&eacute;resse, ce sont les relations humaines, les d&eacute;tails qui font que l&#39;on change, les enthousiasmes, les vexations, les rencontres&hellip; et surtout, d&#39;en rire. Une dose de fiction, une pinc&eacute;e de v&eacute;cu, le tout saupoudr&eacute; d&#39;une tendresse amus&eacute;e, voil&agrave; ma recette.<br />
	<br />
	Cet &eacute;t&eacute;, tu feras de la randonn&eacute;e p&eacute;destre &agrave; la campagne et la visite des ch&acirc;teaux de la Loire comme Baba, ou tu feras du monokoni sur la plage et tu te d&eacute;cha&icirc;neras en bo&icirc;te comme Bretzelle ?<br />
	<br />
	Rien de tout &ccedil;a. Cet &eacute;t&eacute;, je serais bien all&eacute;e faire de la randonn&eacute;e en monokini, mais &agrave; la place je vais travailler. Par exemple, une fois par semaine, je vais faire du gros mytho en racontant les vacances comme si j&#39;y &eacute;tais pour le mag F&eacute;mina Sud-Ouest, alors qu&#39;en v&eacute;rit&eacute;, je serai dans mon petit bureau.<br />
	<br />
	&Agrave; la recette d&#39;un auteur de BD, on peut ajouter une bonne dose de mytho aussi. Raconter des histoires, c&#39;est un peu manipuler les gens, non ?<br />
	<br />
	Ooh, mais Marraine, tu deviens une experte en relations humaines !<br />
	<br />
	C&#39;est une id&eacute;e que l&#39;on tente de propager, par exemple en me faisant participer au magazine &quot;En affinit&eacute;&quot;. Il s&#39;agit d&#39;un magazine en ligne, lanc&eacute; par la soci&eacute;t&eacute; Meetic, &agrave; propos du couple et des relations amoureuses. J&#39;y fais des pages rigolotes pour parler de ces sujets &agrave; la fois importants et l&eacute;gers. J&#39;y apprends pas mal de choses, aux c&ocirc;t&eacute;s notamment de l&#39;historienne Fabienne Casta-Rosaz, de la psychanalyste Sophie Cadalen, du chroniqueur et romancier Nicolas Rey&hellip;<br />
	<br />
	Et comme si &ccedil;a ne suffisait pas, tu vas produire 24 dessins &agrave; la seconde !<br />
	<br />
	Ouhlala ! Non ! J&#39;en serais bien incapable ! Mais en effet, je contribue &agrave; un projet de court-m&eacute;trage d&#39;animation. Il s&#39;agit d&#39;une collection de petits films anim&eacute;s sur le th&egrave;me des fantasmes f&eacute;minins, &agrave; laquelle participent une kyrielle de femmes talentueuses, comme Clotka et Marguerite Abouet, par exemple. Je pr&eacute;pare donc un sc&eacute;nario, dessine des personnages, des d&eacute;cors&hellip; mais l&#39;animation en elle-m&ecirc;me sera &eacute;videmment prise en charge par des gens plus experts que moi.<br />
	<br />
	Tout &ccedil;a va t&rsquo;occuper jusqu&rsquo;en septembre (mois de la rentr&eacute;e scolaire, des vendanges et du Festiblog), puis apr&egrave;s ? Oui, apr&egrave;s, que se passera-t-il ?<br />
	<br />
	Tout &ccedil;a va m&#39;occuper bien au-del&agrave;. Le court-m&eacute;trage d&#39;animation notamment est un projet au long cours ! Mis &agrave; part &ccedil;a, je travaillerai aussi &agrave; un album de BD. Il racontera le parcours de jeunes gens plein d&#39;utopies. Ils seront bien bouscul&eacute;s lors de leur entr&eacute;e dans la vie active. J&#39;ai envie de m&#39;amuser autour des sujets de la valeur travail, de la valeur du travail et du travail sur les valeurs.<br />
	<br />
	W&eacute;&eacute;&eacute;, c&rsquo;est super tout &ccedil;a ! Merci, gentille Marraine !<br />
	<br />
	W&eacute;&eacute;&eacute;, super toi-m&ecirc;me ! De rien !<br />
	<br />
	<br />
	<br />
	(Koala l&rsquo;Impur, le 6 juillet 2011)<br />
	<br />
	&nbsp;<br />]]></corps>
<pubDate>Fri, 08 Jul 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
<guid>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/interview-lucile-gomez-par-koala-l-impur,49.html</guid>
</item>
<item><title><![CDATA[Yann, Interview Video]]></title>
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<description><![CDATA[]]></description>
<corps><![CDATA[]]></corps>
<pubDate>Fri, 17 Jun 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
<guid>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/yann-interview-video,29.html</guid>
</item>
<item><title><![CDATA[André Juilliard, interview video]]></title>
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<description><![CDATA[]]></description>
<corps><![CDATA[]]></corps>
<pubDate>Fri, 17 Jun 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
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</item>
<item><title><![CDATA[Kas, interview video]]></title>
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<description><![CDATA[]]></description>
<corps><![CDATA[]]></corps>
<pubDate>Fri, 17 Jun 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
<guid>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/kas-interview-video,31.html</guid>
</item>
<item><title><![CDATA[Mo/CDM, interview video]]></title>
<enclosure url="http://www.lelombard.com/images/actualite/mo-cdm-interview-video-2408-l200-h200.jpg" type="image/jpeg"/><link>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/mo-cdm-interview-video,32.html</link>
<description><![CDATA[]]></description>
<corps><![CDATA[]]></corps>
<pubDate>Fri, 17 Jun 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
<guid>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/mo-cdm-interview-video,32.html</guid>
</item>
<item><title><![CDATA[Philippe Xavier, interview]]></title>
<enclosure url="http://www.lelombard.com/images/actualite/philippe-xavier-interview-2409-l200-h200.jpg" type="image/jpeg"/><link>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/philippe-xavier-interview,33.html</link>
<description><![CDATA[Interview réalisée par Planetbd.com, au festival d'Angoulême<br />
	 <br />

	Le parcours de Philippe Xavier est atypique : après avoir passé 12 ans dans le milieu des comics aux USA, le dessinateur est revenu s’installer en Europe pour nous ravir de son dessin réaliste ciselé et élégant : Paradis perdu, le Souffle et plus récemment Croisade, sur un scénario...]]></description>
<corps><![CDATA[
	Interview r&eacute;alis&eacute;e par Planetbd.com, au festival d&#39;Angoul&ecirc;me<br />
	&nbsp;<br />

	Le parcours de Philippe Xavier est atypique : apr&egrave;s avoir pass&eacute; 12 ans dans le milieu des comics aux USA, le dessinateur est revenu s&rsquo;installer en Europe pour nous ravir de son dessin r&eacute;aliste cisel&eacute; et &eacute;l&eacute;gant : Paradis perdu, le Souffle et plus r&eacute;cemment Croisade, sur un sc&eacute;nario historico-&eacute;sot&eacute;rique de Jean Dufaux. Devant une salade angoumoisine, le plus am&eacute;ricain des dessinateurs belges nous a communiqu&eacute; son plaisir de travailler avec un grand comme Dufaux, dans un environnement aussi chaleureux que celui du Lombard&hellip;<br />
	<br />

	<br />
	Bonjour Philippe Xavier. Pour faire connaissance, est-ce que tu peux te pr&eacute;senter sommairement : ta vie, ton &oelig;uvre, comment en es-tu arriv&eacute; &agrave; faire de la bande dessin&eacute;e ?<br />
	<b>Philippe Xavier : </b>Apres quelques ann&eacute;es en Afrique du nord, j&rsquo;ai grandi et v&eacute;cu en France. Apr&egrave;s mon bac, je suis parti en Argentine, &agrave; Buenos Aires, pour y &eacute;tudier la pub et jouer un peu au foot. J&rsquo;y &rsquo;ai d&eacute;couvert d&rsquo;autres paysages, puis suis parti au Chili, &agrave; Santiago et &agrave; l&rsquo;&acirc;ge de 22 ans, je suis parti vivre aux Etats-Unis, pendant 12 ans &agrave; peu pr&egrave;s. J&rsquo;ai fait plein de petits boulots, jardinier, videur de bo&icirc;tes&hellip; et en 1996, j&rsquo;ai commenc&eacute; &agrave; travailler dans les comics.<br />
	<br />
	Tu es am&eacute;ricain &agrave; la base ?<br />
	<b>PX : </b>Non, je suis fran&ccedil;ais, mes parents sont fran&ccedil;ais. Maintenant, j&#39;ai deux nationalit&eacute;s, deux passeports, c&#39;est pratique pour voyager !<br />
	<br />
	Tu as travaill&eacute; sur quels comics ?<br />
	<b>PX : </b>J&rsquo;ai touch&eacute; un peu &agrave; tout. Il y a eu du Wolverine, Lady death ascension, tout cela en pinups...., Legendlore, Books of lore, Mortal souls pandora et pleins d&rsquo;autres... En tout, j&#39;ai fait 55 comics, c&#39;&eacute;tait une phase d&rsquo;apprentissage. D&eacute;but 2000, Soleil, par l&rsquo;interm&eacute;diaire de Jean Wacquet, m&rsquo;a rep&eacute;r&eacute; et on s&rsquo;est &eacute;chang&eacute; plusieurs mails. J&rsquo;ai fait quelques essais sur Le Souffle, avec Ange au sc&eacute;nario et on a fait le tome 1. Au moment de commencer le tome 2, je suis rentr&eacute; en France, c&rsquo;&eacute;tait en 2003. Ils m&rsquo;ont alors propos&eacute; de reprendre Paradis perdu. Comme le tome 1 &eacute;tait d&eacute;j&agrave; d&rsquo;influence graphique comics, &ccedil;a ne m&rsquo;a pas pos&eacute; de probl&egrave;me. J&rsquo;ai fait le 2, 3 et 4, cela s&rsquo;est bien pass&eacute;, la s&eacute;rie a connu un petit succ&egrave;s. J&#39;ai ensuite eu des propositions de projets avec Soleil, plus ou moins s&eacute;rieuses, mais cela tra&icirc;nait. Et puis on m&rsquo;a dit &laquo; T&rsquo;as qu&rsquo;&agrave; faire un deuxi&egrave;me cycle de Paradis &raquo;. Mais graphiquement, j&rsquo;avais fait le tour de la question et puis du point de vue sc&eacute;nario, je ne voyais pas ce qu&rsquo;on aurait pu dire de plus int&eacute;ressant. A ce moment-l&agrave;, lors des derniers mois durant lesquels je terminais Paradis, Gauthier Van Meerbeeck, &eacute;diteur au Lombard, est entr&eacute; en sc&egrave;ne et il a commenc&eacute; &agrave; m&rsquo;envoyer des scripts pour voir si j&rsquo;&eacute;tais int&eacute;ress&eacute; pour travailler avec eux.<br />
	<br />
	D&rsquo;apr&egrave;s ce que j&rsquo;ai compris, on t&rsquo;avait propos&eacute; des jeunes auteurs ?<br />
	<b>PX : </b>Des jeunes ? Je ne sais pas, mais ils &eacute;taient tr&egrave;s bons, avec des sc&eacute;narios tr&egrave;s int&eacute;ressants. Mais comme je leur ai dit, moi aussi je d&eacute;butais, en fait je suis tout &laquo; jeune &raquo; en France : je n&rsquo;ai que cinq albums &agrave; mon actif. Je n&rsquo;allais pas porter une s&eacute;rie &agrave; moi tout seul. Le nom de Xavier reste quand m&ecirc;me inconnu du grand public. On a donc tourn&eacute; en rond un petit moment, c&#39;&eacute;tait en janvier 2006. C&#39;est &agrave; ce moment que Jean Dufaux est pass&eacute; dans les bureaux du Lombard. Il a vu mon travail et il a trouv&eacute; &ccedil;a int&eacute;ressant. L&rsquo;&eacute;diteur a saut&eacute; sur l&rsquo;occasion et on s&rsquo;est rencontr&eacute;s. Je suis mont&eacute; sur Bruxelles, j&rsquo;habitais alors Lyon et puis cela a fait clic tout de suite. Le coup de foudre professionnel. J&rsquo;avais alors envie de faire quelque chose sur les croisades, et en moins d&rsquo;une heure, on a d&eacute;cid&eacute; de faire une croisade imaginaire, un m&eacute;lange d&rsquo;histoire et de fantastique. &Ccedil;a, c&#39;&eacute;tait en janvier ; en avril, je terminais Paradis tome 4 ; et en mai je d&eacute;m&eacute;nageais sur Bruxelles,<br />
	<br />
	Au risque de faire un jeu de mot pourri, y aura-t-il un second Souffle ?<br />
	<b>PX : </b>Non, C&#39;est vraiment dommage. J&rsquo;aurais aim&eacute; continuer. Plusieurs fois, j&rsquo;ai demand&eacute; &agrave; terminer ce qu&rsquo;on avait commenc&eacute;, quitte &agrave; faire un album de 60 pages. Mais on m&rsquo;a r&eacute;pondu de me concentrer sur Paradis. Maintenant, c&#39;est trop tard, je ne vais pas dire &agrave; Jean Dufaux &laquo; Attends-moi deux ans, je termine le Souffle &raquo;.<br />
	<br />
	Et apr&egrave;s Croisade ?<br />
	<b>PX : </b>Et bien nous allons continuer sur Croisade ! Avec un 2e cycle. Le tome 1 a tr&egrave;s bien march&eacute;, je vais continuer &agrave; me concentrer sur cet univers et puis dans quelques ann&eacute;es j&rsquo;aimerais d&eacute;velopper un autre univers graphique, avec Jean Dufaux toujours, mais en forme de one-shot, s&ucirc;rement dans la collection Sign&eacute; du Lombard.<br />
	<br />
	D&rsquo;apr&egrave;s ce que j&rsquo;ai compris, le sc&eacute;nario de Croisade, c&#39;est toi qui l&rsquo;as initi&eacute; et qui l&rsquo;a propos&eacute; &agrave; Jean Dufaux ?<br />
	<b>PX : </b>Un sc&eacute;nario, non. Une envie, un &laquo; d&eacute;sir graphique &raquo;, oui ! Cela a &eacute;t&eacute; en fait tr&egrave;s simple. Au tout d&eacute;but, c&rsquo;est parti d&rsquo;une envie : &laquo; Allez tiens, je vais faire dans les croisades &raquo;. Pourquoi les croisades ? J&rsquo;avais des images en t&ecirc;te, je voyais des sc&egrave;nes&hellip; Et puis Jean tra&icirc;nait lui aussi dans ses tiroirs une envie d&rsquo;explorer cet univers des Croisades depuis de nombreuses ann&eacute;es. Notre rencontre a permis de nous mettre d&rsquo;accord : c&rsquo;&eacute;tait une &eacute;vidence, Croisade &eacute;tait fait pour nous et personne d&rsquo;autre. Je suis reparti sur Lyon, j&#39;ai termin&eacute; Paradis et lui a cogit&eacute;. 3-4 mois apr&egrave;s, j&rsquo;avais les premi&egrave;res planches.<br />
	<br />
	La double planche centrale dans le tome 1, tr&egrave;s spectaculaire, c&#39;est de lui ou c&#39;est de toi ?<br />
	<b>PX : </b>D&egrave;s notre premi&egrave;re rencontre, je leur avais expliqu&eacute; que j&rsquo;avais envie d&rsquo;une sc&egrave;ne de bataille, d&rsquo;essayer d&rsquo;aller encore plus loin dans le syst&egrave;me de narration, de jouer avec le cot&eacute; panoramique que j&rsquo;adorais au cin&eacute;ma, comme dans les films de Sergio Leone. Jean a peaufin&eacute; le tout en construisant l&rsquo;histoire autour de ce d&eacute;pliant&hellip;<br />
	<br />
	Comment travaille t-il avec toi : il te fournit un story-board ?<br />
	<b>PX : </b>Non, pas de story-board. Pour moi le vrai travail du dessinateur se trouve dans le story-board. Jean me fournit un sc&eacute;nario tr&egrave;s d&eacute;taill&eacute;, avec les mots justes, riche en &eacute;motion. Ces mots me parlent et se transforment rapidement et naturellement en images.<br />
	<br />
	Tu as donc une grande libert&eacute; de cr&eacute;ation !<br />
	<b>PX : </b>Oui, sinon je ne pourrais pas travailler. J&rsquo;ai besoin d&rsquo;espace quand je dessine. Ses sc&eacute;narios sont tr&egrave;s riches en d&eacute;tails, en sentiments, en expressions faciales, avec les dialogues. Il d&eacute;crit tout ce que l&rsquo;humain ressent dans les cases. C&#39;est g&eacute;nial : tu vois tout de suite les expressions qu&rsquo;il faut !<br />
	<br />
	Comment se passe la livraison du sc&eacute;nario ?<br />
	<b>PX : </b>On se rencontre et puis il me donne par exemple une sc&egrave;ne, cinq-huit planches &agrave; peu pr&egrave;s. On en discute, on se raconte les films qu&rsquo;on a vus, la musique, on joue la sc&egrave;ne, elle prend vie&hellip; Je retourne chez moi, je fais les crayonn&eacute;s et on se revoit alors quelques semaines plus tard. L&agrave;, jean enfile sa casquette de lecteur et s&rsquo;il y a des corrections &agrave; faire, genre &laquo; Tiens, mets ce personnage de profil, ou cadre plus de face, rapproche ta cam&eacute;ra &raquo;, il m&rsquo;en fait part. G&eacute;n&eacute;ralement, ses remarques sont tr&egrave;s judicieuses. C&#39;est un petit d&eacute;tail qu&rsquo;il faut changer mais ils apportent toujours un plus &agrave; la narration de l&rsquo;histoire.<br />
	<br />
	Il arrive &agrave; &ecirc;tre quand m&ecirc;me disponible malgr&eacute; la quantit&eacute; ph&eacute;nom&eacute;nale de s&eacute;ries qu&rsquo;il g&egrave;re en m&ecirc;me temps ?<br />
	<b>PX : </b>C&#39;est la personne la plus disponible que je connaisse, c&#39;est incroyable. Je ne sais pas comment il fait, il a une sant&eacute; de fer.<br />
	<br />
	As-tu pouss&eacute; la recherche jusqu&#39;&agrave; faire un p&egrave;lerinage ?<br />
	<b>PX : </b>Pas encore. Avec Jean on aimerait aller &agrave; J&eacute;rusalem. Il l&rsquo;a d&eacute;j&agrave; fait. Peut-&ecirc;tre &agrave; la fin du tome 3&hellip; Je pense que ce serait int&eacute;ressant. C&#39;est bien de voir des images, des tableaux, des films, mais une fois sur place, il y a les odeurs, la lumi&egrave;re, il y a beaucoup de choses qui marquent, obligatoirement.<br />
	<br />
	Comment se passe la collaboration avec Jean-Jacques Chagnaud ?<br />
	<b>PX : </b>Jean-Jacques est un grand monsieur de la couleur. La diff&eacute;rence avec les autres, c&#39;est qu&rsquo;il travaille en couleurs traditionnelles. Il fait tout au pinceau et ma&icirc;trise les techniques qui rajoutent de la chaleur aux planches, ce qui s&rsquo;av&egrave;re particuli&egrave;rement adapt&eacute; &agrave; Croisade. On se parle au t&eacute;l&eacute;phone, je lui d&eacute;cris l&rsquo;ambiance des cases, des planches, ce que j&rsquo;aimerais voir comme ambiance&hellip; C&rsquo;est tr&egrave;s &eacute;motionnel&hellip; Apr&egrave;s, sur le choix des couleurs, il a carte blanche. Son travail sur le tome 2 est juste incroyable, c&rsquo;est magnifique.<br />
	<br />
	Tu travailles vite ?<br />
	<b>PX : </b>Oui, assez. Je fais l&rsquo;album en sept-huit mois &agrave; peu pr&egrave;s, pour 52 pages.<br />
	<br />
	Pourquoi &ecirc;tre revenu en France ?<br />
	<b>PX : </b>Pour des raisons familiales avant tout. Et puis cette envie de changer en fait : j&rsquo;aime bien voyager. J&rsquo;ai quitt&eacute; la France quand j&rsquo;avais 18 ans. Je suis revenu &agrave; 33. C&rsquo;est &eacute;trange, &ccedil;a fait une vie coup&eacute;e en deux. J&rsquo;ai grandi et pass&eacute; mon adolescence en Europe et je suis devenu un homme en Am&eacute;rique, avant de revenir &agrave; mes sources&hellip;<br />
	<br />
	Quel regard tu portes sur les deux civilisations, les deux pays, les deux march&eacute;s du neuvi&egrave;me art ?<br />
	<b>PX : </b>C&#39;est tr&egrave;s diff&eacute;rent, m&ecirc;me si en fait, c&#39;est la m&ecirc;me passion : on raconte une histoire sur papier. Maintenant, le produit fini est diff&eacute;rent, le syst&egrave;me de narration aussi. Aux Etats-Unis, c&#39;est vrai qu&rsquo;on travaille beaucoup plus vite, on fait 22 pages tous les mois, c&#39;est quand m&ecirc;me assez costaud ! Il y a 4-5 cases en moyenne par planche. Mais en soi, le travail est le m&ecirc;me : je re&ccedil;ois mon sc&eacute;nario , je fais mon boulot, j&rsquo;envoie mes planches et je suis pay&eacute;.<br />
	<br />
	Tu continues &agrave; t&rsquo;int&eacute;resser &agrave; ce qui sort en comics, &agrave; tes anciens coll&egrave;gues ?<br />
	<b>PX : </b>Oui bien s&ucirc;r. Tous mes potes des Etats-Unis continuent &agrave; travailler l&agrave;-bas. J&#39;ai des contacts avec beaucoup de maisons d&rsquo;&eacute;dition et puis je pense qu&rsquo;un jour je referai une histoire l&agrave;-bas.<br />
	<br />
	Tu &eacute;tais ami avec qui l&agrave;-bas ?<br />
	<b>PX : </b>Surtout les artistes de Top Cow, parce que c&#39;est l&agrave; o&ugrave; j&rsquo;ai commenc&eacute;. Il y avait des gens comme Michael Turner&hellip; (qui vient de malheureusement nous quitter), Dave Finch&hellip; A l&rsquo;&eacute;poque c&#39;&eacute;tait la nouvelle &eacute;cole, c&#39;&eacute;tait ceux qui bossaient pour Silvestri et Jim Lee qui est un bon ami. J&rsquo;ai un pote qui est l&agrave;-bas, Richard Isanove. Un fran&ccedil;ais, un des meilleurs coloristes dans le milieu et il y a aussi mes amis mexicains Ramos et Ladronn. En fait, j&rsquo;aurais pu rester aux Etats-Unis, travailler dans la bande dessin&eacute;e, c&#39;&eacute;tait pareil. Il aurait juste fallu envoyer les planches, c&rsquo;&eacute;tait un peu plus long. Mais bon, je red&eacute;couvre l&rsquo;Europe et j&rsquo;appr&eacute;cie.<br />
	<br />
	Tu aime Bruxelles ?<br />
	<b>PX : </b>Oui j&rsquo;adore. Cela va faire deux ans que j&rsquo;y suis install&eacute; et j&rsquo;appr&eacute;cie &eacute;norm&eacute;ment cette architecture &laquo; art nouveau &raquo;. Je suis g&acirc;t&eacute;, c&rsquo;est sublime, les gens sont sympas. Et puis il y a la maison d&rsquo;&eacute;dition, c&#39;est un petit plus. En tant que dessinateur, tu vas livrer tes planches, tu vois l&rsquo;&eacute;diteur, il y a un vrai contact qui est plus fort. Je pense que c&rsquo;est ce qu&rsquo;on ressent dans Croisade : c&#39;est peut-&ecirc;tre un bouquin qui sort du lot, mais il y a surtout beaucoup d&rsquo;amiti&eacute; dans cette aventure, de la chaleur humaine, du plaisir. Ce n&rsquo;est pas juste du &laquo; sur commande &raquo;.<br />
	<br />
	Quels sont les retours des lecteurs que tu rencontres en d&eacute;dicace, ceux qui l&rsquo;ont lu ?<br />
	<b>PX : </b>Ils attendent avec impatience le tome 2. Certains ont &eacute;t&eacute; d&eacute;&ccedil;us, parce qu&rsquo;il y avait du fantastique dedans, ils s&rsquo;attendaient plus &agrave; de l&rsquo;historique, &agrave; la Murena. En fait, c&#39;est surtout une partie de jeu d&rsquo;&eacute;checs qui commence, donc ils attendent. Ce que j&rsquo;ai pu remarquer, c&#39;est que le temps et la bibliographie aidant, on devient des valeurs s&ucirc;res. Jean Dufaux est une valeur s&ucirc;re, donc ils ach&egrave;tent. Ils se doutent que cela va &ecirc;tre costaud. Me concernant, il y a eu ceux qui ont achet&eacute; Paradis Perdu qui ont suivi et aussi un nouveau lectorat, ceux de Jean, qui ne me connaissent pas en fait. C&#39;est sympa de m&eacute;langer le lectorat Lombard et Soleil.<br />
	<br />
	On vous le dit quand &ccedil;a ne plait pas ?<br />
	<b>PX : </b>Oui, mais pas directement. J&#39;ai lu sur un site concurrent, sur leur forum &laquo; Je n&rsquo;aime pas, les dessins sont pas beaux ! &raquo;. Je ne pense pas qu&rsquo;on puisse dire que ce n&rsquo;est &laquo; pas beau &raquo;&hellip; Qu&rsquo;on n&rsquo;aime pas, oui. Apr&egrave;s, c&rsquo;est une question de go&ucirc;ts. Il y a des rigolos qui me disent aussi &laquo; J&rsquo;ai bien aim&eacute; le livre, mais les couleurs &agrave; l&rsquo;informatique, je n&rsquo;aime pas du tout, c&#39;est tr&egrave;s froid &raquo;. La prochaine fois, regardez mieux, parce que c&#39;est fait &agrave; la main, c&#39;est une colorisation traditionnelle.<br />
	<br />
	Si tu avais une gomme magique pour modifier quelque chose apr&egrave;s coup de Croisade, est-ce que tu l&rsquo;utiliserais et sur quoi ?<br />
	<b>PX : </b>Non, je ne corrige rien, cela ne servirait &agrave; rien, cela a &eacute;t&eacute; fait. J&rsquo;ai donn&eacute; tout ce que j&rsquo;avais &agrave; ce moment-l&agrave; en fait, c&#39;&eacute;tait le meilleur que je pouvais faire &agrave; chaque page. S&rsquo;il y a des erreurs et que je les vois maintenant, je ne les reproduirais pas dans le tome 2 et puis voil&agrave;. L&rsquo;id&eacute;e est d&rsquo;avancer et d&rsquo;aller toujours plus loin dans la qualit&eacute;.<br />
	<br />
	Si tu avais des bandes dessin&eacute;es &agrave; conseiller, soit une derni&egrave;re lecture, soit culte, ce serait quoi ?<br />
	<b>PX : </b>J&rsquo;ai grandi, dans les ann&eacute;es 1980, avec les Hermann, Giraud Loisel, Serpieri, Schuiten, Boucq, Les M&eacute;ta-Barons, les gros classiques de la BD. C&#39;est tout cela qui m&rsquo;a donn&eacute; l&rsquo;envie de faire de la bande dessin&eacute;e. Pour moi, les Comanche, Jeremiah, Bernard Prince, Blueberry, La Qu&ecirc;te, ce sont des trucs ind&eacute;modables qui me servent encore, qui m&rsquo;inspirent. En revanche, j&rsquo;ai un peu perdu le fil de la BD quand je suis parti &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger. Parmi les derni&egrave;res d&eacute;couvertes, il y a eu Miss Endicott aussi ! (NDLR : nous d&eacute;jeunons alors &agrave; c&ocirc;t&eacute; du dessinateur, Xavier Fourquemin)<br />
	<br />
	T&rsquo;es sympa, toi : &agrave; la question quelles sont tes BD favorites, Xavier Fourquemin ne nous a absolument pas r&eacute;pondu Croisade.<br />
	<b>PX : </b>Ok, retire le alors je n&rsquo;ai pas dit Miss Endicott, ce n&rsquo;est pas vrai. En nouveaut&eacute;, le dernier Hermann Afrika, &eacute;tait tr&egrave;s chouette, j&rsquo;ai ador&eacute;. Le tome 1 de Servitude aussi, &eacute;tait sublime, La licorne, les Murena de Jean et Philippe sont juste impressionnants, Le bois des vierges de B&eacute;atrice et de&hellip; encore un certain Jean Dufaux ! Et j&rsquo;attends avec impatience le Lancelot d&rsquo;Alexe et Istin.<br />
	<br />
	Hermann, justement, le connaitrais-tu personnellement&hellip; pour lui avoir d&eacute;di&eacute; le premier tome de Croisade ?<br />
	<b>PX : </b>Oui, c&#39;est une chance, un plaisir : j&#39;ai rencontr&eacute; Hermann en 2006 et on a bien sympathis&eacute;. Il m&rsquo;a dit &laquo; Viens chez moi un jour, si tu as envie de bosser &raquo;. J&rsquo;ai pris mon courage &agrave; deux mains, j&#39;ai t&eacute;l&eacute;phon&eacute;, en tant que fan, et le soir m&ecirc;me j&rsquo;&eacute;tais chez lui ! Il ouvre la porte &laquo; Allez, viens, on passe dans mon bureau &raquo;. Et puis l&agrave;, il y avait les pages des originaux d&rsquo;Afrika sur son mur, il &eacute;tait en train de bosser dessus. Il a regard&eacute; mes planches et il y avait un ou deux trucs qui coin&ccedil;aient. Il a sorti son papier calque et il re-crayonnait la case, genre voil&agrave; ce qu&rsquo;il aurait fait, lui. C&#39;est un petit d&eacute;tail qui change. C&#39;est g&eacute;nial. Moi j&rsquo;&eacute;tais comme un gamin, j&rsquo;&eacute;tais &laquo; Wow, super &raquo;. Il ne m&rsquo;apprend pas des trucs, mais disons qu&rsquo;il m&rsquo;ouvre des portes. On se voit deux fois par tome, deux ou trois heures. C&#39;est une super rencontre. C&#39;est exceptionnel. Dans 40 ans, j&#39;aimerais avoir son professionnalisme, c&#39;est s&ucirc;r. J&rsquo;ai envie de continuer, de vieillir en dessinant, de dessiner en vieillissant&hellip; Je ne pense pas que je pourrais produire autant que lui quand m&ecirc;me. Je ne sais pas comment il fait, mais &ccedil;a carbure.<br />
	<br />
	Il fait sc&eacute;nar&rsquo;, dessin et couleur&hellip; Il para&icirc;t qu&rsquo;il bosse tout le temps.<br />
	<b>PX : </b>Mais moi aussi je bosse tout le temps ! Mais lui, il ma&icirc;trise :-))))<br />
	<br />
	Merci Philippe !<br />]]></corps>
<pubDate>Fri, 17 Jun 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
<guid>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/philippe-xavier-interview,33.html</guid>
</item>
<item><title><![CDATA[Xavier Fourmequin, interview]]></title>
<enclosure url="http://www.lelombard.com/images/actualite/xavier-fourmequin-interview-2410-l200-h200.jpg" type="image/jpeg"/><link>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/xavier-fourmequin-interview,34.html</link>
<description><![CDATA[Interview réalisée par planetbd.com<br />

	A l’automne 2007, Xavier Fourquemin créait l’évènement aux côtés de Jean-Philippe Derrien, en publiant un diptyque original de « fantaisy-urbaine-victorienne » au sein de la collection Signé rénovée du Lombard : Miss Endicott. Il revient aujourd’hui au côté de Pierre Dubois, elficologue (si si, ça existe !), pour une nouvelle...]]></description>
<corps><![CDATA[
	Interview r&eacute;alis&eacute;e par planetbd.com<br />

	A l&rsquo;automne 2007, Xavier Fourquemin cr&eacute;ait l&rsquo;&eacute;v&egrave;nement aux c&ocirc;t&eacute;s de Jean-Philippe Derrien, en publiant un diptyque original de &laquo; fantaisy-urbaine-victorienne &raquo; au sein de la collection Sign&eacute; r&eacute;nov&eacute;e du Lombard : Miss Endicott. Il revient aujourd&rsquo;hui au c&ocirc;t&eacute; de Pierre Dubois, elficologue (si si, &ccedil;a existe !), pour une nouvelle s&eacute;rie empreinte de contes et de mythologie celtique, La l&eacute;gende du Changeling. Les lecteurs envo&ucirc;t&eacute;s par sa patte artistique &agrave; la fois spontan&eacute;e et raffin&eacute;e (une gageure !) vont se r&eacute;galer&hellip; <br />

	<br />
	Bonjour Xavier. Pour faire connaissance, peux-tu te pr&eacute;senter : ta vie, ton &oelig;uvre, comment en es-tu arriv&eacute; &agrave; faire de la bande dessin&eacute;e ?<br />
	<b>Xavier Fourquemin : </b>Je crois que &ccedil;a va ressembler &agrave; beaucoup d&rsquo;auteurs BD. Pour moi, la BD est un moyen d&rsquo;expression privil&eacute;gi&eacute; depuis que je suis gamin. J&#39;ai toujours dessin&eacute;, j&#39;ai toujours aim&eacute; raconter des histoires par le dessin. Vers 14 ans j&#39;ai d&eacute;cid&eacute; d&rsquo;en faire mon m&eacute;tier. J&#39;ai envoy&eacute; mes premi&egrave;res pages &agrave; Spirou &agrave; ce moment-l&agrave;, je me suis fait envoy&eacute; promener gentiment. Apr&egrave;s, j&#39;ai fait des &eacute;tudes classiques, jusqu&rsquo;au Bac. Puis une &eacute;cole de BD en Belgique, &agrave; Tournai. J&#39;ai sign&eacute; mon premier contrat en 1997. Je f&ecirc;te donc mes dix ans de BD en ce moment. La s&eacute;rie &eacute;dit&eacute;e par le T&eacute;m&eacute;raire s&rsquo;appelait Alban, avant d&rsquo;&ecirc;tre reprise par Soleil. Puis j&#39;ai fait quatre albums chez Gl&eacute;nat, pour une s&eacute;rie qui s&rsquo;appelait Outlaw. Enfin, il y a trois ans, j&#39;ai sign&eacute; au Lombard pour Miss Endicott.<br />
	<br />
	Tu as sign&eacute; avant de conna&icirc;tre Jean-Christophe Derrien ?<br />
	<b>XF : </b>Non. En fait, les &eacute;ditions Soleil ont arr&ecirc;t&eacute; Alban et je me suis retrouv&eacute; du jour au lendemain sans rien. J&#39;ai donc essay&eacute; de monter un projet perso. D&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, j&rsquo;avais des contacts avec un sc&eacute;nariste qui connaissait Pol Scorteccia du Lombard et d&rsquo;un autre c&ocirc;t&eacute;, je connaissais personnellement quelqu&rsquo;un qui bossait aux &eacute;ditions Bamboo. Je suis donc all&eacute; vers eux pour pr&eacute;senter mon projet. Le dessin, l&rsquo;ambiance leur plaisaient bien, mais il y avait des petits trucs qui leur plaisaient moins au niveau sc&eacute;nar. En fait, c&#39;&eacute;tait des s&eacute;ries de courtes histoires d&rsquo;horreur et cela ne rentrait pas dans leur catalogue. Comme ils travaillaient d&eacute;j&agrave; avec Jean-Christophe Derrien, ils m&rsquo;ont demand&eacute; de remanier un peu le sc&eacute;nar et si cela me d&eacute;rangeait de travailler avec un de leurs sc&eacute;naristes. On a donc refait le projet, de mani&egrave;re &agrave; ce que cela convienne &agrave; Bamboo, avec une h&eacute;ro&iuml;ne, un truc un peu plus classique. Finalement, cela plaisait au directeur de collection, mais pas &agrave; l&rsquo;&eacute;diteur. Moi, ayant un num&eacute;ro de t&eacute;l&eacute;phone au Lombard, j&#39;ai pris ce projet-l&agrave; pour le pr&eacute;senter au Lombard et cela s&rsquo;est fait.<br />
	<br />
	On sent dans Miss Endicott (je ne sais si toi tu l&rsquo;as senti ?) que tu as pass&eacute; un palier graphique au niveau de la finition&hellip;<br />
	<b>XF : </b>En fait, c&#39;est un cheminement. Sur Alban, &agrave; l&#39;&eacute;poque, je cherchais &agrave; retrouver une vivacit&eacute; dans mon trait qui pouvait rappeler le crayonn&eacute;. Donc, je crayonnais tr&egrave;s peu et je faisais beaucoup d&rsquo;encrages. Cela me plaisait bien, mais je trouvais cela un peu charg&eacute; apr&egrave;s coup. Au d&eacute;but, Alban &eacute;tait fait pour &ecirc;tre en noir et blanc. Sur Outlaw, j&rsquo;avais un crayonn&eacute; super rapide aussi, puis un encrage rapide au feutre, parce qu&rsquo;il y a beaucoup de choses qui arrivaient avec la couleur. Enfin sur Miss Endicott je me suis trouv&eacute; en train de faire diff&eacute;remment d&rsquo;Alban ou d&rsquo;Outlaw. En fait, j&#39;ai d&eacute;cid&eacute; de faire du Outlaw, mais sans avoir &agrave; faire la couleur. J&#39;ai fait le fain&eacute;ant. J&#39;ai essay&eacute; d&rsquo;&eacute;purer mon trait, mais pour se permettre un trait &eacute;pur&eacute;, il faut que les dessins soient super justes. On ne peut pas se cacher derri&egrave;re des trames, donc j&#39;ai d&ucirc; crayonner plus et l&rsquo;encrage a vachement &eacute;t&eacute; simplifi&eacute;.<br />
	<br />
	C&#39;est une forme de prestige d&rsquo;&ecirc;tre directement d&rsquo;entr&eacute;e dans la collection Sign&eacute;, qui se concentre plut&ocirc;t sur les r&eacute;&eacute;ditions ?<br />
	<b>XF : </b>Oui, surtout apr&egrave;s s&rsquo;&ecirc;tre fait jet&eacute; de chez Soleil, c&#39;est tr&egrave;s sympa. Le Lombard a trouv&eacute; les planches super belles, ils ont eu envie de mettre cela dans la collection sign&eacute;e. Au d&eacute;but, Miss Endicott devait se composer de quatre ou cinq tomes avant d&#39;&ecirc;tre int&eacute;gr&eacute;e &agrave; la collection Sign&eacute;.<br />
	<br />
	Quel est le retour public ?<br />
	<b>XF : </b>Cela a l&rsquo;air de bien se passer, on est content. Il y a bien eu quelques mauvaises critiques, mais on ne peut pas faire un album qui fait l&rsquo;unanimit&eacute;. On a eu des critiques que je peux comprendre, mais que j&rsquo;assume.<br />
	<br />
	Elles portaient sur quoi ?<br />
	<b>XF : </b>Notamment sur le fait que &ccedil;a tourne plus en action au tome 2, mais c&#39;est ce que je voulais. Je voulais un truc d&rsquo;action, une BD d&rsquo;aventure populaire. Donc, qui dit aventure, &agrave; un moment il faut que &ccedil;a bouge ! Comme ce sont deux longs albums, on avait beaucoup de pages, donc on a amen&eacute; l&rsquo;histoire et l&rsquo;ambiance tout doucement dans le premier tome. C&#39;est vrai que cela s&rsquo;acc&eacute;l&egrave;re dans le deuxi&egrave;me, mais je pense que si on avait le deuxi&egrave;me comme le premier, les lecteurs se seraient un peu fait chier. 150 pages avec une petite nana qui d&eacute;ambule dans les rues, c&#39;est sympa un peu, mais apr&egrave;s il faut que &ccedil;a &eacute;volue !<br />
	<br />
	Le format diptyque n&rsquo;est-il pas un peu restreint comme espace de vie pour Miss Endicott ?<br />
	<b>XF : </b>Un peu. Au d&eacute;part, la collection prestigieuse a permis de bien mettre la s&eacute;rie en avant, donc on a &eacute;t&eacute; tr&egrave;s content. Cela permet une grosse pagination, donc on peut prendre le temps de placer les ambiances. Maintenant, c&#39;est vrai qu&rsquo;on voyait plut&ocirc;t Miss Endicott comme une h&eacute;ro&iuml;ne r&eacute;currente, un personnage populaire. Le format diptyque nous a aid&eacute;s, mais je crois que cela freine aussi quelque part. Je pense que Miss Endicott est un personnage populaire qui aurait pu avoir une longue vie avec beaucoup d&rsquo;albums.<br />
	<br />
	Pourquoi pas d&rsquo;autres &eacute;pisodes justement ?<br />
	<b>XF : </b>On est en pleine discussion. On ne raconte pas l&rsquo;histoire de la m&ecirc;me fa&ccedil;on en deux tomes qu&rsquo;en une s&eacute;rie. Cela va &ecirc;tre une discussion entre l&rsquo;&eacute;diteur, le sc&eacute;nariste et moi. Apparemment, le public a l&rsquo;air d&rsquo;adh&eacute;rer.<br />
	<br />
	Miss Endicott a-t-elle donc encore des choses &agrave; dire ?<br />
	<b>XF : </b>Il y en a toujours. L&rsquo;univers est mis en place, et tout reste ouvert, dans l&rsquo;id&eacute;e qu&rsquo;elle peut revenir.<br />
	<br />
	Jean-Christophe est partant ?<br />
	<b>XF : </b>Oui, lui c&#39;est son r&ecirc;ve d&rsquo;avoir une s&eacute;rie au Lombard.<br />
	<br />
	Et pas toi ?<br />
	<b>XF : </b>Moins que lui, je ne sais pas. Oui, j&rsquo;aimerais, c&#39;est une de mes envies, mais maintenant ce n&rsquo;est pas &agrave; ce point. J&rsquo;aime faire de la BD, j&rsquo;aime raconter des histoires. C&#39;est vrai qu&rsquo;une s&eacute;rie, c&#39;est g&eacute;nial, parce que cela permet de voir &eacute;voluer les personnages. Et je pense aussi b&ecirc;tement, d&rsquo;un point de vue graphique, sur les premiers tomes on s&rsquo;attache au personnage. Une fois que l&rsquo;univers est install&eacute;, on peut l&rsquo;utiliser pour travailler d&rsquo;autres choses. Je sais que sur Alban un moment donn&eacute; je me disais &laquo; Tiens, cet album-l&agrave;, je vais faire un effort sur les mains, je vais me concentrer sur les plis&hellip; &raquo;. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;on &eacute;volue, on trouve des automatismes, cela nous permet de nous occuper d&rsquo;autres choses. J&rsquo;imagine qu&rsquo;au niveau sc&eacute;nar, c&#39;est pareil, il y a certaines choses qui sont mises en place, on va pouvoir creuser certains aspects. L&rsquo;avantage d&rsquo;une s&eacute;rie, c&#39;est aussi l&rsquo;attachement au public. En sortant de l&rsquo;acad&eacute;mie, j&rsquo;avais envie de secouer un peu les gens, de faire des BD un peu plus trash. J&rsquo;ai d&eacute;couvert finalement que j&rsquo;avais envie de plaire aux gens. Miss Endicott est une BD &laquo; confortable &raquo;. Dans son bureau, il y a des fauteuils&hellip;<br />
	<br />
	&hellip; et les ambiances sont chaudes ?<br />
	<b>XF : </b>Voil&agrave;. J&rsquo;avais envie d&rsquo;une BD qui fait du bien au lecteur. Quand il ouvre le tome 2, il sait qu&rsquo;il va retrouver une telle ambiance, cela le rassure, j&rsquo;aime cette id&eacute;e de la BD. Comme les Gaston : le soir on s&rsquo;emmerde un peu, on va se chercher un Gaston et hop, on se retrouve dans le Journal Spirou, dans les couloirs, on est un peu chez soi, on est bien. J&rsquo;avais envie de d&eacute;velopper un truc comme cela et c&#39;est vrai qu&rsquo;une s&eacute;rie pour cela, c&#39;est tr&egrave;s bien.<br />
	<br />
	Comment s&rsquo;est pass&eacute;e la relation avec Scarlett ?<br />
	<b>XF : </b>Je ne l&rsquo;ai jamais vue, on a tout fait par Internet. En all&eacute;geant mon trait, j&#39;ai laiss&eacute; de la place &agrave; la coloriste. A priori, je n&rsquo;aimais pas trop les couleurs informatiques, &agrave; part celles de Scarlett. C&#39;est de l&rsquo;informatique assum&eacute;e pour moi, il n&#39;y a pas d&rsquo;effet, on ne fait pas comme si c&#39;&eacute;tait de l&rsquo;aquarelle ou de la gouache. Et puis le Lombard l&rsquo;ont contact&eacute;e et m&rsquo;ont annonc&eacute; qu&rsquo;elle &eacute;tait d&#39;accord pour bosser sur le projet. Nickel.<br />
	<br />
	Apr&egrave;s Miss Endicott, il y a eu la L&eacute;gende du Changeling&hellip;<br />
	<b>XF : </b>oui, aux c&ocirc;t&eacute;s de Pierre Dubois. Le &laquo; changeling &raquo; est un enfant f&eacute;e qui est &eacute;chang&eacute; contre un enfant humain. Les f&eacute;es vont chez les humains, enl&egrave;vent le b&eacute;b&eacute; et mettent un enfant &agrave; eux. La s&eacute;rie devrait durer 4 albums normalement.<br />
	<br />
	Et &agrave; part cela ?<br />
	<b>XF : </b>L&agrave; c&#39;est bon. Je suis rapide, mais quand m&ecirc;me. On va r&eacute;fl&eacute;chir &agrave; Miss Endicott, on va voir un peu ce qu&rsquo;on fait avec cette demoiselle-l&agrave;.<br />
	<br />
	As-tu des envies particuli&egrave;res ?<br />
	<b>XF : </b>J&rsquo;aime l&rsquo;heroic fantasy. J&rsquo;aimerais une s&eacute;rie de longue haleine, avec des personnages r&eacute;currents, heroic fantasy, mais presque citadins. J&rsquo;aime bien les univers citadins, je ne suis pas tr&egrave;s exotique.<br />
	<br />
	Un truc cyber ?<br />
	<b>XF : </b>Non, j&rsquo;aimerais raconter l&rsquo;histoire d&rsquo;une ville &agrave; la rigueur, une ville qui se d&eacute;veloppe, une ville m&eacute;di&eacute;vale, avec ses diff&eacute;rents quartiers, ses diff&eacute;rents habitants, les guildes, sectes, me plaisent bien.<br />
	<br />
	Ce n&rsquo;est pas un peu r&ocirc;liste ?<br />
	<b>XF : </b>J&rsquo;ai fait du jeu de r&ocirc;le &agrave; l&#39;&eacute;poque, mais je n&rsquo;aimais pas la partie voyage. Je pr&eacute;f&eacute;rais les univers clos, o&ugrave; tous les personnages avaient des rapports entre eux et quand tu faisais une connerie, cela se r&eacute;percutait. Tr&egrave;s chiant pour le ma&icirc;tre de jeu, mais agr&eacute;able pour le joueur.<br />
	<br />
	La qu&ecirc;te de la proph&eacute;tie des &eacute;lus ?<br />
	<b>XF : </b>Un moment donn&eacute; Jean-Christophe voulait emmener Miss Endicott en Inde et je lui ai dit non. Miss Endicott pour moi, c&#39;est son quartier, c&#39;est sa ville. J&rsquo;adore le fait que Batman soit &agrave; Gotham City, Harry Potter est &agrave; Poudlard. Je n&rsquo;ai pas trop aim&eacute; le dernier, parce qu&rsquo;il partait justement, j&rsquo;aimais bien l&rsquo;&eacute;cole. Je pense qu&rsquo;un personnage vit aussi par son entourage et son univers, c&#39;est pour cela que j&rsquo;aime les personnages secondaires aussi.<br />
	<br />
	Si tu &eacute;tais un b&eacute;dien, quelles seraient les BD que tu aurais envie de conseiller aux terriens ?<br />
	<b>XF : </b>En ce moment je lis quelques Mangas : Monster, 20th Century Boys, Zipang , celui avec le navire de guerre qui se retrouve &agrave; la bataille du Midway. Sinon, j&rsquo;aime aussi la BD argentine, hispanique, tout ce qui est Torpedo et compagnie, Breccia.<br />
	<br />
	Si tu avais le pouvoir cosmique de te t&eacute;l&eacute;porter dans le cr&acirc;ne d&rsquo;un autre auteur de BD, pour comprendre son &oelig;uvre, qui choisirais-tu de visiter ?<br />
	<b>XF : </b>Je suis un grand fan de Franquin, un grand admirateur du Spirou de ces ann&eacute;es-l&agrave;. On peut mettre Peyo avec. J&rsquo;aime bien Jeff Smith aussi, avec Bone. La BD a un c&ocirc;t&eacute; magique&hellip; Cr&eacute;er un univers aussi attachant, en quelques traits&hellip; Je trouve que les mecs qui arrivent &agrave; faire cela avec le minimum, pour moi, c&#39;est le summum de la BD. Cela a un c&ocirc;t&eacute; ludique : cr&eacute;er quelque chose avec deux ou trois traits.<br />
	<br />
	Merci Xavier !<br />]]></corps>
<pubDate>Fri, 17 Jun 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
<guid>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/xavier-fourmequin-interview,34.html</guid>
</item>
<item><title><![CDATA[Giulio de Vita, interview]]></title>
<enclosure url="http://www.lelombard.com/images/actualite/giulio-vita-interview-2411-l200-h200.jpg" type="image/jpeg"/><link>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/giulio-vita-interview,35.html</link>
<description><![CDATA[ Interview réalisée par planetbd.com<br />

	Après un tome de Décalogue et 3 autres de James Healer, le dessinateur italien Giulio de Vita s’installe durablement au Lombard et dans le paysage franco-belge avec sa série Wisher, scénarisée par Sébastien Latour. De l’ « urban-fantaisy », que ça s’appelle, pour reprendre le genre précis inventé par Neil Gaiman, et dont cette...]]></description>
<corps><![CDATA[
	&nbsp;Interview r&eacute;alis&eacute;e par planetbd.com<br />

	Apr&egrave;s un tome de D&eacute;calogue et 3 autres de James Healer, le dessinateur italien Giulio de Vita s&rsquo;installe durablement au Lombard et dans le paysage franco-belge avec sa s&eacute;rie Wisher, sc&eacute;naris&eacute;e par S&eacute;bastien Latour. De l&rsquo; &laquo; urban-fantaisy &raquo;, que &ccedil;a s&rsquo;appelle, pour reprendre le genre pr&eacute;cis invent&eacute; par Neil Gaiman, et dont cette histoire de djinn moderne revendique l&rsquo;inspiration. Les b&eacute;diens ont interview&eacute; ce dessinateur affable et terriblement talentueux, autodidacte de formation&hellip; <br />

	<br />
	Bonjour Giulio ! Pour faire connaissance, peux-tu te pr&eacute;senter bri&egrave;vement ? Comment et pourquoi en es-tu arriv&eacute; &agrave; faire de la bande dessin&eacute;e ?<br />
	<b>Giulio de Vita : </b>Comme vous l&rsquo;entendez &agrave; mon accent, je suis italien, j&rsquo;habite dans une petite ville, &agrave; 60 km de Venise. J&rsquo;ai commenc&eacute; &agrave; me passionner pour l&rsquo;image quand j&rsquo;&eacute;tais enfant : ma m&egrave;re &eacute;tait alors professeur de dessin. J&rsquo;ai donc v&eacute;cu mon enfance dans un climat artistique propice. A la m&ecirc;me &eacute;poque, je me suis &eacute;galement passionn&eacute; pour le cin&eacute;ma, en regardant avec int&eacute;r&ecirc;ts les Hitchcock, Spielberg, Kubrick&hellip; J&rsquo;ai ressenti tout de suite la n&eacute;cessit&eacute; de raconter des histoires. Or, ce n&rsquo;&eacute;tait pas encore l&rsquo;&egrave;re de la vid&eacute;o num&eacute;rique facile, et dans ce contexte la bande dessin&eacute;e s&rsquo;est ais&eacute;ment impos&eacute;e &agrave; moi. J&rsquo;ai donc commenc&eacute; &agrave; dessiner des histoires et donc &agrave; faire mes films sur papier. J&rsquo;ai suivi une scolarit&eacute; normale, puis j&rsquo;ai travaill&eacute; pour la publicit&eacute;&hellip; et enfin je me suis lanc&eacute; dans le monde de la BD, sur le march&eacute; italien au d&eacute;part.<br />
	<br />
	Tu es donc autodidacte ?<br />
	<b>Giulio de Vita : </b>Oui, ma v&eacute;ritable &eacute;cole artistique, ce fut ma maman. Je suis ensuite arriv&eacute; sur le march&eacute; fran&ccedil;ais, car je trouvais que pouvais mieux exprimer mon style et mon univers. J&rsquo;ai alors rencontr&eacute; Fran&ccedil;ois Corteggiani, le sc&eacute;nariste qui m&rsquo;a permis de faire mes armes sur une premi&egrave;re BD fran&ccedil;aise. Ce fut Les ombres de la lagune, mon premier ouvrage paru chez Soleil. De fait, j&rsquo;ai pu me faire remarquer par d&rsquo;autres sc&eacute;naristes, dans d&rsquo;autres maisons d&rsquo;&eacute;dition, et notamment de Frank Giroud, qui m&rsquo;a propos&eacute; de faire le tome 2 du D&eacute;calogue. L&agrave;, ce fut une plong&eacute;e dans le grand bain ! Puis juste apr&egrave;s, Yves Swolfs me proposait James Healer. Je suis finalement rest&eacute; dans cette grande maison du Lombard dans laquelle je me suis trouv&eacute; tr&egrave;s bien, et tellement bien que je m&rsquo;y trouve encore. Il n&rsquo;y a pas les vell&eacute;it&eacute;s qu&rsquo;il peut parfois y avoir entre les auteurs, on a vraiment le sentiment d&rsquo;appartenir &agrave; une grande famille.<br />
	<br />
	Trois tomes de James Healer et puis s&rsquo;en va ?<br />
	<b>Giulio de Vita : </b>On peut dire qu&rsquo;on a gar&eacute; la Harley de James Healer pour quelques temps, car Yves Swolfs avait envie de d&eacute;velopper sa propre s&eacute;rie, L&eacute;gende. Comme je n&rsquo;aime pas trop attendre, je me suis engag&eacute; sur une autre s&eacute;rie, dont le tome 2 sort ce mois-ci, Wisher. N&eacute;anmoins, aujourd&rsquo;hui on a tous les deux envie de reprendre James Healer, ne serait-ce que pour donner une conclusion au cycle commenc&eacute;. Le 3e tome ne donne pas de fin&hellip; Il faut juste trouver le bon moment.<br />
	<br />
	Que s&rsquo;est-il pass&eacute; sur la s&eacute;rie-concept Quintett ? Tu as sign&eacute; les premi&egrave;res et derni&egrave;res planches des 4 premiers tomes et tu &eacute;tais pr&eacute;vu pour r&eacute;aliser le 5e en entier&hellip; et finalement non ?<br />
	<b>Giulio de Vita : </b>J&rsquo;ai beaucoup aim&eacute; la collaboration avec Frank Giroud, notamment &agrave; travers la r&eacute;alisation du tome 2 du D&eacute;calogue. On voulait vraiment renouer ce travail en commun pour le dernier Quintett. Frank avait besoin de raconter son histoire en un nombre de pages tr&egrave;s cons&eacute;quent, en 78 pages, alors que je n&rsquo;avais pas calcul&eacute; une telle masse de travail au d&eacute;part. Il s&rsquo;est av&eacute;r&eacute; que cela me posait un v&eacute;ritable probl&egrave;me de planning : si j&rsquo;honorais Quintett, je ne pouvais plus tenir mes engagements sur Wisher. il me fallait faire un choix entre les deux.<br />
	<br />
	Les lecteurs &ndash; nous en fait ! &ndash; ont &eacute;t&eacute; tout d&eacute;&ccedil;us !<br />
	<b>Giulio de Vita : </b>Et moi donc ! Je me suis donc engag&eacute; &agrave; trouver un bon dessinateur pour rattraper le coup : ce fut mon compatriote Alessandrini. A mon avis, il est m&ecirc;me meilleur que moi. Je pense que la qualit&eacute; de la s&eacute;rie n&rsquo;y a pas perdu dans cette op&eacute;ration de substitution, bien au contraire. Il est reconnu comme un des meilleurs dessinateurs italiens. Or jusqu&rsquo;alors, il n&rsquo;avait connu que des malchances &agrave; travers ses diverses exp&eacute;riences francophones.<br />
	<br />
	Tu continues &agrave; suivre le L&eacute;gataire, la suite du D&eacute;calogue ?<br />
	<b>Giulio de Vita : </b>Pas vraiment : &ccedil;a n&rsquo;est pas &eacute;dit&eacute; en Italie. Le D&eacute;calogue a &eacute;t&eacute; traduit et publi&eacute;, mais pas le L&eacute;gataire. &Ccedil;a m&rsquo;est tr&egrave;s difficile de suivre les s&eacute;ries fran&ccedil;aises l&agrave; o&ugrave; j&rsquo;habite. Quand je viens en France, je repars avec un gros sac !<br />
	<br />
	Tu nous raconte la gen&egrave;se de Wisher &agrave; pr&eacute;sent ?<br />
	<b>Giulio de Vita : </b>Au lendemain de James Healer, je cherchais une s&eacute;rie qui me permette de progresser dans mon dessin. J&rsquo;ai lu plusieurs propositions par plusieurs sc&eacute;naristes, dont quelques uns de tr&egrave;s connus, mais aucun ne me donnait cette possibilit&eacute;. Ce qu&rsquo;on me proposait &eacute;tait trop classique, je n&rsquo;avais pas de quoi m&rsquo;&eacute;clater. Un jour, Gauthier Van Meerbeeck m&rsquo;a propos&eacute; 3 synopsis d&rsquo;un m&ecirc;me sc&eacute;nariste inconnu. J&rsquo;ai imm&eacute;diatement accroch&eacute; au 3, et pour des aspects diff&eacute;rents. &Ccedil;a me paraissait tellement abouti, que j&rsquo;&eacute;tais persuad&eacute; que ce &laquo; S&eacute;bastien Latour &raquo; &eacute;tait le pseudonyme d&rsquo;un auteur connu. Dans tous les cas, le ch&acirc;ssis de d&eacute;part &eacute;tait bon pour moi. Des 3, j&rsquo;ai choisi Wisher, qui me &laquo; parlait &raquo; plus que les autres.<br />
	<br />
	Pourquoi la collection &laquo; Portail &raquo; a-t-elle perdue ses rep&egrave;res de collection en cours de route ?<br />
	<b>Giulio de Vita : </b>Sophie, attach&eacute;e de presse, apporte son &eacute;clairage : c&rsquo;est une volont&eacute; &eacute;ditoriale de supprimer la plupart des balises de collection, sauf pour les s&eacute;ries et collections bien install&eacute;es telles que Troisi&egrave;me vague, o&ugrave; l&agrave; on finit ce qui a &eacute;t&eacute; commenc&eacute;. Tout b&ecirc;tement, d&rsquo;un point de vue commercial, &ccedil;a ne vend ni plus ni moins de faire des collections, et sans ces &eacute;tiquettes, c&rsquo;est tout de m&ecirc;me beaucoup plus souple. Quand la s&eacute;rie est bonne, le lecteur la suit, qu&rsquo;elle s&rsquo;inscrive au sen d&rsquo;une collection ou non.<br />
	<b>Giulio de Vita : </b>On a profit&eacute; de la mort de l&rsquo;&eacute;tiquette Portail pour relancer la s&eacute;rie avec une nouvelle maquette, ans doute plus visible dans les librairies. Nouveau logo, nouvelle couverture, restyling et am&eacute;lioration d&rsquo;impact !<br />
	<br />
	Que s&rsquo;est-il pass&eacute; au niveau des couleurs qui n&rsquo;ont plus rien &agrave; voir entre les deux r&eacute;&eacute;ditions ?<br />
	<b>Giulio de Vita : </b>J&rsquo;ai fait les couleurs de la premi&egrave;re version, avec une technique assez compliqu&eacute;e : j&rsquo;ai fait un premier passage artisanal, &agrave; l&rsquo;aquarelle, suivi d&rsquo;une retouche informatique pour donner les effets sp&eacute;ciaux etc. Mais au niveau de l&rsquo;impression, ce qui &eacute;tait magnifique sur &eacute;cran n&rsquo;a du tout fonctionn&eacute; ! Il a donc &eacute;t&eacute; d&eacute;cid&eacute; de re-coloriser le tout &agrave; l&rsquo;aide d&rsquo;une technique plus simple et surtout plus facile &agrave; calibrer pour l&rsquo;impression. Bien s&ucirc;r, la premi&egrave;re version est plus artistique car plus exp&eacute;rimentale&hellip; Je voulais donner un effet cin&eacute;matographique, d&eacute;j&agrave; avec les cadrages, ou la gestion des teintes d&rsquo;ambiances, mais aussi avec les effets sp&eacute;ciaux &agrave; appliquer lors de la coloration.<br />
	<br />
	Pourquoi ne pas avoir gard&eacute; le m&ecirc;me coloriste pour les nouvelles &eacute;ditions : Emanuelle Tenderini sur le tome 1 et Christian Favrelle sur le tome 2 ?<br />
	<b>Giulio de Vita : </b>Ce fut un choix de l&rsquo;&eacute;diteur. Question de plannings, je pense.<br />
	<br />
	Combien de temps passes-tu sur un album ?<br />
	<b>Giulio de Vita : </b>Sur le premier, compte tenu que je faisais les couleurs, j&rsquo;ai pass&eacute; une bonne ann&eacute;e. Il y a eu plusieurs petits changements de sc&eacute;nario, de la recherche de documentation&hellip; Sur le second, en revanche, je n&rsquo;ai pass&eacute; que 6 mois. Enfin, sur le troisi&egrave;me que j&rsquo;ai d&eacute;j&agrave; commenc&eacute;, j&rsquo;esp&egrave;re travailler encore plus vite. J&rsquo;ai ressenti le besoin, par le pass&eacute;, de travailler plus longtemps sur mes planches, pour prouver ma valeur de dessinateur, en peaufiner des d&eacute;tails. Et je me suis aper&ccedil;u que si les amateurs de dessins appr&eacute;cie ce c&ocirc;t&eacute; chiad&eacute;, ce n&rsquo;est pas pour autant que cela favorise la lecture. Or une histoire comme Wisher distille pas mal de tensions, avec un rythme de lecture rapide. Le dessin doit donc s&rsquo;adapter &agrave; ce rythme.<br />
	<br />
	Tu peux intervenir sur le sc&eacute;nario ?<br />
	<b>Giulio de Vita : </b>Oui, un petit peu : j&rsquo;ai besoin de &ccedil;a. On a trouv&eacute; un compromis avec S&eacute;bastien : je peux toujours discuter de tel ou tel point du sc&eacute;nario, afin de me permettre de &laquo; m&rsquo;amuser &raquo; sur certaines sc&egrave;nes. Tant que l&rsquo;histoire reste fid&egrave;le &agrave; l&rsquo;originale, lui parvient toujours &agrave; s&rsquo;adapter &agrave; ce besoin.<br />
	<br />
	Certains accusent un peu S&eacute;bastien Latour de plagia sur les mondes d&rsquo;&laquo; urban fantaisy &raquo; de Neil Gaiman&hellip;<br />
	<b>Giulio de Vita : </b>Je dois admettre : je ne connais pas du tout Neil Gaiman et pire : je ne suis pas un gros lecteur de BD. Je passe beaucoup d&eacute;j&agrave; de temps sur mes propres planches, alors passer du temps sur les planches des autres, c&rsquo;est trop ! Je pr&eacute;f&egrave;re lire des livres ou aller au cin&eacute;ma. Mais j&rsquo;ai entendu S&eacute;bastien en interviews, revendiquer pleinement les r&eacute;f&eacute;rences &agrave; cet auteur am&eacute;ricain. Il adore son travail et Wisher est logiquement truff&eacute; de clins d&rsquo;&oelig;il et de r&eacute;f&eacute;rences.<br />
	<br />
	En combien de tomes est pr&eacute;vu Wisher ?<br />
	<b>Giulio de Vita : </b>Avec le Lombard, on a sign&eacute; un contrat de 3 albums, mais le cycle se termine au 4e. Il y aura donc tr&egrave;s certainement un 4e, avec une vraie fin de cycle. Ensuite, si le succ&egrave;s commercial est au rendez-vous, S&eacute;bastien a m&ecirc;me d&eacute;j&agrave; pr&eacute;vu des histoires pour remplir 3 autres cycles !<br />
	<br />
	As-tu d&rsquo;autres projets en marge de Wisher ?<br />
	<b>Giulio de Vita : </b>Pas pour l&rsquo;instant. Il y a en plus James Healer qui m&rsquo;attend dans un coin. J&rsquo;ai bien un projet personnel qui me tient &agrave; c&oelig;ur, mais c&rsquo;est encore au stade de projet.<br />
	<br />
	On veut un scoop : cela appartiendra &agrave; quel genre ?<br />
	<b>Giulio de Vita : </b>Hum&hellip; on va dire existentialiste&hellip; avec de l&rsquo;action&hellip; (rires) C&rsquo;est sp&eacute;cial, un vrai m&eacute;lange de genre, qui s&rsquo;appuie aussi sur plusieurs m&eacute;dias ! C&rsquo;est un projet compliqu&eacute;, tr&egrave;s ambitieux, qui ne sera pr&eacute;sent&eacute; qu&rsquo;au moment o&ugrave; il sera mature. Je pense qu&rsquo;un dessinateur a besoin, au moins une fois dans sa carri&egrave;re, de porter un tel projet en solo. Comme l&rsquo;a fait l&rsquo;ann&eacute;e derni&egrave;re mon grand ami Enrico Marini avec ses Aigles de Rome.<br />
	<br />
	Il y a des sc&eacute;naristes avec lesquels tu aimerais travailler ?<br />
	<b>Giulio de Vita : </b>Le top, ce sont les Van Hamme, Giroud, Yann que j&rsquo;adore, Wehlmann&hellip; Je ne me suis pas encore exprim&eacute; dans tous les styles que je suis capable d&rsquo;emprunter. Je suis n&eacute; avec un type de BD humoristique. Pour le moment les lecteurs me connaissent &agrave; travers mon style franco-belge r&eacute;aliste, mais j&rsquo;aimerais un jour faire quelque chose dans un style humoristique.<br />
	<br />
	Si tu &eacute;tais un b&eacute;dien, quels seraient les BD que tu aimerais faire d&eacute;couvrir aux terriens ?<br />
	<b>Giulio de Vita : </b>Je dirais&hellip; un album que j&rsquo;ai pu voir en preview, dessin&eacute; par un ami compatriote qui s&rsquo;appelle Alessandro Dalena, sc&eacute;naris&eacute; par Guillaume Bianco, et qui sort en ce moment m&ecirc;me chez le Lombard : Ernest et Rebecca. Alessandro a travaill&eacute; pendant des ann&eacute;es pour Disney Italie, et il livre des &laquo; plastiques &raquo; magnifiques&hellip;<br />
	<br />
	Si tu avais le pouvoir cosmique de devenir un autre auteur de bande-dessin&eacute;e, quelques instants, pour comprendre son &oelig;uvre ou voir le monde &agrave; travers son regard, quel serait-il ?<br />
	<b>Giulio de Vita : </b>Sans h&eacute;siter : Moebius. C&rsquo;est un mod&egrave;le, je voudrais &ecirc;tre comme lui. Il sait s&rsquo;adapter &agrave; tous les genres sans probl&egrave;me et il reste pourtant toujours lui. En plus, on sent qu&rsquo;il s&rsquo;amuse, quel que soit l&rsquo;univers qu&rsquo;il retranscrit. Il utilise toutes les potentialit&eacute;s de la BD, le vaste champ de l&rsquo;imaginaire sur lequel les autres m&eacute;dias s&rsquo;&eacute;puisent trop souvent. Je r&ecirc;ve d&rsquo;arriver &agrave; son niveau. Mais comme c&rsquo;est une r&eacute;ponse que l&rsquo;on doit vous faire couramment, je dirais aussi Fran&ccedil;ois Boucq, qui est lui aussi capable de se pr&ecirc;ter &agrave; tous les genres, sans le moindre probl&egrave;me.<br />
	<br />
	Merci Giulio ! <br />]]></corps>
<pubDate>Fri, 17 Jun 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
<guid>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/giulio-vita-interview,35.html</guid>
</item>
<item><title><![CDATA[Christopher, interview]]></title>
<enclosure url="http://www.lelombard.com/images/actualite/christopher-interview-2412-l200-h200.jpg" type="image/jpeg"/><link>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/christopher-interview,36.html</link>
<description><![CDATA[ Interview réalisée par planetebd.com<br />

	<br />
	Pour faire connaissance, peux-tu te présenter : ta vie, ton œuvre, comment en es-tu arrivé à faire de la BD ?<br />
	<b> Christopher : </b>J’ai dû le raconter vingt mille fois (rires). Je suis né en Angleterre puis ait vécu 18 ans en Provence avant de partir étudier sur Paris. En 1995, j’ai fondé un label baptisé La...]]></description>
<corps><![CDATA[
	&nbsp;Interview r&eacute;alis&eacute;e par planetebd.com<br />

	<br />
	Pour faire connaissance, peux-tu te pr&eacute;senter : ta vie, ton &oelig;uvre, comment en es-tu arriv&eacute; &agrave; faire de la BD ?<br />
	<b> Christopher : </b>J&rsquo;ai d&ucirc; le raconter vingt mille fois (rires). Je suis n&eacute; en Angleterre puis ait v&eacute;cu 18 ans en Provence avant de partir &eacute;tudier sur Paris. En 1995, j&rsquo;ai fond&eacute; un label baptis&eacute; La Com&eacute;die Illustr&eacute;e avec d&rsquo;autres dessinateurs, moi j&rsquo;ai commenc&eacute; avec la s&eacute;rie des Contes inachev&eacute;s de David Watts, puis en 1999 quand je suis parti sur Tours, j&rsquo;ai d&eacute;but&eacute; la s&eacute;rie Les filles qui a &eacute;t&eacute; rachet&eacute; par Carabas par la suite. Par la suite, Dupuis et Le Lombard ont commenc&eacute; &agrave; s&rsquo;int&eacute;resser &agrave; ce que je faisais, et &ccedil;a a donn&eacute; Les colocataires pour Dupuis et Love Song pour Le Lombard.<br />
	<br />
	As-tu une activit&eacute; professionnelle annexe &agrave; la BD ?<br />
	<b> Christopher : </b>&Ccedil;a d&eacute;pend si c&rsquo;est de mon point de vue, pour moi oui ! Du point de vue de mes beaux parents, ils consid&egrave;rent que c&rsquo;est plut&ocirc;t annexe, (rires) ils auraient s&ucirc;rement pr&eacute;f&eacute;r&eacute; que je sois architecte ou chirurgien !<br />
	<br />
	Ecris ou dessines-tu dans une ambiance ou cadre particulier (en musique, isol&eacute;&hellip;) ?<br />
	<b> Christopher : </b>L&rsquo;&eacute;criture se fait toujours la nuit avec mon casque viss&eacute; sur les oreilles, pour ne pas &ecirc;tre d&eacute;rang&eacute; par le t&eacute;l&eacute;phone ou les enfants. Il m&rsquo;arrive d&rsquo;&eacute;crire jusqu&rsquo;&agrave; 4 ou 5 heures de suite ! Pour les dessins, &ccedil;a se passe de jour &agrave; l&rsquo;atelier !<br />
	<br />
	Justement, y a-t-il un concept derri&egrave;re cet atelier &laquo; Cachalot &raquo; ?<br />
	<b> Christopher : </b>Ce sont 5 amis qui se retrouvent ensemble (Isha, Felipe, Jean Millou, Philippe Masson) et qui bossent ! C&rsquo;est un espace d&rsquo;&eacute;change o&ugrave; la vie de famille de chacun est absente, et permet de se concentrer plus facilement.<br />
	<br />
	Combien de temps passes-tu environ pour un album ?<br />
	<b> Christopher : </b>L&rsquo;&eacute;criture, six mois en moyenne. Trois mois pour le dessin. J&rsquo;ai un sketch book dans lequel j&rsquo;y consigne toutes les id&eacute;es venant au cours de ma journ&eacute;e de mes errances ou de mes observations.<br />
	<br />
	En termes de dessin, que penses-tu de l&rsquo;utilisation de l&rsquo;informatique ? Int&eacute;ress&eacute; ou non ?<br />
	<b> Christopher : </b>C&rsquo;est un nouvel outil que j&rsquo;utilise seulement pour le scan actuellement. C&rsquo;est int&eacute;ressant car cela a permis de gagner du temps vis-&agrave;-vis des &eacute;diteurs. Vive l&rsquo;informatique ! (rires)<br />
	<br />
	Tu as &eacute;t&eacute; sc&eacute;nariste sur A boire et &agrave; manger (avec Jean Philippe Peyraud aux dessins) en 1998, est-ce que c&rsquo;est une exp&eacute;rience que tu souhaiterais renouveler ? Et si oui avec qui ?<br />
	<b> Christopher : </b>Le sc&eacute;nario c&rsquo;est ce que pr&eacute;f&egrave;re, le dessin &ccedil;a m&rsquo;amuse ! L&rsquo;id&eacute;e pour l&rsquo;instant est plut&ocirc;t d&rsquo;&eacute;crire pour d&rsquo;autres dessinateurs, je ne pense &agrave; personne en particulier mais on va voir comment les choses vont &eacute;voluer.<br />
	<br />
	D&rsquo;o&ugrave; viennent tes inspirations ?<br />
	<b> Christopher : </b>Du monde qui m&rsquo;entoure, de mes contemporains, des rencontres, ce que j&rsquo;entends, ce que je vis, c&rsquo;est mon petit c&ocirc;t&eacute; Balzac !<br />
	<br />
	Parlons r&eacute;f&eacute;rences/influences litt&eacute;raires, cin&eacute;matographiques, tes r&eacute;alisateurs favoris, tes s&eacute;ries TV...<br />
	<b> Christopher : </b>Je suis une v&eacute;ritable &eacute;ponge, je n&rsquo;ai pas de r&eacute;f&eacute;rences en particulier, non,&hellip; Will Eisner, les Rabat&eacute;, je prends tout ! Je peux parfaitement encha&icirc;ner Spiderman avec un film de Jim Jarmusch !<br />
	<br />
	Quel personnage ou BD aurais-tu r&ecirc;v&eacute; de cr&eacute;er ?<br />
	<b> Christopher : </b>Celui que je cr&eacute;erai demain (rire) ! Sur Love Song, beaucoup trouvent une ressemblance avec le roman de Nick Hornby, High fidelity, c&rsquo;est un peu ce qui m&rsquo;a donn&eacute; envie de partir dans cette teinte un peu rock ! L&rsquo;adaptation cin&eacute; est pas mal, m&ecirc;me si j&rsquo;aurais pr&eacute;f&eacute;r&eacute; une bande originale anglaise et non pas am&eacute;ricaine ! J&rsquo;aurais pr&eacute;f&eacute;r&eacute; que se soit les Smiths &agrave; Bruce Springsteen ! Jack Black est ceci dit tr&egrave;s tr&egrave;s bon ! Apr&egrave;s coup, je pense que &ccedil;a pourrait &ecirc;tre un type int&eacute;ressant &agrave; exploiter !<br />
	<br />
	Si tu &eacute;tais un b&eacute;dien, quelles seraient les s&eacute;ries que tu conseillerais aux terriens ?<br />
	<b> Christopher : </b>Le tome 4 de Makabi, un bel album avec un excellent sticker qui m&rsquo;a fait mourir de rire ! Tout doit dispara&icirc;tre de Simon Hureau, j&rsquo;ai ador&eacute; !<br />
	<br />
	Dans la s&eacute;rie, tu es tout seul sur une &icirc;le d&eacute;serte, tu dois emmener :<br />
	- 3 disques :<br />
	<b> Christopher : </b>Je ne peux pas, je pars avec un ipod ! Bon allez : Abbey Road des Beatles, Ok Computer de Radiohead, et un best of des Smiths !<br />
	<br />
	- 3 objets du quotidien :<br />
	<b> Christopher : </b>L&rsquo;ipod ! Un ballon de foot, je pr&eacute;f&egrave;re m&rsquo;amuser tout seul comme un con, plut&ocirc;t que d&rsquo;en cr&eacute;er un ! (rires)<br />
	<br />
	Quel est ton ressentiment sur le milieu actuel de la BD, l&rsquo;invasion manga, les comics ?<br />
	<b> Christopher : </b>Je suis pour la pluralit&eacute; donc &ccedil;a me va ! La surproduction en France permet &agrave; des jeunes de se faire conna&icirc;tre, mais bon en revanche je suis beaucoup plus dubitatif sur la qualit&eacute; des &eacute;diteurs &agrave; &ecirc;tre pertinent dans leur choix, ou dans leur travail avec les auteurs, sans appui avec le directeur de collection&hellip;<br />
	<br />
	Ce qui &eacute;videmment n&rsquo;est pas le cas chez le lombard ! (rires)<br />
	<b> Christopher : </b>C&rsquo;est assez exceptionnel pour Le Lombard et Dupuis ! Leurs directeurs de collection sont tr&egrave;s pro ! En ce qui concerne les auteurs &eacute;trangers marquants, je dirais Tezuka, Will Eisner,&hellip;<br />
	<br />
	Comment pr&eacute;senterais-tu toi-m&ecirc;me l&rsquo;histoire de Love song ?<br />
	<b> Christopher : </b>Bah euh &laquo; achetez le &raquo; ! (rires) &laquo; Est-ce que l&rsquo;amiti&eacute; de 4 potes peut survivre au m&eacute;andre de la vie conjugale sur fond de musique ! &raquo; Ou sinon : &laquo; Le rock est il soluble dans le mariage ? &raquo;<br />
	<br />
	As-tu cr&eacute;&eacute; toi-m&ecirc;me de la musique ?<br />
	<b> Christopher : </b>Oui ! Deux groupes : les Sleeping Watermelon ! Et les David Watts !<br />
	<br />
	Delf s&rsquo;occupe des couleurs sur Love Song et Les Colocataires, est-ce un choix &eacute;ditorial, une rencontre ? Es-tu content du r&eacute;sultat ? Lui as-tu donn&eacute; des consignes ?<br />
	<b> Christopher : </b>C&rsquo;est une coloriste avec qui je m&rsquo;entends tr&egrave;s bien. H&eacute;las ce n&rsquo;est plus elle qui va faire la suite de Love Song suite &agrave; des probl&egrave;mes de planning, on retrouvera donc Scarlett ! Et non, ce n&rsquo;est pas un choix &eacute;ditorial !<br />
	<br />
	A part la France, Love Song a-t-il &eacute;t&eacute; publi&eacute; &agrave; l&#39;&eacute;tranger ? Le sujet pourrait y pr&eacute;tendre alors ?<br />
	<b> Christopher : </b>Pas encore en anglais, mais j&rsquo;ai appris hier qu&rsquo;il allait &ecirc;tre traduit en espagnol&hellip;<br />
	<br />
	[Intervention impromptue de Sophie, l&#39;attach&eacute; de presse Le Lombard, avec un accent espagnol impressionnant : Toca la guitara Manuel ! (rires)<br />
	<br />
	R&ecirc;ves-tu en secret de voir tes &oelig;uvres d&eacute;velopp&eacute;es en dessin anim&eacute;, s&eacute;rie TV ou en film ? Dans ce cas, laquelle a selon toi le meilleur potentiel ?<br />
	<b> Christopher : </b>Secr&egrave;tement non ! Il y a eu 2 achats de droits pour la s&eacute;rie les filles, je ne sais pas o&ugrave; &ccedil;a en est, mais je ne veux pas m&rsquo;en occuper ! Je n&rsquo;ai pas envie de me taper le script ! Et puis si c&rsquo;est pourri, ce ne sera pas moi qui l&rsquo;aurait fait ! Si c&rsquo;est bien c&rsquo;est moi ! Sinon le support s&eacute;rie t&eacute;l&eacute; ou film unique peut fonctionner.<br />
	<br />
	Quels sont tes autres projets ? Dans d&rsquo;autres genres ? Des collaborations ?<br />
	<b> Christopher : </b>Je suis en train de travailler sur un polar des ann&eacute;es 30-40, je trouve la p&eacute;riode de l&rsquo;entre-deux-guerres passionnante, avec la mont&eacute;e du fascisme en France surtout. A Marseille, les confrontations entre les fascistes et les communistes &eacute;taient impressionnantes ! Pour les collaborations, on va voir quels auteurs fran&ccedil;ais ont envie de travailler avec moi ! Des noms ? Je ne sais pas, j&rsquo;aimerais bien collaborer avec Emmanuel Lepage que j&rsquo;appr&eacute;cie beaucoup, ou Andy Watson !<br />
	<br />
	Tu as r&eacute;alis&eacute; une fresque pour l&rsquo;office de tourisme de Tours, est-ce une chose que l&rsquo;on te propose souvent ? As-tu eu d&rsquo;autres initiatives de cet acabit ?<br />
	<b> Christopher : </b>Non, j&rsquo;ai juste fait la fresque ! On m&rsquo;a dit 4 jours de boulot et c&rsquo;est bon ! Un mois plus tard, je n&rsquo;avais pas fini&hellip; Je ne pense pas recommencer ce genre d&rsquo;initiative, sauf si me botte vraiment ! Peut &ecirc;tre refaire un bar en entier&hellip;<br />
	<br />
	Pour les colocataires, tu as travaill&eacute; avec Sylvain Runberg (Orbital), comment l&rsquo;as-tu rencontr&eacute; ?<br />
	<b> Christopher : </b>Sylvain cherchait un dessinateur, Luc Brunschwig me disait que je serais parfait mais que je n&rsquo;aurai jamais le temps de m&rsquo;y atteler et que l&rsquo;histoire se passant &agrave; Aix en Provence, je n&rsquo;y connaissais rien ! J&rsquo;y ai v&eacute;cu 18 ans ! Depuis, je me suis aper&ccedil;u que je connaissais Sylvain depuis longtemps, probablement m&ecirc;me lors de nombreuses f&ecirc;tes sur Aix !<br />
	<br />
	Si tu avais une &laquo; gomme magique &raquo; pour modifier apr&egrave;s coup n&rsquo;importe quel aspect de la BD, est-ce que tu l&rsquo;utiliserais et si oui, sur quoi ?<br />
	<b> Christopher : </b>Non, je ne relis jamais mes planches ! (rires) Sinon j&rsquo;effacerais l&rsquo;album entier !<br />
	<br />
	Si tu avais le pouvoir cosmique de te t&eacute;l&eacute;porter dans le cr&acirc;ne d&rsquo;un autre auteur de BD (pour mieux comprendre son talent), qui irais-tu visiter ?<br />
	<b> Christopher : </b>Franquin ou Eisner !<br />
	<br />
	Merci &agrave; toi, Christopher !<br />]]></corps>
<pubDate>Fri, 17 Jun 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
<guid>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/christopher-interview,36.html</guid>
</item>
<item><title><![CDATA[Nicolas Pona et Christophe Dubois, interview]]></title>
<enclosure url="http://www.lelombard.com/images/actualite/nicolas-pona-et-christophe-dubois-interview-2414-l200-h200.jpg" type="image/jpeg"/><link>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/nicolas-pona-et-christophe-dubois-interview,38.html</link>
<description><![CDATA[ Interview réalisée par planetbd.com<br />

	De l'heroïc-fantasy chez le Lombard ? Voilà qui est nouveau... Le scénariste Nicolas Pona et le dessinateur Christophe Dubois ont éclairé nos lanternes bédiennes lors du festival d'Angoulême (2007). La bière était bien fraîche, tout autant que l'ambiance du 1er tome de leur Cycle d'Ostruce, qui voit une révolution renverser un empire...]]></description>
<corps><![CDATA[
	&nbsp;Interview r&eacute;alis&eacute;e par planetbd.com<br />

	De l&#39;hero&iuml;c-fantasy chez le Lombard ? Voil&agrave; qui est nouveau... Le sc&eacute;nariste Nicolas Pona et le dessinateur Christophe Dubois ont &eacute;clair&eacute; nos lanternes b&eacute;diennes lors du festival d&#39;Angoul&ecirc;me (2007). La bi&egrave;re &eacute;tait bien fra&icirc;che, tout autant que l&#39;ambiance du 1er tome de leur Cycle d&#39;Ostruce, qui voit une r&eacute;volution renverser un empire de dragons, dans un magnifique d&eacute;cor sib&eacute;rien... <br />

	<br />
	Bonjour Nicolas et Christophe. Pour faire connaissance, est-ce que vous pouvez vous pr&eacute;senter ?<br />
	<b> Nicolas Pona :</b> Je suis sc&eacute;nariste depuis une dizaine d&#39;ann&eacute;e. Je sors de longues &eacute;tudes d&#39;architecture et de divers petits boulots rigolos..<br />
	<b>Christophe Dubois :</b> Bonjour, quand &agrave; moi, je suis graphiste et je vis &agrave; La Chaux-de-Fonds, en Suisse.<br />
	<br />
	 Comment vous &ecirc;tes-vous rencontr&eacute;s, toi et Christophe ?<br />
	<b> Nicolas Pona :</b> On s&#39;est rencontr&eacute; par le net et ses petites annonces.<br />
	<br />
	 Comment se d&eacute;roule le travail entre vous ? Vous &ecirc;tes toujours d&rsquo;accord ? Vous &ecirc;tes sur la m&ecirc;me longueur d&rsquo;onde ?<br />
	<b> Nicolas Pona :</b> Le travail se fait essentiellement par le net. J&#39;envoie un sc&eacute;nar d&eacute;taill&eacute; &agrave; Christophe, qui le board et me le renvoie. De l&agrave;, je fais mes propres contre-propositions, s&#39;il y a lieu d&#39;en faire, sous forme de board (bien moins jolis que ceux de Christophe). Apr&eacute;s, Chris fait ses choix, les montre au Lombard (qui aura peut-&ecirc;tre des suggestions &agrave; faire). Pour finir, il fait les crayon&eacute;s avec peu d&#39;interventions ext&eacute;rieures, les encrages et la couleur. L&#39;&eacute;quipe du Lombard est toujours l&agrave;, tr&eacute;s discr&egrave;tement, pour nous remettre sur les rails quand des &eacute;l&eacute;ments &agrave; divers stades de la conception, s&#39;amusent &agrave; partir en sucette. Sinon, nous nous entendons suffisement bien pour ne pas avoir rencontrer de terrains de conflits jusqu&#39;&agrave; pr&eacute;sent. Le bonheur quoi !<br />
	<br />
	 Comment a germ&eacute;e la cr&eacute;ation du Cycle d&rsquo;Ostruce ?<br />
	<b> Nicolas Pona :</b> Le cycle est n&eacute; d&#39;un board d&#39;&eacute;tude que j&#39;avais fait. L&#39;arriv&eacute;e d&#39;un guerrier dans un bar pour y massacrer deux truands. &Ccedil;a finissait sur la rencontre d&#39;une femme de caract&egrave;re qui s&#39;imposait au guerrier. Il y avait une temp&ecirc;te de neige pour la profondeur de champ. L&#39;ensemble ayant pl&ucirc;t &agrave; christophe, j&#39;ai tr&eacute;s vite trouv&eacute; le contexte et l&#39;aventure autour de ces deux personages.<br />
	<br />
	 O&ugrave; pioches-tu tes id&eacute;es de sc&eacute;nario ? Tu as lu Marie des Loups (cf. trilogie chez Soleil, relativement proche question ambiance)<br />
	<b> Nicolas Pona :</b> Mes id&eacute;es viennent de partout. Tr&eacute;s rarement de la BD en soit. Je suis plutot t&eacute;l&eacute;, cin&eacute;ma, courrier international, actualit&eacute; de tout crin... Et je ne connais pas Marie des loups. Faudra que j&#39;essais. Promis.<br />
	<br />
	 Quid d&rsquo;Ectis chez feu Nucl&eacute;a&sup2; ? C&rsquo;est mort, ou en sursis ?<br />
	<b> Nicolas Pona :</b> Dead. Mais il n&#39;est pas dit qu&#39;un sc&eacute;nariste n&#39;arrivera pas &agrave; faire revivre un cadavre. Un jour. Peut-&ecirc;tre.<br />
	<br />
	 Christophe, quelles sont tes influences ?<br />
	<b> Christophe Dubois :</b> Pratt, Mignola, Thierry Robin, Claire Wendling... Mais j&#39;esp&egrave;re bien les avoir dig&eacute;r&eacute;es (mes influences, donc, pas ces prestigieux personnages).<br />
	<br />
	 Graphiquement, le d&eacute;corum et l&rsquo;ambiance d&rsquo;Ostruce font penser au catalogue Terre de l&eacute;gende de Delcourt, ou aux ambiances d&rsquo;hero&iuml;c-fantasy de Soleil. C&rsquo;est quelque chose que vous recherchiez d&rsquo;embl&eacute;e ?<br />
	<b> Nicolas Pona :</b> Pour ma part, non, pas d&#39;envie de ressembler &agrave; quoi que ce soit. Ni &agrave; m&#39;en d&eacute;marquer d&#39;ailleurs. On recherchait du vent, du western et de la neige. &Ccedil;a va para&icirc;tre bizarre, mais je lis tr&eacute;s peu de b&eacute;d&eacute;. Et elle est aussi &eacute;clectique qu&#39;internationale.<br />
	<b>Christophe Dubois :</b> Pour moi non plus, pas de volont&eacute; de ressembler &agrave; une s&eacute;rie particuli&egrave;re... L&#39;ambiance c&#39;est celle que je vois de ma fen&ecirc;tre, une ville industrielle au milieu des sapins... et de la neige, beaucoup de neige (enfin sauf cette ann&eacute;e).<br />
	<br />
	 Pourquoi le Lombard ?<br />
	<b> Nicolas Pona :</b> Pour simplifier, je dirais que c&#39;est le Lombard qui nous a choisi.<br />
	<br />
	 Qu&rsquo;est-ce que vous aimeriez que les lecteurs ressentent &agrave; la lecture d&rsquo;Ostruce ?<br />
	<b> Nicolas Pona :</b> Le souffle de deux personages en fuite dans le brasier de la guerre.<br />
	<b>Christophe Dubois :</b> Le froid, et un bon moment de distraction.<br />
	<br />
	 En combien de tomes la s&eacute;rie est-elle pr&eacute;vue ?<br />
	<b> Nicolas Pona :</b> Quatre. Ni plus, ni moins.<br />
	<br />
	 Vous &ecirc;tes chiche d&rsquo;en dire plus sur la suite ?<br />
	<b> Nicolas Pona :</b> L&#39;hiver arrive et il va &ecirc;tre tr&eacute;s froid...<br />
	<br />
	 Quel sont vos projets ? (ensemble et/ou s&eacute;par&eacute;ment) On veut un scoop !<br />
	<b> Nicolas Pona :</b> J&#39;ai quatre s&eacute;ries en cour et je vais pour l&#39;instant me contenter de bien m&#39;en ocupper. Je n&#39;aime pas faire les choses &agrave; moiti&eacute;. Quand j&#39;aurais peaufin&eacute; mon m&eacute;tier, alors je me lancerais sur autre-chose. Pour le scoop, je peux dire que les num&eacute;ros gagnants du prochain loto ne sont pas dans ma poche... Plus s&eacute;rieusement, disons que le but d&#39;Ajjer n&#39;est surement pas de sauver l&#39;empire avec son oeuf de dragon...<br />
	<b>Christophe Dubois :</b> Dans un premier temps, finir le tome 2 et ses multiples rivets et boulons. Puis, attaquer le 3, je me r&eacute;jouis particuli&egrave;rement de celui-l&agrave;, il se passera dans un vieux sanatorium pour le moins inqui&eacute;tant, un univers que j&#39;ai h&acirc;te d&#39;illustrer.<br />
	<br />
	 Si vous &eacute;tiez des b&eacute;diens, quels seraient les BD que vous conseilleriez aux terriens ?<br />
	<b> Nicolas Pona :</b> Soda, Kogaratsu, l&#39;homme qui marche, sam and Twitch et pour finir, pifou pour une pointe de classissisme.<br />
	<b>Christophe Dubois :</b> Fog, Le marquis d&#39;Anaon, Le Marquis (tout court), Le Grand si&egrave;cle, mais bon &ccedil;a n&#39;est pas vraiment des d&eacute;couvertes !<br />
	<br />
	 Si vous aviez le pouvoir cosmique de vous t&eacute;l&eacute;porter dans la peau d&rsquo;un autre auteur de BD, chez qui &eacute;liriez-vous domicile ?<br />
	<b> Nicolas Pona :</b> Un auteur beau, riche et talentueux. Et qui a un chouette petit v&eacute;lo rouge. Vous avez un nom ?<br />
	<b>Christophe Dubois :</b> Heu.. ben un peu comme Nicolas, hormis le v&eacute;lo, pourquoi ce v&eacute;lo au fait?<br />
	<br />
	Merci Nicolas et Christophe !<br />]]></corps>
<pubDate>Fri, 17 Jun 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
<guid>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/nicolas-pona-et-christophe-dubois-interview,38.html</guid>
</item>
<item><title><![CDATA[Sylvain Runberg: Interviewé pour Reconquêtes]]></title>
<enclosure url="http://www.lelombard.com/images/actualite/sylvain-runberg-interviewe-pour-reconquetes-2425-l200-h200.jpg" type="image/jpeg"/><link>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/sylvain-runberg-interviewe-pour-reconquetes,44.html</link>
<description><![CDATA[ <br />

	Pour ceux qui ne vous ne connaissent pas encore pouvez vous faire une présentation de chacun d'entre vous ?<br />

	 <br />

	Je m’appelle Sylvain Runberg, je suis scénariste de BD à plein temps depuis 6 ans maintenant, et ce premier tome de « Reconquêtes » est mon 26e album paru. Je travaille pour le Lombard (où j’ai déjà publié le thriller fantastique « les...]]></description>
<corps><![CDATA[
	&nbsp;<br />

	Pour ceux qui ne vous ne connaissent pas encore pouvez vous faire une pr&eacute;sentation de chacun d&#39;entre vous ?<br />

	&nbsp;<br />

	Je m&rsquo;appelle Sylvain Runberg, je suis sc&eacute;nariste de BD &agrave; plein temps depuis 6 ans maintenant, et ce premier tome de &laquo;&nbsp;Reconqu&ecirc;tes&nbsp;&raquo; est mon 26e album paru. Je travaille pour le Lombard (o&ugrave; j&rsquo;ai d&eacute;j&agrave; publi&eacute; le thriller fantastique &laquo;&nbsp;les Carnets de Darwin&nbsp;&raquo;) mais aussi pour d&rsquo;autres &eacute;diteurs (Dupuis, Dargaud, Gl&eacute;nat, Soleil, Futuropolis) et j&rsquo;appr&eacute;cie de pouvoir &eacute;crire des r&eacute;cits dans des univers diff&eacute;rents, de la Science Fiction (&laquo;&nbsp;Orbital&nbsp;&raquo;) au thriller psychologique inspir&eacute; du manga (&laquo;&nbsp;Face Cach&eacute;e&nbsp;&raquo;) en passant par l&rsquo;aventure historique, teint&eacute;e de fantastique (&laquo;&nbsp;Hammerfall&nbsp;&raquo;) ou purement r&eacute;aliste &nbsp;(&laquo;&nbsp;Jack&nbsp;&raquo;), la Fantasy &eacute;pique (&laquo;&nbsp;Konungar&nbsp;&raquo;), la chronique contemporaine (&laquo;&nbsp;Les Colocataires&nbsp;&raquo;) ou le road movie m&acirc;tin&eacute; de rock ind&eacute;pendant (&laquo;&nbsp;London Calling&nbsp;&raquo;). Des environnements tr&egrave;s divers mais o&ugrave; je m&rsquo;attache toujours &agrave; partir des personnages, et &agrave; essayer d&rsquo;oeuvrer &agrave; leur cr&eacute;dibilit&eacute;. C&rsquo;est ce qui compte pour moi en tant que lecteur et c&rsquo;est donc ce que je veux retranscrire dans mes r&eacute;cits. &nbsp;&nbsp;<br />

	&nbsp;<br />

	-Pourquoi avoir situ&eacute; l&#39;action au c&oelig;ur des Hittites et des Scythes ? Comment vous est venue l&rsquo;id&eacute;e de ce projet ?<br />

	&nbsp;<br />

	J&rsquo;ai une ma&icirc;trise d&rsquo;Histoire contemporaine et l&rsquo;Histoire en g&eacute;n&eacute;ral est une de mes source d&rsquo;inspiration. Mais l&rsquo;id&eacute;e de base de &laquo;&nbsp;Reconqu&ecirc;tes&nbsp;&raquo; m&rsquo;est venue alors qu&rsquo;il y a quelques ann&eacute;e je relisais un vieux &laquo;&nbsp;Conan le Barbare&nbsp;&raquo;, personnage que j&rsquo;aimais beaucoup &eacute;tant enfant. Et je dois avouer que 25 ans plus tard, je ne trouvais plus vraiment le personnage tr&egrave;s attachant, accumulant un peu trop de clich&eacute;s pour un seul &ecirc;tre humain (violent, misogyne, ne connaissant pas la peur).Je me suis dit que &ccedil;a pourrait &ecirc;tre int&eacute;ressant d&rsquo;&eacute;laborer un r&eacute;cit dans ce type d&rsquo;univers,mais plus r&eacute;aliste, en partant de ces peuples nomades qui vivaient plusieurs si&egrave;cles avant notre &eacute;re, en Asie Mineure. Un m&eacute;lange de r&eacute;alisme historique et de personnages et cr&eacute;atures mythologiques li&eacute;s &agrave; ces cultures que l&rsquo;on int&eacute;grerait dans leur quotidien, tout en se gardant une marge de manoeuvre imaginaire sur le factuel (les batailles, les guerres,&nbsp;les alliances par exemple). Voil&agrave; les racines de &laquo;&nbsp;Reconqu&ecirc;tes&nbsp;&raquo;. <br />

	&nbsp;<br />

	Comment avez-vous proc&eacute;d&eacute; pour concevoir le sc&eacute;nario de Reconqu&ecirc;tes? Des r&eacute;f&eacute;rences vous ont-elles guid&eacute; ?<br />

	&nbsp;<br />

	Au d&eacute;part, j&rsquo;avais &eacute;crit un synopsis du r&eacute;cit en quelques pages que j&rsquo;ai envoy&eacute; &agrave; Fran&ccedil;ois, et apr&egrave;s, nous avons toujours collabor&eacute; en ping pong. Je me charge des premiers &eacute;crits, s&eacute;quenciers et d&eacute;coupages dialogu&eacute;s, que j&rsquo;envoie &agrave; Fran&ccedil;ois au fur et &agrave; mesure et lui me donne son avis, ses remarques, tout en m&rsquo;indiquant dans le m&ecirc;me temps ses envies, les id&eacute;es qu&rsquo;il aimerait voir int&eacute;grer dans l&rsquo;histoire. Une v&eacute;ritable collaboration qui a bien fonctionn&eacute; malgr&eacute; la distance et le fait que jusqu&rsquo;&agrave; la sortie de ce premier tome, nous ne nous &eacute;tions jamais rencontr&eacute;s&nbsp;! Pour ce qui est des r&eacute;f&eacute;rences, elles sont d&rsquo;abord historiques, de multiples essais sur les civilisations Scythes et Hittites, &eacute;galement les &eacute;crits d&rsquo;H&eacute;rodote qui est l&rsquo;un des premiers &agrave; avoir parl&eacute; des Sarmates, ce peuple connus pour leurs femmes guerri&egrave;res qui allaient donner naissance au mythe des Amazones et que l&rsquo;on retrouve dans &laquo;&nbsp;Reconqu&ecirc;tes&nbsp;&raquo;. Pour ma part, du point de vue de l&rsquo;ambiance, de la cr&eacute;dibilit&eacute; des personnages et de l&rsquo;univers, des fictions t&eacute;l&eacute;vis&eacute;es comme &laquo;&nbsp;Rome&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;Les Tudors&nbsp;&raquo; m&rsquo;ont aussi servie non pas d&rsquo;inspiration mais de bornes, pour garder le cap r&eacute;aliste que&nbsp;l&rsquo;on voulait donner &agrave; la s&eacute;rie, m&ecirc;me si l&rsquo;imaginaire y a aussi toute sa place. <br />

	&nbsp;<br />

	&nbsp;<br />

	&nbsp;<br />

	Comment vous &ecirc;tes vous connus, et comment s&#39;est d&eacute;roul&eacute;e votre collaboration? Je pense ici par exemple &agrave; la distance qui vous s&eacute;pare tous les deux, entre la France et le Canada. <br />

	&nbsp;<br />

	&nbsp;<br />

	C&rsquo;est moi qui avait contact&eacute; Fran&ccedil;ois par Internet il y a quelques ann&eacute;es, alors qu&rsquo;on cherchait encore un dessinateur pour la s&eacute;rie &laquo;&nbsp;Hammerfall&nbsp;&raquo;. Mais il &eacute;tait toujours pris par sa s&eacute;rie &laquo;Mill&eacute;naire&nbsp;&raquo; et ne se sentait pas forc&eacute;ment inspir&eacute; par une s&eacute;rie longue sur les vikings. Nous sommes alors rest&eacute;s en contact par Internet et puis un jour, il m&rsquo;a demand&eacute; si je n&rsquo;avais pas un projet qui pourrait l&rsquo;int&eacute;resser, et comme j&rsquo;avais d&eacute;j&agrave; commenc&eacute; &agrave; &eacute;crire &laquo;&nbsp;Reconqu&ecirc;tes&nbsp;&raquo;, je lui ai envoy&eacute;, &ccedil;a lui a plu et puis ensuite tout est all&eacute; tr&egrave;s vite. Nous avons envoy&eacute; le dossier au Lombard un vendredi, et le lundi matin, Pol Scorteccia, &eacute;diteur au Lombard,&nbsp; m&rsquo;appelait pour conna&icirc;tre nos conditions afin de signer les contrats&nbsp;!<br />
	<br />

	&nbsp;<br />

	&laquo;&nbsp;On peut remarquer une attache toute particuli&egrave;re pour la repr&eacute;sentation du corps humain, pourquoi? Qu&rsquo;elles ont &eacute;t&eacute; vos inspirations&nbsp;? Avez vous eu recours &agrave; des mod&egrave;les?&nbsp;&raquo;<br />

	&nbsp;<br />

	C&rsquo;&nbsp;est &eacute;videmment Fran&ccedil;ois qui a le plus &agrave; dire sur la question. Mais<b style=""> </b>nous avons eu des discussions &agrave; propos de la semi-nudit&eacute; (poitrines nues, masculines comme f&eacute;minines) ou la nudit&eacute; compl&egrave;te, tr&egrave;s pr&eacute;sentes dans notre r&eacute;cit. C&rsquo;&eacute;tait chose courante durant ces &eacute;poques o&ugrave; le christianisme et sa morale n&rsquo;allaient faire leurs apparitions que bien des si&egrave;cles plus tard. Ces peuples avaient des rapports au corps et &agrave; la sexualit&eacute; qui n&rsquo;&eacute;taient pas forc&eacute;ment les n&ocirc;tres, mais montrer des personnages guerriers d&eacute;nud&eacute;s, f&eacute;minins notamment, aurait pu nous associer avec une certaine production qui aligne les jolies femmes et leurs poitrines sous des pr&eacute;textes fallacieux, ce qui n&rsquo;&eacute;tait absolument pas notre propos, notre r&eacute;cit s&rsquo;adressant &agrave; un lectorat aussi bien masculin que f&eacute;minin, c&rsquo;est ma ligne de conduite sur absolument tous mes projets. Mais en m&ecirc;me temps, on ne voulait pas se censurer non plus. Nous avons donc opt&eacute; pour un certain r&eacute;alisme, qui reste cependant bien en de&ccedil;a de ce qui se passait &agrave; l&rsquo;&eacute;poque. Pour le reste, il suffit de lire notre r&eacute;cit pour se rendre compte de notre d&eacute;marche. Les femmes y ont un r&ocirc;le central, comme souvent dans ces soci&eacute;t&eacute;s anciennes, et pas forc&eacute;ment en suivant les clich&eacute;s machistes associ&eacute;s en g&eacute;n&eacute;ral &agrave; la &laquo;&nbsp;f&eacute;minit&eacute;&nbsp;&raquo;. Elles ne sont ni particuli&egrave;rement effac&eacute;es, souriantes, douces ou patientes. <br />

	&nbsp;<br />

	&nbsp;<br />

	On parle souvent du rite de l&#39;&eacute;crivain afin de trouver son inspiration... et vous, avez vous des &quot;rites&quot; afin de vous mettre en condition d&#39;&eacute;criture et / ou de cr&eacute;ation?<br />

	&nbsp;<br />

	&nbsp;<br />

	Un caf&eacute; avec une larme de lait&nbsp;avant de commencer ? Sinon, je travaille de mani&egrave;re r&eacute;guli&egrave;re, 5 jours par semaine, de 8H du matin &agrave; 18h00 en g&eacute;n&eacute;ral. Les id&eacute;es, elles, peuvent vraiment surgir n&rsquo;importe quand, il n&rsquo;y a aucune r&eacute;gle, si ce n&rsquo;est de ne pas les oublier ensuite (et pour le coup, le t&eacute;l&eacute;phone portable et son bloc note facilitent vraiment la t&acirc;che&nbsp;;).&nbsp; <br />

	&nbsp;<br />

	&nbsp;<br />

	Une petite r&eacute;v&eacute;lation sur le prochain tome ?<br />

	&nbsp;<br />

	&nbsp;<br />

	Elle se trouve d&eacute;j&agrave; &agrave; la fin du tome 1 de &laquo;&nbsp;Reconqu&ecirc;tes&nbsp;&raquo; (&agrave; condition de tourner la &laquo;&nbsp;fausse&nbsp;&raquo; derni&egrave;re page de l&rsquo;album&nbsp;!) <br />]]></corps>
<pubDate>Fri, 17 Jun 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
<guid>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/sylvain-runberg-interviewe-pour-reconquetes,44.html</guid>
</item>
<item><title><![CDATA[François Miville-Deschênes: interviewé pour Reconquêtes]]></title>
<enclosure url="http://www.lelombard.com/images/actualite/francois-miville-deschenes-interviewe-pour-reconquetes-2429-l200-h200.jpg" type="image/jpeg"/><link>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/francois-miville-deschenes-interviewe-pour-reconquetes,45.html</link>
<description><![CDATA[ Pour ceux qui ne vous ne connaissent pas encore pouvez-vous faire une présentation de chacun d'entre vous ?<br />

	 <br />

	Mon nom est François Miville-Deschênes, dessinateur québécois vivant en Gaspésie, une région maritime situé au nord-est du Canada. J’ai à mon actif le dessin du premier cycle de la série « Millénaire » (cinq tomes) parue chez Les Humanoïdes...]]></description>
<corps><![CDATA[
	&nbsp;Pour ceux qui ne vous ne connaissent pas encore pouvez-vous faire une pr&eacute;sentation de chacun d&#39;entre vous ?<br />

	&nbsp;<br />

	Mon nom est Fran&ccedil;ois Miville-Desch&ecirc;nes, dessinateur qu&eacute;b&eacute;cois vivant en Gasp&eacute;sie, une r&eacute;gion maritime situ&eacute; au nord-est du Canada. J&rsquo;ai &agrave; mon actif le dessin du premier cycle de la s&eacute;rie &laquo;&nbsp;Mill&eacute;naire&nbsp;&raquo; (cinq tomes) parue chez Les Humano&iuml;des Associ&eacute;s. Je m&rsquo;efforce de r&eacute;aliser des bandes dessin&eacute;es que j&rsquo;aurais moi-m&ecirc;me plaisir &agrave; lire et &agrave; d&eacute;cortiquer, fid&egrave;le &agrave; une certaine tradition franco-belge r&eacute;aliste qui a berc&eacute; ma jeunesse.<br />

	&nbsp;<br />

	&nbsp;Pourquoi avoir situ&eacute; l&#39;action au c&oelig;ur des Hittites et des Scythes ? Comment vous est venue l&rsquo;id&eacute;e de ce projet ?<br />

	&nbsp;<br />

	Sylvain est le mieux plac&eacute; pour parler de ce sujet, puisque la paternit&eacute; de l&rsquo;id&eacute;e originale lui revient. <br />

	D&rsquo;un point de vue graphique, je puis tout de m&ecirc;me confirmer ce qui, selon moi, saute aux yeux&nbsp;: cet univers a tout pour r&eacute;jouir le dessinateur que je suis. Il offre de grands espaces sauvages, des animaux diversifi&eacute;s, des&nbsp; personnages vari&eacute;s, de l&rsquo;action, etc. Bref, des heures et des heures de plaisir en perspective&nbsp;! <br />

	&nbsp;<br />

	Comment avez-vous proc&eacute;d&eacute; pour concevoir le sc&eacute;nario de Reconqu&ecirc;tes? Des r&eacute;f&eacute;rences vous ont-elles guid&eacute; ?<br />

	&nbsp;<br />

	Il s&rsquo;agit bel et bien d&rsquo;un ping-pong par courriels qui nous permet d&rsquo;&eacute;chafauder l&rsquo;ensemble du r&eacute;cit. Par la suite, nous poursuivons avec les situations et les s&eacute;quences de mani&egrave;re plus d&eacute;taill&eacute;es. Ce sont souvent des consid&eacute;rations graphiques qui m&rsquo;am&egrave;nent &agrave; r&eacute;fl&eacute;chir et &agrave; me pencher plus attentivement sur certains points, jusqu&rsquo;&agrave; proposer telle ou telle autre id&eacute;e &agrave; mon acolyte.<br />

	&nbsp;<br />

	Comment vous &ecirc;tes-vous connus, et comment s&#39;est d&eacute;roul&eacute; votre collaboration? Je pense ici par exemple &agrave; la distance qui vous s&eacute;pare tous les deux, entre la France et le Canada. <br />

	&nbsp;<br />

	C&rsquo;est la situation d&eacute;sastreuse que connaissaient les Humanos &agrave; l&rsquo;&eacute;poque qui m&rsquo;avait&nbsp;fait contacter Sylvain pour lui sugg&eacute;rer une collaboration au pied lev&eacute;. Comme il m&rsquo;avait d&eacute;j&agrave; propos&eacute; de collaborer dans le pass&eacute;, sans que ce soit possible pour moi, j&rsquo;ai senti que cette fois, les astres s&rsquo;alignaient en notre faveur. Ce fut effectivement le cas.<br />

	&nbsp;<br />

	Quelles ont &eacute;t&eacute; vos influences graphiques sur Reconqu&ecirc;tes ?<br />

	&nbsp;<br />

	Aucune pour Reconqu&ecirc;tes en particulier. Mes influences graphiques remontent &agrave; plus longtemps que cela&nbsp;: elles me viennent des dessinateurs dont j&rsquo;ai d&eacute;vor&eacute; les &oelig;uvres &eacute;tant tr&egrave;s jeune&nbsp;comme Ch&eacute;ret, Aidans, Gillon, Hermann, Giraud et tant d&rsquo;autres. Il n&rsquo;y avait pas (et il n&rsquo;y a pas encore d&rsquo;ailleurs) d&rsquo;&eacute;cole de bande dessin&eacute;e ou de Beaux Arts chez moi&nbsp;; j&rsquo;ai donc appris seul, en suivant l&rsquo;exemple (mais quel exemple!) que me prodiguait ces artistes. &Agrave; chacun j&rsquo;ai pris un petit quelque chose qui se fond dans l&rsquo;ensemble et contribue, je l&rsquo;esp&egrave;re, &agrave; personnaliser toujours davantage un style que souhaite mien.<br />

	&nbsp;<br />

	On peut remarquer une attache toute particuli&egrave;re pour la repr&eacute;sentation du corps humain, pourquoi? Qu&rsquo;elles ont &eacute;t&eacute; vos inspirations&nbsp;? Avez-vous eu recours &agrave; des mod&egrave;les?&nbsp;<br />

	&nbsp;<br />

	Il est ind&eacute;niable que le dessin de l&rsquo;anatomie humaine (mais &eacute;galement animale) me procure de bons moments sur la table &agrave; dessin. Je ne saurais dire pourquoi&nbsp;; cela me vient peut-&ecirc;tre de mes lectures d&rsquo;enfance et d&rsquo;adolescence ( &laquo;&nbsp;La Guerre du Feu&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Conan&nbsp;le Barbare&raquo;, &laquo;&nbsp;Tarzan&nbsp;&raquo;, etc.), ainsi que des bandes-dessin&eacute;es o&ugrave; apparaissaient des h&eacute;ros tous plus dynamiques et musculeux les uns que les autres.<br />

	Dans le cas pr&eacute;cis de Reconqu&ecirc;tes, la g&eacute;ographie, l&rsquo;histoire et notre r&eacute;cit se conjuguent et font en sorte que les corps sont souvent partiellement d&eacute;nud&eacute;s et en mouvement. Une b&eacute;n&eacute;diction pour le dessinateur! S&rsquo;il en avait &eacute;t&eacute; autrement, pour des raisons historiques par exemple, je me serais pli&eacute; de bonne gr&acirc;ce &agrave; la n&eacute;cessit&eacute; de v&eacute;racit&eacute; que m&rsquo;aurait impos&eacute; ma conscience professionnelle (comme cela avait &eacute;t&eacute; le cas dans &laquo;&nbsp;Mill&eacute;naire&nbsp;&raquo;), mais par bonheur, on se couvrait peu &agrave; l&rsquo;&eacute;poque!<br />

	&nbsp;<br />

	Mon mod&egrave;le le plus fr&eacute;quent est ma propre image dans le miroir, surtout pour certains raccourcis ou pour les plis des v&ecirc;tements au moment de mouvements particuliers. Mon &eacute;pouse peut &agrave; l&rsquo;occasion se pr&ecirc;ter au r&ocirc;le de mod&egrave;le pour des postures probl&eacute;matiques ou pour me permettre d&rsquo;&eacute;tudier des gestes que je souhaite le plus naturels possible. <br />

	&nbsp;<br />

	On parle souvent du rite de l&#39;&eacute;crivain afin de trouver son inspiration... et vous, avez vous des &quot;rites&quot; afin de vous mettre en condition d&#39;&eacute;criture et / ou de cr&eacute;ation?<br />

	&nbsp;<br />

	Je n&rsquo;ai pas ce luxe&nbsp;! Mes journ&eacute;es de travail, en raison de tout ce qu&rsquo;impose le quotidien et la vie familiale, sont trop courtes pour que je me permette d&rsquo;attendre l&rsquo;inspiration ou que je prenne racine devant la page blanche.&nbsp;<br />

	Cependant, il m&rsquo;arrive parfois, avant de m&rsquo;attaquer &agrave; ma planche, de me livrer &agrave; de petits &laquo;&eacute;chauffements&raquo;. Je trace alors sur une feuille quelques lignes au hasard (de la main gauche, afin d&rsquo;&eacute;viter les mouvements habituels ou pr&eacute;visibles du droitier que je suis), puis j&rsquo;essaie de&nbsp; tirer quelque chose de ces griffonnages abstraits. <br />

	D&rsquo;autres fois, je dessine un personnage quelque part sur la feuille, dans une position dynamique ou peu commune et j&rsquo;en ajoute ensuite d&rsquo;autres jusqu&rsquo;&agrave; combler tous les espaces restants. Il faut que leurs positions respectives &eacute;pousent un tant soit peu l&rsquo;espace qu&rsquo;ils doivent occuper. <br />

	On s&rsquo;amuse comme on peut&hellip;<br />

	&nbsp;<br />

	Une petite r&eacute;v&eacute;lation sur le prochain tome ?<br />

	&nbsp;<br />

	Sylvain en a d&eacute;j&agrave; trop dit&nbsp;!&hellip;<br />]]></corps>
<pubDate>Fri, 17 Jun 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
<guid>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/francois-miville-deschenes-interviewe-pour-reconquetes,45.html</guid>
</item>
<item><title><![CDATA[Interview de Louis auteur d'Escobar Le Dernier Maya]]></title>
<enclosure url="http://www.lelombard.com/images/actualite/interview-louis-auteur-d-escobar-dernier-maya-2442-l200-h200.jpg" type="image/jpeg"/><link>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/interview-louis-auteur-d-escobar-dernier-maya,48.html</link>
<description><![CDATA[A l'occasion de la sortie du nouvel album de Louis, Escobar, le Dernier Maya, nous vous proposons une petite interview réalisée par Scénario.com<br />
	<br />
	<b>SCENEARIO.COM: Quel est ton parcours, auparavant ?<br />
	LOUIS: </b>Je suis un ancien prof d’éléctrotechnique en LEP. J’ai démissionné voilà bientôt 4 ans. Et ensuite j’ai bossé en pub/presse et comics, avant...]]></description>
<corps><![CDATA[
	A l&#39;occasion de la sortie du nouvel album de Louis, Escobar, le Dernier Maya, nous vous proposons une petite interview r&eacute;alis&eacute;e par Sc&eacute;nario.com<br />
	<br />
	<b>SCENEARIO.COM: Quel est ton parcours, auparavant ?<br />
	LOUIS: </b>Je suis un ancien prof d&rsquo;&eacute;l&eacute;ctrotechnique en LEP. J&rsquo;ai d&eacute;missionn&eacute; voil&agrave; bient&ocirc;t 4 ans. Et ensuite j&rsquo;ai boss&eacute; en pub/presse et comics, avant d&rsquo;&ecirc;tre &agrave; fond sur Tessa.<br />
	<br />
	<b>SCENEARIO.COM: Quels ont &eacute;t&eacute; tes influences graphiques ?<br />
	LOUIS: </b>Franquin, Seron, Ma&euml;ster, Vatine, Otomo et le duo Byrne-Austin pour les influences majeures.<br />
	<br />
	<b>SCENEARIO.COM: Ton dernier coup de c&oelig;ur ?<br />
	LOUIS: </b>Cross fire.<br />
	<br />
	<b>SCENEARIO.COM: Es-tu plut&ocirc;t cin&eacute;ma ou DVDvore ?<br />
	LOUIS: </b> Les deux.<br />
	<br />
	<b>SCENEARIO.COM: Et ton dernier coup de c&oelig;ur?<br />
	LOUIS: </b>I robot.<br />
	<br />
	<b>SCENEARIO.COM: Je l&rsquo;ai pas vu&hellip;<br />
	En litt&eacute;rature, es-tu un bon lecteur ou occasionnel ? et ton dernier coup de c&oelig;ur?<br />
	LOUIS: </b> oui, je lis pas mal , et le coup de coeur est la relecture de la strategie ender.<br />
	<br />
	<b>SCENEARIO.COM: Venons en &agrave; l&rsquo;internet : &laquo;Tessa&raquo; a son propre site. Voyages-tu un peu sur la toile ?<br />
	LOUIS: </b>Oui.<br />
	<br />
	<b>SCENEARIO.COM: Que penses-tu de cet &laquo;outil&raquo; informatique ?<br />
	LOUIS: </b>Il m&rsquo;a fait commencer dans le m&eacute;tier, c&rsquo;est un plus ind&eacute;niable.<br />
	<br />
	<b>SCENEARIO.COM: Comment g&egrave;res-tu ta journ&eacute;e de travail ?<br />
	LOUIS: </b>10 heures au bureau tout compris. C&rsquo;est important de se fixer des horaires quand on bosse chez soit. Mais encore plus important de s&rsquo;y tenir.<br />
	<br />
	<b>SCENEARIO.COM: Derni&egrave;re question : que conseillerais-tu &agrave; un &laquo;jeune&raquo; qui voudrait se lancer dans la BD ?<br />
	LOUIS: </b> D&rsquo;observer tout et tout le temps. De prendre la position pour &laquo;sentir&raquo; ses persos, de bosser bosser bosser et bosser encore et de toujours, toujours rester humble. Apprendre qu&rsquo;il ne sait rien et que chaque dessin, chaque case est une nouvelle aventure enti&egrave;rement nouvelle.<br />
	<br />
	<b>SCENEARIO.COM: Bien merci beaucoup Louis,<br />
	A bient&ocirc;t et bonne continuation .<br />
	LOUIS: </b>Merci &agrave; toi.<br />]]></corps>
<pubDate>Fri, 17 Jun 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
<guid>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/interview-louis-auteur-d-escobar-dernier-maya,48.html</guid>
</item>
<item><title><![CDATA[Jean-Christophe Derrien et Frédéric Vignaux, interview]]></title>
<enclosure url="http://www.lelombard.com/images/actualite/jean-christophe-derrien-et-frederic-vignaux-interview-2413-l200-h200.jpg" type="image/jpeg"/><link>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/jean-christophe-derrien-et-frederic-vignaux-interview,37.html</link>
<description><![CDATA[ Interview réalisée par planetbd.com<br />

	Initialement scénariste pour le dessin animé, Jean-Christophe Derrien (en bas à droite) prend un plaisir croissant à scénariser dans le 9e art… Jugez-en par la fraîcheur qui se dégage de Time Twins, nouvelle série humoristique et fantastique dessinée par Frédéric Vignaux (en haut à droite). C’est ici le 2nd album « public » du...]]></description>
<corps><![CDATA[
	&nbsp;Interview r&eacute;alis&eacute;e par planetbd.com<br />

	Initialement sc&eacute;nariste pour le dessin anim&eacute;, Jean-Christophe Derrien (en bas &agrave; droite) prend un plaisir croissant &agrave; sc&eacute;nariser dans le 9e art&hellip; Jugez-en par la fra&icirc;cheur qui se d&eacute;gage de Time Twins, nouvelle s&eacute;rie humoristique et fantastique dessin&eacute;e par Fr&eacute;d&eacute;ric Vignaux (en haut &agrave; droite). C&rsquo;est ici le 2nd album &laquo; public &raquo; du dessinateur, jusqu&rsquo;alors habitu&eacute; &agrave; faire des BD institutionnelles. Enthousiasm&eacute;s par l&rsquo;univers p&eacute;tillant de Time twins, les b&eacute;diens ont cyber-interview&eacute; le duo&hellip; <br />

	<br />
	Bonjour Jean-Christophe et Fr&eacute;d&eacute;ric ! Pour faire connaissance, pouvez-vous vous pr&eacute;senter (bri&egrave;vement !) : votre vie, votre &oelig;uvre, comment en &ecirc;tes-vous arriv&eacute;s &agrave; faire de la BD ?<br />
	<b> Jean-Christophe Derrien :</b> J&#39;ai su depuis mes 13 ans que je voulais devenir sc&eacute;nariste de long m&eacute;trage, apr&egrave;s avoir vu Blade Runner et Vertigo, mais je n&#39;avais jamais pens&eacute; &agrave; devenir sc&eacute;nariste de bandes dessin&eacute;es. Bizarrement, &ccedil;a me semblait compl&egrave;tement inaccessible... J&#39;ai quand m&ecirc;me &eacute;crit des histoires pour des amis dessinateurs dans un fanzine d&#39;Aix en Provence dont j&#39;&eacute;tais aussi le r&eacute;dacteur en chef. Mais c&#39;est la rencontre avec Simon Van Liemt, avec qui j&#39;ai cr&eacute;e la trilogie Incantations, que je suis rentr&eacute; dans ce milieu.<br />
	<b>Fr&eacute;d&eacute;ric Vignaux :</b> J&rsquo;ai d&rsquo;abord fait des &eacute;tudes scientifiques sur Toulouse, mais, je dessine depuis que je suis tout petit. C&rsquo;est en montant sur Paris apr&egrave;s avoir d&eacute;croch&eacute; un concours dans l&rsquo;administration que j&rsquo;ai commenc&eacute; &agrave; &eacute;cumer les ateliers de BD&hellip; puis int&eacute;gr&eacute; une &eacute;cole de BD&hellip; Apr&egrave;s un premier projet chez pointe noire l&rsquo;ombre des anciens et des BD institutionnelles, Time twins voit le jour.<br />
	<br />
	Jean-Christophe, Time twins &eacute;tait pr&eacute;vu pour &ecirc;tre un dessin anim&eacute;&hellip; Quel cheminement a suivi cette histoire pour se retrouver aujourd&rsquo;hui &eacute;dit&eacute;e en BD par le Lombard ?<br />
	<b> JCD :</b> Le dessin anim&eacute; est un travail collectif, r&eacute;gi par des producteurs, des diffuseurs, qui ont tous leur avis sur ton travail. Quand j&#39;ai su que je ne pouvais pas faire la s&eacute;rie que je voulais, je me suis dit : patience, un jour, tu la feras en BD. Avec Fred, on a d&eacute;velopp&eacute; un projet d&#39;heroic-fantasy qui n&#39;a pas &eacute;t&eacute; sign&eacute;. Et puis, j&#39;ai pens&eacute; &agrave; retravailler Time twins avec lui.<br />
	<br />
	Fr&eacute;d&eacute;ric, Time twins est vraiment ton tout premier album ?! As-tu fais beaucoup d&rsquo;essais avant de trouver les bons personnages ? A quoi a-t-on &eacute;chapp&eacute; ?<br />
	<b> FV :</b> Time twins n&rsquo;est pas mon premier album, j&rsquo;ai dessin&eacute; chez &laquo; feu &raquo; pointe noire L&rsquo;ombre des anciens avec Eric Pailharey au sc&eacute;nario. Quand aux personnages ils sont venus assez rapidement des les premiers essais. Au d&eacute;part Cybill avait des lunettes pour la distinguer de sa s&oelig;ur moins intello. Le probl&egrave;me des lunettes c&rsquo;est qu&rsquo;elles &laquo; mangent &raquo; en g&eacute;n&eacute;ral les expressions des personnages. Deux solutions s&rsquo;imposent alors ; ou on les dessine grandes pour voir les yeux &agrave; travers ou en petites au bout du nez&hellip; C&rsquo;est cette derni&egrave;re qui avait a &eacute;t&eacute; retenue. Mais apr&egrave;s avoir montr&eacute; les planches lors d&rsquo;une soir&eacute;e entre amis&hellip; Cybill a &eacute;t&eacute; jug&eacute;e pas assez &laquo; sexy &raquo;. En fin de compte Cybill porte un chignon et Cynthia les cheveux longs et un grain de beaut&eacute;&hellip;<br />
	<br />
	Y a-t-il des ingr&eacute;dients qui ont &eacute;t&eacute; supprim&eacute;s ou transform&eacute;s lorsqu&rsquo;il a fallu adapter ce synopsis en BD ? Lesquels ?<br />
	<b> JCD :</b> Pol Scorteccia nous a demand&eacute; avant la signature de changer des petits d&eacute;tails qu&#39;on trouvait insignifiants. Au final, &ccedil;a nous a fait r&eacute;fl&eacute;chir sur la suite de la s&eacute;rie et son &eacute;volution &eacute;ventuelle. Pour les changements, au d&eacute;part, les parents des jumelles &eacute;taient morts tous les deux, et puis on s&#39;est dit qu&#39;un papa altermondialiste et cool, &ccedil;a pouvait &ecirc;tre fun.<br />
	<br />
	Et toi, Fr&eacute;d&eacute;ric, si tu avais une gomme magique, l&rsquo;utiliserais-tu pour peaufiner ce premier volume, et sur quelle(s) s&eacute;quence(s), quel(s) aspect(s) ?<br />
	<b> FV :</b> Bien sur, quand on fini l&rsquo;album on voit plein de choses &agrave; modifier, car notre style &eacute;volue&hellip; Mais il faut se faire une raison, en se disant que sur le moment, j&rsquo;ai donn&eacute; le meilleur de moi m&ecirc;me et c&rsquo;est ce que je pouvais faire de mieux ! Je pense principalement aux personnages des jumelles que je ma&icirc;trisais bien mieux vers la fin du tome 1, surtout leur coiffure !<br />
	<br />
	Pourquoi le h&eacute;ros est-il &laquo; double &raquo;, sous la forme de s&oelig;urs jumelles ? Quels sont les inconv&eacute;nients et les avantages narratifs d&rsquo;un tel choix ?<br />
	<b> JCD :</b> A un moment, j&#39;ai pens&eacute; que c&#39;&eacute;tait une fausse bonne id&eacute;e, que &ccedil;a allait rendre fou Fred. Je me suis dit aussi que les jumeaux &eacute;taient des personnages fascinants et qui v&eacute;hiculaient beaucoup de fantasmes. J&#39;avais envie d&#39;un personnage qui se parle &agrave; lui-m&ecirc;me, de deux personnes qui soient &agrave; la fois compl&eacute;mentaires et identiques.<br />
	<br />
	Laquelle pr&eacute;f&eacute;rez-vous ?<br />
	<b> JCD :</b> Je les aime toutes les deux. J&#39;aime l&#39;ironie de Cybill et la candeur de Cynthia. J&#39;aime surtout qu&#39;elles se motivent l&#39;une l&#39;autre. C&#39;est leur principale force.<br />
	<b>FV :</b> Je n&rsquo;ai honn&ecirc;tement pas de pr&eacute;f&eacute;rence&hellip; peut-&ecirc;tre une l&eacute;g&egrave;re pour Cynthia, qui se trouve toujours dans des situations pas possible&hellip;<br />
	<br />
	Quelles sont les astuces visuelles pour ne pas lasser le lecteur avec sans cesse le m&ecirc;me double-personnage ?<br />
	<b> FV :</b> Varier les plans, les expressions et les angles de vues et toujours faire en sorte qu&rsquo;elles soient identifiables. Il y a trois niveaux de d&eacute;tails pour reconna&icirc;tre les personnages. Pour les plans &eacute;loign&eacute;s, on les identifie rapidement gr&acirc;ce &agrave; la couleur des v&ecirc;tements (rose ou mauve) pour les plans rapproch&eacute;s, l&rsquo;une porte un chignon et l&rsquo;autre les cheveux longs. Pour les zooms Cynthia a un grain de beaut&eacute;&hellip;<br />
	<br />
	Le papa des jumelles est clairement altermondialiste&hellip; Est-ce une volont&eacute; de faire passer un message ou de coller &agrave; la temp&eacute;rature de notre &eacute;poque ?<br />
	<b> JCD :</b> Pas vraiment, mais &ccedil;a nous chiffonnait qu&#39;elles soient des voleuses par cupidit&eacute;. Le c&ocirc;t&eacute; Robin des Bois reste toujours int&eacute;ressant, m&ecirc;me de nos jours.<br />
	<br />
	N&rsquo;y a-t-il pas des raccourcis un peu faciles que tu aurais pu &eacute;viter ? (ex : le collier traducteur&hellip;)<br />
	<b> JCD :</b> Je n&#39;appelle pas cela des facilit&eacute;s, mais des moyens d&#39;acc&eacute;l&eacute;rer l&#39;intrigue. Nous avons envie de donner &agrave; chaque fois une histoire compl&egrave;te en 46 pages, &ccedil;a n&eacute;cessite des raccourcis. Mais on &eacute;vite, je l&#39;esp&egrave;re, les Deus Ex Machina et les trucs trop improbables. Ensuite, ce genre de s&eacute;rie, c&#39;est aussi un &eacute;tat d&#39;esprit particulier, ce n&#39;est pas du r&eacute;alisme. Pour l&#39;exemple du collier traducteur, je voyais mal comment faire autrement.<br />
	<br />
	Fr&eacute;d&eacute;ric, on te sent aussi &agrave; l&rsquo;aise sur les personnages que sur les d&eacute;cors. Pourtant, les personnages occupent la plupart du temps tous les cadres de tes planches (ex planche 14 ou 32 : un seul d&eacute;cor). N&rsquo;aurais-tu pas envie de dessiner de larges espaces ?<br />
	<b> FV :</b> C&rsquo;est possible, sur L&rsquo;ombre des anciens, il y avait beaucoup de d&eacute;cors. Sur Time twins, les dialogues entre les jumelles n&eacute;cessitent souvent des plans serr&eacute;s car elles sont ironiques et si l&rsquo;on ne voit pas l&rsquo;expression de leur visage, on peut ne pas en saisir le sens&hellip; Surtout, il ne faut pas oublier que nous sommes sur un format A4, qu&rsquo;il y a beaucoup de cases et donc par cons&eacute;quent moins de place pour de larges cases de d&eacute;cors&hellip; Mais il me semble que pour le tome 2 on fait la part belle aux d&eacute;cors&hellip; Comme quoi ta question n&rsquo;&eacute;tait pas anodine ! (j&rsquo;aime bien les d&eacute;cors)<br />
	<br />
	Quelles techniques graphiques sont utilis&eacute;es pour aboutir au r&eacute;sultat final ? rough ? story-board ? encrages ? informatique ?<br />
	<b> FV :</b> Je fais un story-board &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle assez d&eacute;taill&eacute; que j&rsquo;imprime ensuite au format x2. &Agrave; la table lumineuse je d&eacute;calque et j&rsquo;affine le dessin des cases au crayon bleu sur des feuilles s&eacute;par&eacute;es de canson technique 200gr. Ensuite, j&rsquo;encre au pinceau et &agrave; l&rsquo;encre de chine puis je scanne les cases en 1200dpi. Sous Photoshop&reg;, j&rsquo;enl&egrave;ve le bleu et j&rsquo;assemble toutes les cases pour constituer ma planche.<br />
	<br />
	Y a-t-il un nombre de tomes pr&eacute;d&eacute;fini pour la s&eacute;rie ?<br />
	<b> JCD :</b> Gr&acirc;ce au droit belge, nous avons sign&eacute;s pour 3 tomes que nous ferons quoiqu&#39;il arrive. Mais le concept est fait pour une longue s&eacute;rie depuis le d&eacute;part. &Ccedil;a effraie tout le monde d&eacute;sormais, les <br />

	longues s&eacute;ries, mais c&#39;est la base pour construire un univers riche... et un public captif tant qu&#39;il s&#39;amuse.<br />
	<br />
	A quel public pensez-vous que Time twins soit destin&eacute;e ?<br />
	<b> FV :</b> Je pense que le public principal de Time twins est la tranche 10-20 ans m&ecirc;me si une BD, surtout chez le lombard, peut se lire de 7 &agrave; 77 ans !<br />
	<b>JCD :</b> A tout le monde ! M&ecirc;me si l&#39;ensemble peut attirer de prime abord les adolescents, on va rendre la s&eacute;rie un peu plus adulte, au fur et &agrave; mesure.<br />
	<br />
	N&rsquo;y a-t-il pas un paradoxe temporel dans le conseil que donne Cybill &agrave; Eliot Ness ? Plus globalement, les deux s&oelig;urs vont-elles &ecirc;tre confront&eacute;es &agrave; ce fameux paradoxe au cours de leurs aventures ?<br />
	<b> JCD :</b> Paradoxe, non, elle lui donne l&#39;id&eacute;e, c&#39;est tout. Mais c&#39;est vrai que c&#39;&eacute;tait surtout pour le bon mot, le gag. Pour l&#39;instant, nous n&#39;explorons pas le c&ocirc;t&eacute; paradoxe temporel v&eacute;ritablement, c&#39;est plus deux filles qui se baladent dans des &eacute;poques diff&eacute;rentes. Mais &ccedil;a va venir.<br />
	<br />
	Que s&rsquo;est-il pass&eacute; en ao&ucirc;t 1979 qui r&eacute;clame la pr&eacute;sence de Cynthia et Cybill ? (NDLR : 22/08/79 sera a priori le cadre du futur tome 2)<br />
	<b> JCD :</b> Je n&#39;ai jamais dit que c&#39;&eacute;tait 1979. Les sous titres des albums indiquent la date o&ugrave; les filles d&eacute;barquent dans une nouvelle &eacute;poque, mais j&#39;ai sciemment &eacute;vit&eacute; d&#39;indiquer le si&egrave;cle. Le tome 2 peut donc se d&eacute;rouler en 1979, mais aussi en 1579, en 2079, etc...<br />
	<br />
	Peux-tu nous donner un scoop ?<br />
	<b> JCD :</b> Que les premi&egrave;res planches du Tome 2 d&eacute;j&agrave; termin&eacute;es d&eacute;chirent leur race... :)<br />
	<br />
	Time twins change radicalement de ton et de genre, par rapport &agrave; Incantations ! C&rsquo;est une conversion volontaire et radicale ?<br />
	<b> JCD :</b> Tout d&eacute;pend des envies de chacun de mes collaborateurs. J&#39;ai envie de m&#39;essayer &agrave; plusieurs genres et de satisfaire leurs envies et les miennes. Depuis que j&#39;ai commenc&eacute; la bd, j&#39;oscille entre le fun (Vacances Virtuelles) et le plus s&eacute;rieux comme Incantations. Un sc&eacute;nariste a le luxe de pouvoir tenter pas mal d&#39;exp&eacute;riences. J&#39;en profite !<br />
	<br />
	Sur planetebd.com, on n&rsquo;a pas trop aim&eacute; la trilogie Incantations&hellip; (NDLR : une histoire de satanisme &laquo; rebattue &raquo;) Veux-tu un droit de r&eacute;ponse par rapport &agrave; ce qu&rsquo;on a pu critiquer ?<br />
	<b> JCD :</b> Incantations est ma premi&egrave;re bd sign&eacute;e, c&#39;est sans doute celle qui m&#39;est le plus personnelle, et j&#39;avoue que &ccedil;a me chagrine particuli&egrave;rement quand on ne l&#39;appr&eacute;cie pas, mais c&#39;est le jeu ! Par contre, la grosse erreur, c&#39;est de ne pas avoir sorti les 3 albums en m&ecirc;me temps, en int&eacute;grale. Tout le monde aurait compris ce qu&#39;on a voulu faire. Parce que l&agrave;, qui a vraiment eu l&#39;occasion de lire les 3 albums &agrave; la suite, alors qu&#39;on les a sortis &agrave; chaque fois &agrave; 2 ans d&#39;intervalle ? Et puis, j&#39;avoue, on a tent&eacute; des trucs (le combat final qui n&#39;est pas en fin de cycle, mais au tome 2 &ndash; on m&#39;a reproch&eacute; le c&ocirc;t&eacute; Xmen / Dragonball Z, alors que je voulais que cela refl&egrave;te la force de leurs sentiments), essay&eacute; des proc&eacute;d&eacute;s cin&eacute;matographiques (les s&eacute;quences clips, les flashbacks imbriqu&eacute;s les uns dans les autres). Le probl&egrave;me, c&#39;est que la s&eacute;rie est entre les 2. On fait une bd introspective, mais pas en noir et blanc ; ce n&#39;est pas non plus de l&#39;auto-fiction. On fait une bd d&#39;action, mais avec des personnages paum&eacute;s, peu charismatiques. Forc&eacute;ment, une bd sur la frustration (des 3 personnages) dans un cadre fantastique et non r&eacute;aliste, &ccedil;a ne peut que troubler le public. Mais c&#39;est vraiment une trilogie qui m&#39;est ch&egrave;re. Le travail de Simon Van Liemt est incroyable, il a un dessin r&eacute;aliste &eacute;l&eacute;gant, c&#39;est si rare &agrave; mon go&ucirc;t. Avec lui, on travaille sur une autre s&eacute;rie plus grand public, on en reparlera quand &ccedil;a sortira. On a le temps !<br />
	<br />
	Quelles sont vos r&eacute;f&eacute;rences ?<br />
	<b> FV :</b> Cot&eacute; BD et graphisme ? J&rsquo;aime bien la ligne de Claire Wendling, Olivier Vatine, Mathieu Lauffray, Beno&icirc;t Springer&hellip; Bref que des styles graphiques tr&egrave;s &eacute;loign&eacute;s de ce que je fais&hellip; Plus proche de mon style, il y a Belladone de Pierre Alary.<br />
	<b>JCD :</b> Quand je l&#39;ai pitch&eacute; au Lombard, je crois avoir d&eacute;fini la s&eacute;rie comme &laquo; Alias rencontre Cat&#39;s Eyes &raquo;. Le c&ocirc;t&eacute; Alias n&#39;est pas encore assez pr&eacute;sent dans le Tome 1, mais patience !<br />
	<br />
	Quels sont vos projets ? En cours et/ou &agrave; plus long terme ?<br />
	<b> JCD :</b> On a sign&eacute; pour 3 tomes, mais nous avons vraiment envie de poursuivre l&#39;aventure le plus longtemps possible... Ensemble ! Sinon, je sors en septembre et octobre un diptyque pour la collection Sign&eacute; du Lombard, Miss Endicott, avec Xavier Fourquemin (Alban, Outlaw). Deux fois 77 pages.<br />
	<b>FV :</b> Pour l&rsquo;instant je suis sur le tome 2 de Time twins et en parall&egrave;le je fais de la BD institutionnelle.<br />
	<br />
	Si vous &eacute;tiez des b&eacute;diens (les habitants de la planetebd), quelles seraient les s&eacute;ries que vous conseilleriez aux terriens ?<br />
	<b> JCD :</b> Kinky et Cosy de Nix (Le Lombard), Elles (Kstr), 20th century boys (Panini)<br />
	<b>FV :</b> Belladone, Bluehope, Sillage et Zorn et Dirna pour faire court !<br />
	<br />
	Si vous aviez le pouvoir cosmique de vous t&eacute;l&eacute;porter dans le cr&acirc;ne d&rsquo;un autre auteur de BD (pour mieux comprendre son talent), qui iriez-vous visiter ?<br />
	<b> FV :</b> Je pense &agrave; Pierre Alary ou Olivier Vatine pour conna&icirc;tre le secret de la vitalit&eacute; et de la nervosit&eacute; de leur encrage !<br />
	<b>JCD :</b> Alan Moore. Mais je pr&eacute;f&egrave;rerai mieux boire un th&eacute; avec lui.<br />]]></corps>
<pubDate>Thu, 16 Jun 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
<guid>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/jean-christophe-derrien-et-frederic-vignaux-interview,37.html</guid>
</item>
<item><title><![CDATA[Interview d'Olivier Grenson par Bulle d'Encre]]></title>
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<description><![CDATA[Rencontre avec Olivier Grenson – Auteur de La Douceur de l’Enfer <br />

	Alors que nous avions mis en avant son dernier album à l’occasion de sa sortie, nous avons souhaité poser des questions à Olivier Grenson lors du festival d’Amiens. Revenant sur son premier projet en solo, l’auteur belge nous a aussi parlé du prochain cycle de Niklos Koda et de l’orientation de sa...]]></description>
<corps><![CDATA[
	Rencontre avec Olivier Grenson &ndash; Auteur de La Douceur de l&rsquo;Enfer <br />

	Alors que nous avions mis en avant son dernier album &agrave; l&rsquo;occasion de sa sortie, nous avons souhait&eacute; poser des questions &agrave; Olivier Grenson lors du festival d&rsquo;Amiens. Revenant sur son premier projet en solo, l&rsquo;auteur belge nous a aussi parl&eacute; du prochain cycle de Niklos Koda et de l&rsquo;orientation de sa carri&egrave;re.<br />

	Bulle d&rsquo;Encre : Bonjour ! Est-ce une nouvelle &eacute;tape de ta carri&egrave;re qui a &eacute;t&eacute; franchie avec ce premier album solo ?<br />

	Olivier Grenson : Oui, c&rsquo;est un nouveau challenge, dont j&rsquo;avais envie depuis longtemps. J&rsquo;ai toujours fait de la bande dessin&eacute;e parce que je voulais raconter des histoires. Les premi&egrave;res que j&rsquo;ai dessin&eacute;es &ndash; dans le journal Tintin &ndash; c&rsquo;&eacute;tait moi qui les avais &eacute;crites. Je faisais tout moi-m&ecirc;me puis, de fil en aiguille, je me suis consacr&eacute; au dessin. On appr&eacute;ciait mon trait, moins mes sc&eacute;narios. Puis j&rsquo;ai rencontr&eacute; des sc&eacute;naristes dont la qualit&eacute; m&rsquo;assurait une &eacute;dition. Quand on travaille avec des auteurs comme Jean Dufaux ou Denis Lapi&egrave;re, c&rsquo;est clair qu&rsquo;on peut se reposer sur leurs &eacute;paules. Je n&rsquo;avais jamais perdu de vue l&rsquo;id&eacute;e de faire une histoire en solo &ndash; j&rsquo;avais d&eacute;j&agrave; envisag&eacute; l&rsquo;adaptation d&rsquo;un roman, j&rsquo;avais &eacute;crit les pr&eacute;misses d&rsquo;une histoire, etc. &ndash; mais &ccedil;a ne d&eacute;marrait jamais. Et puis j&rsquo;ai fait un voyage en Cor&eacute;e pour une exposition sur la BD belge, o&ugrave; nous &eacute;tions cinq auteurs &agrave; la repr&eacute;senter &agrave; S&eacute;oul et o&ugrave; nous avons fait le &laquo; trip &raquo; sur la fronti&egrave;re entre les deux Cor&eacute;es. J&rsquo;y ai commenc&eacute; un carnet de croquis car c&rsquo;est un lieu tr&egrave;s particulier, avec une ambiance touristique &ndash; il faut voir le nombre de cars japonais &ndash; mais aussi des soldats arm&eacute;s les uns face aux autres. J&rsquo;ai donc fait plein d&rsquo;esquisses, avec des trucs int&eacute;ressants. Et comme je ne connaissais rien &agrave; la Cor&eacute;e, &agrave; cette guerre et au pourquoi de ce village, Panmunjeom, j&rsquo;ai pris des notes pour essayer de comprendre cette s&eacute;paration. Quand je suis rentr&eacute;, j&rsquo;ai continu&eacute; &agrave; travailler sur ce carnet de croquis et &agrave; collecter des informations. Tout &ccedil;a m&rsquo;a amen&eacute; &agrave; cr&eacute;er un personnage cor&eacute;en et, de fil en aiguille, les autres se sont impos&eacute;s &agrave; moi. L&agrave;, je me suis dit que je devais faire l&rsquo;histoire, car il y avait des &eacute;l&eacute;ments vraiment int&eacute;ressants, et que je me suis rendu compte qu&rsquo;on ne parlait jamais de cette guerre. On voit des films sur le Vietnam, sur les deux guerres mondiales, mais pas sur celle-ci. Mais l&rsquo;info qui a r&eacute;ellement d&eacute;clench&eacute; l&rsquo;&eacute;criture a &eacute;t&eacute; le fait que, 53 ans apr&egrave;s la fin de la guerre de Cor&eacute;e, des gens de S&eacute;oul ont &eacute;t&eacute; tir&eacute;s au sort pour partir en autocar jusqu&rsquo;&agrave; Pyongyang, afin de retrouver pendant une journ&eacute;e les membres de leur famille rest&eacute;s de l&rsquo;autre c&ocirc;t&eacute;. Ils ont eu &agrave; peine de le temps de se revoir qu&rsquo;ils sont tous repartis de leur c&ocirc;t&eacute;. C&rsquo;&eacute;tait un truc incroyable ! Je trouvais aussi que c&rsquo;&eacute;tait une belle m&eacute;taphore autour des familles s&eacute;par&eacute;es, avec une tranche vie d&eacute;velopp&eacute;e sur trois g&eacute;n&eacute;rations. Je voulais aussi le point de vue d&rsquo;un jeune d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, pour permettre au lecteur de s&rsquo;identifier et d&rsquo;entrer dans l&rsquo;histoire. &Ccedil;a aurait pu &ecirc;tre un Belge, mais j&rsquo;ai pr&eacute;f&eacute;r&eacute; un Am&eacute;ricain vivant &agrave; San Francisco. De toute fa&ccedil;on, ce n&rsquo;est pas une BD sur la guerre de Cor&eacute;e, mais sur la famille.<br />

	BDE : La guerre n&rsquo;est donc l&agrave; qu&rsquo;en toile de fond ?<br />

	OG : Oui. Beaucoup d&rsquo;&eacute;l&eacute;ments se sont en fait impos&eacute;s d&rsquo;eux-m&ecirc;mes, notamment la grande th&eacute;matique de l&rsquo;histoire qui est la transmission, ce qu&rsquo;on re&ccedil;oit de nos a&icirc;n&eacute;s, ce qu&rsquo;on peut apprendre de leurs choix et de leurs trajectoires.<br />

	BDE : On imagine d&rsquo;ailleurs que son voyage va permettre au h&eacute;ros de faire le choix qui changera ou non sa vie&hellip;<br />

	OG : C&rsquo;est marrant, car c&rsquo;est vrai qu&rsquo;on peut se demander pourquoi l&rsquo;album commence &agrave; son retour de Cor&eacute;e. C&rsquo;est simple : il raconte l&rsquo;histoire aux lecteurs. &Ccedil;a donne un c&ocirc;t&eacute; &eacute;pistolaire quand il raconte tout ce qui s&rsquo;est pass&eacute; &agrave; un moment de sa vie, l&rsquo;enchainement des &eacute;l&eacute;ments qui pr&eacute;c&egrave;dent. L&rsquo;id&eacute;e &eacute;tait qu&rsquo;il avait douze heures durant le vol pour se rem&eacute;morer tout. J&rsquo;ai h&eacute;sit&eacute; &agrave; vraiment lui faire &eacute;crire une lettre qu&rsquo;il aurait pu donner &agrave; sa fianc&eacute;e, mais j&rsquo;ai choisi le dialogue avec le lecteur. On imagine ainsi rapidement que quelque chose a transform&eacute; sa vie. Ce principe m&rsquo;a impos&eacute; l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;une qu&ecirc;te que je n&rsquo;avais pas pr&eacute;vue au d&eacute;part. Je ne pensais pas faire de ce voyage une qu&ecirc;te initiatique, d&rsquo;autant plus qu&rsquo;il part malgr&eacute; lui, sans en avoir envie, mais finalement c&rsquo;est vrai que &ccedil;a en est devenu une<br />

	BDE : C&rsquo;est un sujet qui fonctionne toujours bien.<br />

	OG : Je suis conscient de n&rsquo;avoir rien invent&eacute;, mais je pense que ce qui est int&eacute;ressant est la mani&egrave;re dont s&rsquo;entrecroisent et se d&eacute;voilent les r&eacute;cits. On le verra encore plus dans le second tome, dans la fa&ccedil;on dont les personnages &ndash; je laisse le myst&egrave;re sur leur identit&eacute; &ndash; vont se rencontrer et se percuter. Ce sera &agrave; mon avis l&rsquo;originalit&eacute; de l&rsquo;histoire.<br />

	BDE : Il y aura beaucoup de choses &agrave; d&eacute;nouer !<br />

	OG : Oui, plein d&rsquo;&eacute;l&eacute;ments vont se d&eacute;voiler, le prochain volume fera quand m&ecirc;me 90 pages, ce qui laisse de la place pour d&eacute;velopper tranquillement ces choses et aller jusqu&rsquo;au bout de mes id&eacute;es. Tout le travail dans cet enchainement de souvenirs, de moments all&eacute;goriques, oniriques, ou r&eacute;alistes, historiques, est de trouver une coh&eacute;rence. Il faut suivre la m&ecirc;me intention, ne pas partir sur une piste puis sur une autre qui va nous &eacute;loigner de l&rsquo;histoire. Ce qui a &eacute;t&eacute; le plus important au cours de l&rsquo;&eacute;criture &eacute;tait de faire en sorte que les pi&egrave;ces du puzzle trouvent la bonne place. Enfin&hellip; normalement ! (rires)<br />

	BDE : As-tu tout &eacute;crit jusqu&rsquo;&agrave; la conclusion ?<br />

	OG : J&rsquo;avais l&rsquo;histoire en t&ecirc;te et le truc particulier a &eacute;t&eacute; que j&rsquo;avais surtout imagin&eacute; la deuxi&egrave;me partie. Je savais comment se terminait la premi&egrave;re, mais je ne connaissais que la fin. Je savais que ce d&eacute;but ne tiendrait que si la suite allait &ecirc;tre cr&eacute;dible. C&rsquo;est donc pour &ccedil;a que j&rsquo;ai &eacute;crit tout le second volume. Je sentais bien l&rsquo;histoire, alors je suis revenu sur les pr&eacute;misses de l&rsquo;aventure. J&rsquo;ai commenc&eacute; sur les r&eacute;ponses, pour voir comment elles prenaient forme et se d&eacute;voilaient, pour apr&egrave;s poser les questions et insuffler les passages oniriques qui allaient donner de la force et de la chair au personnage de Billy.<br />

	BDE : Ce doit &ecirc;tre une fa&ccedil;on complexe d&rsquo;&eacute;crire ?<br />

	OG : En fait, j&rsquo;ai &eacute;crit d&rsquo;une fa&ccedil;on tr&egrave;s fluide, pour le plaisir et sans imaginer o&ugrave; j&rsquo;allais aller. &Ccedil;a m&rsquo;a permis de travailler &agrave; l&rsquo;aise, sans aucune deadline puisque je travaillais sur mes autres BD. Quand je sentais que j&rsquo;arrivais dans un cul-de-sac ou que j&rsquo;avais du mal &agrave; donner corps aux personnages, je laissais reposer un peu. J&rsquo;ai souvent eu envie d&rsquo;appeler Jean Dufaux ou Denis Lapi&egrave;re pour qu&rsquo;ils co-sc&eacute;narisent et m&rsquo;am&egrave;nent quelques id&eacute;es, mais finalement j&rsquo;arrivais toujours &agrave; re-d&eacute;velopper le r&eacute;cit apr&egrave;s une pause.<br />

	BDE : L&rsquo;&eacute;criture a donc &eacute;t&eacute; faite en parall&egrave;le de la r&eacute;alisation de La Femme Accident ?<br />

	OG : Non, car j&rsquo;ai commenc&eacute; &agrave; &eacute;crire mon histoire en 2005. Je n&rsquo;avais donc pas encore commenc&eacute; La Femme Accident. Au d&eacute;but, j&rsquo;&eacute;crivais pour le plaisir, je n&rsquo;&eacute;tais pas s&ucirc;r d&rsquo;aller jusqu&rsquo;au bout. Le cheminement a fait que &ccedil;a a pris un peu plus de forme et, &agrave; un moment, je me suis dit que je ne pouvais plus reculer. J&rsquo;avais &eacute;crit le second tome et fait le d&eacute;coupage du premier, je devais aller au bout.<br />

	BDE : Qui plus est, la s&eacute;rie a droit &agrave; une belle collection.<br />

	OG : Voil&agrave;, j&rsquo;avais promis aux responsables du Lombard de leur pr&eacute;senter en primeur le sc&eacute;nario car ils m&rsquo;avaient demand&eacute; pourquoi j&rsquo;avais pr&eacute;sent&eacute; La Femme Accident &agrave; Dupuis. En fait, je n&rsquo;avais pas trop eu le choix car Denis Lapi&egrave;re travaille beaucoup avec eux pour la collection Aire Libre, mais je leur avais dit que je travaillais sur un projet et que je leur montrerai en premier. Ils l&rsquo;ont donc lu d&rsquo;abord et ont trouv&eacute; l&rsquo;histoire int&eacute;ressante, on a donc rapidement sign&eacute; pour la collection&hellip; Sign&eacute;. C&rsquo;est un bel enchainement finalement. Et ce n&rsquo;&eacute;tait pas pr&eacute;vu, car je devais faire les tomes de La Femme Accident avant de reprendre tout de suite la s&eacute;rie Niklos Koda.<br />

	BDE : D&rsquo;o&ugrave; les remerciements en premi&egrave;re page de l&rsquo;album &agrave; Niklos pour sa patience ?<br />

	OG : Absolument, bien vu ! J&rsquo;ai du dire &agrave; Jean que, tant qu&rsquo;&agrave; faire un break sur Koda, &ccedil;a ne servait &agrave; rien que je le reprenne 2/3 ans pour enchainer sur une nouvelle pause. Autant prolonger un peu ce break pour revenir &agrave; fond sur cette s&eacute;rie.<br />

	BDE : Ce break a-t-il fait du bien ?<br />

	OG : Ah oui ! Incroyable ! Je pensais bien que c&rsquo;&eacute;tait n&eacute;cessaire. J&rsquo;ai appr&eacute;ci&eacute; de faire La Femme Accident, avec des d&eacute;cors que je connais bien et des personnages plus ancr&eacute;s dans le r&eacute;el que Koda, o&ugrave; c&rsquo;est plu sensible et psychologique. Ce diptyque a &eacute;t&eacute; comme un trait d&rsquo;union entre Koda et La Douceur de l&rsquo;Enfer, sans que ce soit calcul&eacute;, m&ecirc;me si je me rendais bien compte que c&rsquo;&eacute;tait le bon moment. Il n&rsquo;aurait pas fallu que je fasse un Koda entre La Femme Accident et La Douceur. Je l&rsquo;ai fait entre les deux tomes de La Femme Accident et je l&rsquo;ai regrett&eacute;, car c&rsquo;est dur de reprendre apr&egrave;s une coupure. Ce sont les al&eacute;as &eacute;ditoriaux qui imposent des fins de cycle, ce que je comprends parfaitement. On restait apr&egrave;s tout sur dix albums en dix ans, c&rsquo;&eacute;tait une bonne chose de conclure &agrave; ce moment-l&agrave;. Pour revenir sur la collection Sign&eacute;, j&rsquo;en suis ravi. Elle est de qualit&eacute; et on y a de la libert&eacute;. Celle de s&rsquo;exprimer, de choisir le nombre de pages, de construire un album comme un objet. La maquette est assez rigide, avec ce carr&eacute; blanc, mais &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur je pouvais &eacute;crire mon histoire comme je voulais, avec des planches en une case ou non, etc. J&rsquo;ai d&rsquo;ailleurs beaucoup travaill&eacute; la mise en espace, car un planche se regarde d&rsquo;abord dans son ensemble, m&ecirc;me si elle est satur&eacute;e de textes.<br />

	BDE : Est-ce une limite que tu avais sur une s&eacute;rie comme Niklos Koda ?<br />

	OG : Un peu, mais sur les derniers albums j&rsquo;avais d&eacute;j&agrave; a&eacute;r&eacute; le dessin, d&eacute;doubl&eacute; des pages ou allong&eacute; une s&eacute;quence &ndash; toujours en concertation avec Jean. J&rsquo;avais donc d&eacute;j&agrave; fait des propositions pour pouvoir prendre de la place et ne pas &ecirc;tre fig&eacute; sur des formats trop serr&eacute;s. Aujourd&rsquo;hui, on a un rythme de lecture diff&eacute;rent, on n&rsquo;est plus dans une optique Blake et Mortimer.<br />

	BDE : Koda est-il donc le prochain projet ?<br />

	OG : Pour l&rsquo;instant, je termine d&rsquo;abord le second tome de La Douceur de l&rsquo;Enfer, j&rsquo;ai encore quatre planches &agrave; terminer, puis toute la mise en couleur. Je pense que j&rsquo;aurai fini dans le courant du mois d&rsquo;octobre. A ce moment-l&agrave;, il est pr&eacute;vu avec Jean que j&rsquo;enchaine imm&eacute;diatement sur le prochain album de Koda.<br />

	BDE : N&rsquo;as-tu jamais h&eacute;sit&eacute; &agrave; laisser la main sur la s&eacute;rie, d&rsquo;autant qu&rsquo;un cycle a &eacute;t&eacute; termin&eacute; ?<br />

	OG : Si. On en avait parl&eacute; et j&rsquo;avais aussi voulu faire un break pour prendre le temps d&rsquo;y r&eacute;fl&eacute;chir. Je voulais savoir si &ccedil;a valait la peine de continuer. Et puis on a encore des choses &agrave; raconter, c&rsquo;est un personnage qui a beaucoup de possibilit&eacute;s d&rsquo;orientation, qui a d&eacute;j&agrave; &eacute;volu&eacute; et qui peut prendre une nouvelle dimension. Tout va maintenant d&eacute;pendre du sc&eacute;nario de Jean. On avait imagin&eacute; changer de format, de maquette, mais on va rester dans la continuit&eacute; de la collection. On a toutefois convenu que le tome 11 serait d&eacute;velopp&eacute; comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;une nouvelle s&eacute;rie. On va changer l&rsquo;angle de vue, avec la famille recompos&eacute;e autour de Seleni, qui va prendre de l&rsquo;importance, Valentina et Niklos. Les nouveaux lecteurs auront la possibilit&eacute; de rattraper la s&eacute;rie sans avoir besoin de lire les premiers albums. On va partir d&rsquo;abord sur trois volumes et on verra ce que &ccedil;a donne. De mon c&ocirc;t&eacute;, j&rsquo;ai aussi d&rsquo;autres projets qui pourront s&rsquo;intercaler. J&rsquo;aime bien l&rsquo;id&eacute;e de travailler sur des one-shots &ndash; et de cr&eacute;er des univers qui se tiennent sur une courte histoire &ndash; et en m&ecirc;me temps de revenir sur un personnage r&eacute;current et &agrave; long terme. C&rsquo;est bien de ne pas &ecirc;tre coinc&eacute; sur un one-shot, qu&rsquo;on a toujours l&rsquo;obligation de relancer de z&eacute;ro, ou d&rsquo;&ecirc;tre prisonnier d&rsquo;une s&eacute;rie o&ugrave; on peut avoir l&rsquo;impression de toujours faire la m&ecirc;me chose. Ces exp&eacute;riences servent aussi mon travail sur Koda, qui reste &laquo; mon &raquo; personnage.<br />

	BDE : Formidable, merci beaucoup !<br />

	OG : C&rsquo;&eacute;tait un plaisir, &agrave; une prochaine fois !<br />

	Propos recueillis par Arnaud Gueury.<br />]]></corps>
<pubDate>Sat, 04 Jun 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
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</item>
<item><title><![CDATA[Francis Valles, interview]]></title>
<enclosure url="http://www.lelombard.com/images/actualite/francis-valles-interview-2416-l200-h200.jpg" type="image/jpeg"/><link>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/francis-valles-interview,40.html</link>
<description><![CDATA[Interview réalisée par actuabd.com<br />

	 <br />

	 Après avoir signé avec Jean Van Hamme Les Maîtres de l’Orge dans les années 1990, Francis Vallès adapte en BD, avec Didier Alcante, une des histoires que le scénariste de Largo Winch destinait à la télévision. Rani est une saga d’aventure romantique et épique, qui se déroule pour la majeure partie en Inde. Le...]]></description>
<corps><![CDATA[
	Interview r&eacute;alis&eacute;e par actuabd.com<br />

	&nbsp;<br />

	&nbsp;Apr&egrave;s avoir sign&eacute; avec Jean Van Hamme Les Ma&icirc;tres de l&rsquo;Orge dans les ann&eacute;es 1990, Francis Vall&egrave;s adapte en BD, avec Didier Alcante, une des histoires que le sc&eacute;nariste de Largo Winch destinait &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision. Rani est une saga d&rsquo;aventure romantique et &eacute;pique, qui se d&eacute;roule pour la majeure partie en Inde. Le dessinateur y retrouve un nouveau souffle, visiblement port&eacute; par une &eacute;poque qu&rsquo;il ma&icirc;trise bien.<br />
	<br />
	Francis Vall&egrave;s : &laquo; Je suis heureux de retrouver le XVIIIe Si&egrave;cle avec Rani &raquo; Vous aviez sign&eacute; avec Jean Van Hamme la saga familiale &laquo;&nbsp; Les Ma&icirc;tres de l&rsquo;Orge &raquo; adapt&eacute;e en t&eacute;l&eacute;films. Est-ce pour cette raison que l&rsquo;on a pens&eacute; &agrave; vous pour dessiner Rani ?<br />
	<br />
	FV : Nous nous sommes, Jean et moi, revus plusieurs fois depuis l&rsquo;arr&ecirc;t des Ma&icirc;tres de l&rsquo;Orge. C&rsquo;&eacute;tait des moments plus amicaux que professionnels. J&rsquo;ai encha&icirc;n&eacute; sur deux s&eacute;ries sc&eacute;naris&eacute;es par Stephen Desberg, Tosca et Rafales. Un jour, j&rsquo;ai re&ccedil;u un appel t&eacute;l&eacute;phonique d&rsquo;Yves Sente qui &eacute;tait encore le directeur &eacute;ditorial du Lombard et qui me dit : &laquo; Je sais que tu en as assez de &ldquo;Rafales&rdquo;. J&rsquo;ai une autre histoire &agrave; te proposer. Est-ce que cela te dirait de retravailler avec Jean Van Hamme ? &raquo;. C&rsquo;&eacute;tait une proposition qui ne se refusait pas, d&rsquo;autant que cette histoire se d&eacute;roulait au XVIIIe si&egrave;cle. J&rsquo;&eacute;tais satur&eacute; d&rsquo;histoires contemporaines&hellip;<br />
	<br />
	Dans Rafales, votre trait &eacute;tait plus laborieux, semble-t-il.<br />
	<br />
	FV : Non, les planches tenaient la route. Mais effectivement, je n&rsquo;adh&eacute;rais pas &agrave; l&rsquo;histoire. Stephen le sait, j&rsquo;en ai parl&eacute; avec lui. Cela m&rsquo;ennuyait de me mettre au travail le matin pour dessiner Rafales. J&rsquo;avais du mal &agrave; m&rsquo;investir dans une histoire &agrave; laquelle je ne croyais pas. &Agrave; la diff&eacute;rence de Rani, qui me convient parfaitement. Le d&eacute;but de l&rsquo;histoire a pour cadre le Massif Central. J&rsquo;habite dans cette r&eacute;gion. Jean a accept&eacute; de modifier son sc&eacute;nario pour me faire plaisir. Il m&rsquo;a juste demand&eacute; s&rsquo;il y avait des grottes : les sc&egrave;nes du deuxi&egrave;me tome demandaient ce type de d&eacute;cors. Cela me changeait des Ardennes (Rires). Jean a tendance &agrave; situer ses histoires dans les Ardennes d&egrave;s qu&rsquo;il a besoin d&rsquo;une sc&egrave;ne campagnarde.<br />
	<br />
	Donc, vous avez accept&eacute;, presque sans lire l&rsquo;histoire.<br />
	<br />
	FV : D&egrave;s que j&rsquo;ai donn&eacute; mon accord, j&rsquo;ai re&ccedil;u le synopsis des huit tomes. Un gros pav&eacute; d&rsquo;une centaine de pages, avec des notes pour replacer l&rsquo;histoire dans le contexte historique. C&rsquo;&eacute;tait vraiment un travail de professionnel ! Cela peut para&icirc;tre &eacute;tonnant, mais le r&eacute;sum&eacute; qu&rsquo;il a fait de cette p&eacute;riode, le si&egrave;cle de Louis XV, m&rsquo;a beaucoup aid&eacute;. Cela m&rsquo;a aid&eacute; &agrave; me plonger dans cette p&eacute;riode sans la traiter de mani&egrave;re farfelue. Rani est bien s&ucirc;r une fiction, mais on se repose sur une p&eacute;riode historique, et les &eacute;v&eacute;nements se doivent d&rsquo;&ecirc;tre plausibles. J&rsquo;avais d&eacute;j&agrave; trait&eacute; cette p&eacute;riode dans Simon Francoeur (deux tomes chez Magic Strip) au Canada. L&agrave;, je l&rsquo;aborde du c&ocirc;t&eacute; de la France et des Indes. Je terminais le dernier album de Rafales quand j&rsquo;ai re&ccedil;u le sc&eacute;nario. Cela m&rsquo;a permis de me documenter, de partir visiter les Indes. Il fallait donner une &eacute;paisseur graphique &agrave; cette histoire. Mon ressenti devait transpara&icirc;tre dans le dessin.<br />
	<br />
	Jolanne, le personnage principal de Rani ressemble un peu &agrave; Adrienne que l&rsquo;on a pu voir dans le premier tome des Ma&icirc;tres de l&rsquo;Orge.<br />
	<br />
	FV : Elles sont brunes toutes les deux, vous n&rsquo;avez pas tout &agrave; fait tort. Mais la ressemblance a &eacute;t&eacute; amen&eacute;e de mani&egrave;re inconsciente. Jean Van Hamme avait donn&eacute; un imp&eacute;ratif pour Jolanne. Elle devait &ecirc;tre brune, pour pouvoir mieux se fondre dans la population aux Indes. Elle est beaucoup plus aboutie qu&rsquo;Adrienne. Je la maitrise beaucoup mieux. J&rsquo;essaie de la dessiner en lui donnant plus d&rsquo;&eacute;motion.<br />
	<br />
	Rani est une histoire invent&eacute;e par Jean Van Hamme, mais adapt&eacute;e par Didier Alcante pour la bande dessin&eacute;e.<br />
	<br />
	FV : Cette histoire &eacute;tait destin&eacute;e pour la t&eacute;l&eacute;vision. Cela ennuyait Jean d&rsquo;adapter son sc&eacute;nario pour la bande dessin&eacute;e. Il voulait se consacrer &agrave; d&rsquo;autres projets. Il a engag&eacute; Didier Alcante pour se charger de cette t&acirc;che. Une curieuse co&iuml;ncidence car les &eacute;ditions Dupuis m&rsquo;avaient approch&eacute; pour illustrer l&rsquo;un des Pandora Box. L&rsquo;histoire me plaisait, et je n&rsquo;avais jamais travaill&eacute; pour Dupuis. Malheureusement, je n&rsquo;ai pas arriv&eacute; &agrave; am&eacute;nager mon agenda pour trouver le temps pour dessiner ce r&eacute;cit. C&rsquo;est &eacute;trange de se retrouver plus tard&hellip;<br />
	<br />
	Didier Alcante signe les dialogues. Sentez-vous une diff&eacute;rence par rapport &agrave; ceux de Jean Van Hamme ?<br />
	<br />
	FV : Pas vraiment ! Didier s&rsquo;inspire fortement du travail de Jean Van Hamme. Il a des espaces de libert&eacute;, mais est fortement influenc&eacute; par le travail du cr&eacute;ateur de XIII. De toute fa&ccedil;on, Jean relit tout ce qu&rsquo;il &eacute;crit. Ce n&rsquo;est pas un mal pour Didier. Il va gagner en exp&eacute;rience et en notori&eacute;t&eacute;. Didier est un sc&eacute;nariste prometteur. Jean Van Hamme le dit lui-m&ecirc;me !<br />
	<br />
	Intervenez-vous dans le d&eacute;coupage ?<br />
	<br />
	FV : Parfois. Je t&eacute;l&eacute;phone alors &agrave; Didier pour en parler avec lui. Mais ce sont g&eacute;n&eacute;ralement des d&eacute;tails. Dans les premi&egrave;res planches du troisi&egrave;me album, j&rsquo;ai d&ucirc; dessiner un bordel. Le sc&eacute;nario pr&eacute;cisait que la sc&egrave;ne avait lieu en plein jour. Il me semblait plus logique que cette sc&egrave;ne se d&eacute;roule le soir. Tout simplement parce que les hommes vont g&eacute;n&eacute;ralement dans ce genre d&rsquo;endroit apr&egrave;s la tomb&eacute;e de la nuit.<br />
	<br />
	Alcante : J&rsquo;ai v&eacute;rifi&eacute; dans le synopsis de Jean Van Hamme. Il avait bien plac&eacute; cette sc&egrave;ne en plein jour.<br />
	<br />
	FV : Jean est un tr&egrave;s bon sc&eacute;nariste, mais n&rsquo;est pas infaillible (Rires). Il m&rsquo;&eacute;tait plus logique de placer cette sc&egrave;ne la nuit pour les raisons que j&rsquo;ai &eacute;voqu&eacute;es. Mais c&rsquo;est un d&eacute;tail.<br />
	<br />
	Le t&eacute;l&eacute;film est en cours de tournage en Inde. L&rsquo;&eacute;diteur annonce le prochain album pour la fin de l&rsquo;ann&eacute;e. Cela vous met la pression ?<br />
	<br />
	FV : Non. Je ne m&rsquo;occupe pas de cela. Je n&rsquo;ai aucun regard sur l&rsquo;adaptation. Je fais mon travail dans mon coin et je verrai le film avec un grand plaisir. Les acteurs qui ont &eacute;t&eacute; s&eacute;lectionn&eacute;s ressemblent pour la plupart &agrave; mes personnages. Sauf pour Madame Rose qui interviendra dans le troisi&egrave;me &eacute;pisode. Dans mes planches, elle est bien en chair, grassouillette. La production a choisi Lio pour l&rsquo;incarner. Elle est beaucoup plus svelte. C&rsquo;est la seule qui d&eacute;note par rapport &agrave; mon casting. C&rsquo;est une grande chance de travailler sur une s&eacute;rie qui est adapt&eacute;e &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision. Cela a commenc&eacute; avec Les Ma&icirc;tres de l&rsquo;Orge, et Stephen Desberg et moi-m&ecirc;me venons de signer pour la revente des droits audiovisuels pour Tosca. On verra si cela aboutira, mais on ne va pas s&rsquo;en plaindre !<br />
	<br />
	Dessiner les Indes, est-ce quelque chose que vous appr&eacute;hendez ?<br />
	<br />
	FV : Cela m&rsquo;a fait peur. Mais j&rsquo;y suis all&eacute; l&rsquo;ann&eacute;e derni&egrave;re pour m&rsquo;impr&eacute;gner des ambiances. J&rsquo;y retourne prochainement. En fait, je sens que cela va m&rsquo;apporter beaucoup de plaisir.<br />
	<br />
	A : Je n&rsquo;y suis pas encore all&eacute;, mais j&rsquo;ai lu des livres sur le sujet, dont un qui contient des aquarelles qui ont &eacute;t&eacute; faite peintes &agrave; l&rsquo;&eacute;poque o&ugrave; se situe Rani.<br />
	<br />
	Vos couvertures sont conceptuelles. On les reconna&icirc;t de loin.<br />
	<br />
	FV : Oui. Cette accroche visuelle est une volont&eacute;. Je voulais qu&rsquo;elles ressortent du lot et qu&rsquo;on les remarque parmi les nombreuses nouveaut&eacute;s qui sont sur les pr&eacute;sentoirs des librairies. Pour le deuxi&egrave;me album, j&rsquo;avais fait des essais en repr&eacute;sentant Jolanne au milieu des bois. Mais cela ne marchait pas. Cette esquisse n&rsquo;avait aucun impact&hellip;<br />
	<br />
	Quels sont les auteurs qui vous ont donn&eacute; envie de devenir dessinateur de BD ?<br />
	<br />
	FV : Jean Giraud et Joseph Gillain (Jij&eacute;). Sans compter de nombreux am&eacute;ricains : Alex Raymond, Al Williamson. Ce sont les auteurs qui m&rsquo;ont marqu&eacute; pour leur graphisme. J&rsquo;&eacute;tais un grand amateur des histoires de Jean-Michel Charlier et de Jean Giraud sur Blueberry.<br />
	&nbsp;<br />]]></corps>
<pubDate>Tue, 17 May 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
<guid>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/francis-valles-interview,40.html</guid>
</item>
<item><title><![CDATA[Griffo, Interview]]></title>
<enclosure url="http://www.lelombard.com/images/actualite/griffo-interview-2417-l200-h200.jpg" type="image/jpeg"/><link>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/griffo-interview,41.html</link>
<description><![CDATA[Interview réalisée par Emmanuel Lafrogne, sur Toutenbd.com<br />

	
		<b class="spip">Dans "Sherman", on se rend rapidement compte qu’il n’y a pas vraiment de gentil. C’est quelque chose qui vous a plu dans le scénario ?</b><br />
		<b class="spip">Griffo.</b> Jay Sherman est surtout un personnage complexe. Ce qu’il fait pour atteindre son but n’est effectivement pas un chemin...]]></description>
<corps><![CDATA[
	Interview r&eacute;alis&eacute;e par Emmanuel Lafrogne, sur Toutenbd.com<br />

	
		<b class="spip">Dans &quot;Sherman&quot;, on se rend rapidement compte qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas vraiment de gentil. C&rsquo;est quelque chose qui vous a plu dans le sc&eacute;nario&nbsp;?</b><br />
		<b class="spip">Griffo.</b> Jay Sherman est surtout un personnage complexe. Ce qu&rsquo;il fait pour atteindre son but n&rsquo;est effectivement pas un chemin de roses, mais en suivant son trajet, on apprend aussi &agrave; voir son c&ocirc;t&eacute; humain. Il a donc plusieurs dimensions, ce qui le rend plus difficile &agrave; juger.<br />
	
		<b class="spip">Sherman se d&eacute;roule sur plusieurs &eacute;poques. C&rsquo;&eacute;tait graphiquement plut&ocirc;t une bonne ou une mauvaise nouvelle&nbsp;? </b><br />
		<b class="spip">Griffo.</b> J&rsquo;ai l&rsquo;habitude de travailler sur des sc&eacute;narios historiques comme Giacomo C, Cinjis Qan, Sade,... J&rsquo;ai donc abord&eacute; l&rsquo;histoire de Sherman comme un thriller noir avec un c&ocirc;t&eacute; historique. En plus, j&rsquo;adore la ville de New York et son histoire. J&rsquo;y ai &eacute;t&eacute; plusieurs fois et me plonger dans les vieilles photos de la ville &eacute;tait un &laquo;&nbsp;trip&nbsp;&raquo; merveilleux.<br />
	
		  <b class="spip">Cela vous oblige &agrave; dessiner chaque personnage &agrave; des &acirc;ges diff&eacute;rents. C&rsquo;est un exercice difficile, pour que le lecteur les reconnaisse d&rsquo;un seul coup d&rsquo;&oelig;il&nbsp;? </b><br />
		<b class="spip">Griffo.</b> Ce n&rsquo;&eacute;tait effectivement pas &eacute;vident de d&eacute;velopper des personnages &agrave; travers 40 ans de leurs existences, mais c&rsquo;&eacute;tait aussi passionnant de les d&eacute;velopper ainsi. C&rsquo;est comme les avoir connus toute la vie. Pour un dessinateur, c&rsquo;est une exp&eacute;rience qui n&rsquo;arrive pas tr&egrave;s souvent dans une bande dessin&eacute;e.<br />
	
		  <b class="spip">Avez-vous une pr&eacute;f&eacute;rence pour une &eacute;poque particuli&egrave;re&nbsp;?</b><br />
		<b class="spip">Griffo.</b> Je pense que si on aime l&rsquo;histoire en g&eacute;n&eacute;ral, chaque &eacute;poque est int&eacute;ressante puisqu&rsquo;elles forment une part de ce que nous sommes aujourd&rsquo;hui. J&rsquo;ai toujours &eacute;t&eacute; attir&eacute; par le XVIIIe si&egrave;cle. C&rsquo;est l&rsquo;&eacute;poque de l&rsquo;illustration et le d&eacute;but des temps modernes, des &eacute;volutions sociales. Je pr&eacute;f&egrave;re aussi la musique baroque sur les romantiques en g&eacute;n&eacute;ral. Et puis, les m&oelig;urs &eacute;taient plus libres et moins coinc&eacute;es qu&rsquo;au si&egrave;cle suivant.<br />
	
		  <b class="spip">&Ecirc;tes-vous un dessinateur tr&egrave;s pointilleux sur les d&eacute;tails ou pr&eacute;f&eacute;rez-vous privil&eacute;gier l&rsquo;ambiance&nbsp;?</b><br />
		<b class="spip">Griffo.</b> Un peu des deux... J&rsquo;ai la tendance &agrave; me perdre dans les d&eacute;tails. C&rsquo;est donc toujours un travail d&rsquo;&eacute;quilibre entre deux exigences qui sont tr&egrave;s importantes pour pouvoir entrer dans l&rsquo;histoire.<br />
	
		<b class="spip">Quand on &eacute;voque l&rsquo;Am&eacute;rique de la premi&egrave;re moiti&eacute; du XIXe si&egrave;cle, on pense aux Incorruptibles, &agrave; Robert de Niro...</b><br />
		<b class="spip">Griffo.</b> Le cin&eacute;ma &eacute;tait bien s&ucirc;r une source obligatoire pour cr&eacute;er la s&eacute;rie &quot;Sherman&quot;. La liste des films visionn&eacute;s serait trop longue &agrave; mentionner ici, mais je vous en donne quand m&ecirc;me quelques-uns&nbsp;: &quot;Il &eacute;tait une fois en Am&eacute;rique&quot;, &quot;Le parrain&quot;, &quot;La maison de la 92e rue&quot;, &quot;Boulevard du cr&eacute;puscule&quot;, &quot;Casablanca&quot;, &quot;Le faucon maltais&quot;, &quot;Le dernier nabab&quot;, &quot;Cotton club&quot;, &quot;Gatsby le magnifique,&quot;... Et puis pour les ann&eacute;es de guerre&nbsp;: &quot;La chute&quot;, &quot;Walkyrie&quot;, &quot;Le pianiste&quot; ou encore &quot;Les faussaires&quot;. Tout cela sans parler des films muets et de ceux des ann&eacute;es 20 et 30 o&ugrave; j&rsquo;ai d&eacute;couvert de vrais chefs-d&rsquo;&oelig;uvre.<br />
	
		  <b class="spip">Et pour les visages&nbsp;de vos personnages&nbsp;?</b><br />
		<b class="spip">Griffo.</b> Pour Jay, je ne me suis pas inspir&eacute; d&rsquo;un acteur en particulier, mais j&rsquo;ai tout de m&ecirc;me cr&eacute;&eacute; un look assez Robert Mitchum. Apr&egrave;s tout, c&rsquo;est un self-made-man qui vient de la rue et devait contraster avec Sterling, son adversaire, qui est lui un homme issu d&rsquo;Harvard. Pour les femmes, il y a les beaut&eacute;s comme Lauren Bacall et Ingrid Bergman bien s&ucirc;r. Ce que j&rsquo;ai pris de ces anciens films, ce sont surtout les angles de cam&eacute;ra et les attitudes des personnages. Ils bougent d&rsquo;une fa&ccedil;on diff&eacute;rente que dans les films contemporains. Madmen m&rsquo;a aussi servi &agrave; ce niveau-l&agrave;.<br />
]]></corps>
<pubDate>Tue, 17 May 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
<guid>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/griffo-interview,41.html</guid>
</item>
<item><title><![CDATA[Freakangels, interview Duffield]]></title>
<enclosure url="http://www.lelombard.com/images/actualite/freakangels-interview-duffield-2418-l200-h200.jpg" type="image/jpeg"/><link>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/freakangels-interview-duffield,42.html</link>
<description><![CDATA[]]></description>
<corps><![CDATA[]]></corps>
<pubDate>Tue, 17 May 2011 00:00:00 GMT</pubDate>
<guid>http://www.lelombard.com/actualites-interviews-bd/freakangels-interview-duffield,42.html</guid>
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